‹ Memoire sur les instruments de la passion de N.-S. J.-CChapitre 182 sur 317 · LIVRE II, CH. III. — LA COURONNE D’ÉPINES · texte numérisé non relu

LIVRE II, CH. III. — LA COURONNE D’ÉPINES

jonc semblable à celui de Notre-Dame. Quant aux épines., nul doute, d’après l’inspection très-attentive faite à Pise par M. le professeur Pietro Savi, que ce ne soit du rhamnus, nom générique de trois plantes qui se rapprochent tout à fait de l’épine de Pise, & que Linnée applique à des épines qui croissent en Orient.

J’ai trouvé vivant dans l’école de botanique de Pise la rnarrucca & le \i\yphus vulgaris ; tous deux du genre rhamnus; & dans le jardin botanique de Rome ces mêmes plantes & un autre typhus dit spina Christi, dont le jardinier m’a remis une branche.

Le zizyphus de Rome, avec de très-petites épines, était plus chétif, mais d’une végétation plus avancée. Cet avancement tient à ce que l’hiver 1865-1866, ayant été très-sec à Rome, était plus favorable aux plantes de la Syrie. Les feuilles avaient commencé à se développer avant la fin de mars, tandis qu’on n’en voyait aucune sur les autres rhamnus.

Les épines du \i\yphus vulgaris, indigène à Rome, sont plus grandes que celles du spina Ckristi qui paraissent en être la reproduction en miniature; les premières ont 20™“ de longueur, les secondes en général iomm ; mais dans un pays plus chaud, dans sa patrie, cette plante doit avoir des épines plus grandes & plus fortes qu’en Europe. Les épines de ces jardins sont plus petites que la plupart de celles de nos reliques. J’en exprimais mon étonnement à M. Édouard Prilleux, savant botaniste de Paris, qui me dit que le \i\yphus spina Christi a dans son climat des épines plus longues que le \i^yphus vulgaris. II ajoutait à ce renseignement que le \i\yphus spina Christi était cultivé au jardin de botanique de l’école de médecine aujourd’hui détruit, par suite des embellissements du Luxembourg, & avait été envoyé de Naples, où probablement on doit encore le trouver cultivé dans le jardin botanique.

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