‹ Memoire sur les instruments de la passion de N.-S. J.-CChapitre 203 sur 317 · ENSEVELISSEMENT DE NOTRE-SEIGNEUR · texte numérisé non relu

ENSEVELISSEMENT DE NOTRE-SEIGNEUR

D’après tout ce qui précède, il est incontestable qu’un grand nombre de linges ont dû être employés à l’ensevelissement du Sauveur. La respectueuse prodigalité indiquée par l’Évangile dans l’emploi des aromates prouve qu’on n’a pas dû épargner davantage les linges & bandelettes, d’ailleurs nécessaires pour les maintenir. De plus, il est bien probable que l’on conserva tout ce qui avait été sanctifié par le contact de son divin corps.

Saint Jean, en disant que Jésus-Christ fut enseveli suivant la coutume des Hébreux, qui enveloppaient les corps de linceuls de la tête aux pieds, excluait celle des Romains qui brûlaient les corps & conservaient les cendres dans des urnes. Il avait été enveloppé de myrrhe & d’aloès dont les sucs très-amers ont la propriété de préserver les corps de la putréfaction, & dont le poids était de cent livres, tandis que quatre ou cinq livres eussent suffi à la rigueur. Cette grande quantité d’aromates fait voir qu’il n’était pas seulement enduit, mais plongé dans les parfums,

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