LIVRE I, CH. VII. — LA CROIX EN EUROPE
soustraction, d’ailleurs moins facile si on l’eût coupé, on a dû le fendre, de manière que l’objet renfermé dans le sac eût toujours la même longueur. C’est ce qu’exprime d’ailleurs explicitement le document authentique.
Ce document dit que le morceau était grand, magna pars SS. crucis. Combien en laissa-t-on ? probablement le plus gros. Ce n’est donc pas téméraire de supposer pour le tout au moins i million de millimètres cubes, environ 28o,nin sur 8o'lllD & 5oIiini. Pour comprendre un pareil volume, il faut se rendre compte des habitudes conservatrices des Anglais jusqu’à ce que le délire des révolutions religieuses eût détruit tout le prix qu’on attachait à ce précieux bois.
Gand, abbaye de Saint-Pierre. — L’abbaye de Saint-Pierre du Mont- Blandin, existant encore au moment de la révolution française, avait une parcelle de la vraie croix possédée actuellement par un parent des derniers moines survivants. Elle venait de la Terre-Sainte à l’époque des croisades, & fut heureusement sauvée de la dévastation du monastère au xvi* siècle, & des désastres de la Révolution. Elle est enchâssée dans une croix fort riche donnée par l’abbé Scayck au commencement du xvn* siècle, portant ses armes & celles de l’abbaye. Elle a 1 5m,n x 70'™" X 5"™, & un volume de 5,2 5o'n™ W.
Tournai. — L’abbaye de Saint-Amand, à Tournai, possédait un morceau de bois de la vraie croix, d’environ 2,ooomm, qui appartient maintenant au trésor de la cathédrale.
Walcourt. — Un fragment de la vraie croix, d’un volume d’environ 2,ooomiB, appartient à l’église paroissiale de Walcourt, diocèse de Tournai. Elle est dans un magnifique reliquaire du xme siècle (s)