LE MANTEAU DE POURPRE
Et exuentes eum, chlamydem coccineam circumdederunt ei (h, & l’ayant dépouillé, ils l’enveloppèrent d’un manteau d’écarlate. — On ne sait si le Christ, après la flagellation , reprit ses vêtements, dont il fut dépouillé de nouveau pour recevoir le manteau de pourpre , ou s’il reçut ce manteau immédiatement.
Saint Marc & saint Jean disent chlamydem purpnream, manteau de pourpre; saint Ambroise croit qu’il s’agit de deux manteaux différents; saint Augustin, Eutymius, Tolet, Barradius, Gretzer (2) & d’autres pensent avec raison qu’il n’y en a eu qu’un et qu’on les a confondus, parce que la couleur écarlate ressemble beaucoup à la couleur pourpre.
Le vêtement rouge était celui des rois. Claudius 0), parlant de la mort, dit :
Sub tua purpurei veulent vestigia reges*
Cassiodore (4) : Purpura, coîor regnatum discernit, dum conspicuum facit ne de aspectu principes possit errari (5),
Le manteau de pourpre était un manteau militaire, comme on le voit dans les épigrammes de Martial :
Roma magls fuscis vestitur, Gallia rufïs Et placet hic pueris tniliti basque eolor (*),
On montre des reliques du manteau de pourpre dans beaucoup d’églises, & notamment à Rome, à Saint- Fratiçoîs-â-Ripa , à Agnani, à Saint- Jean-de-Latran, à Sainte -Marie -Ma jeure ; à Venise, un morceau de lin assez grossier, de 55'ni" sur yo01"’, donné par le cardinal Bessarion.
(1) Matthieu, xxvii, 28,
(2) De criLc&> liv* I.
(3) DtrUpm P r oser pin# j livre IL
(4) Variât, epist. , liv* II, n.
(y) Cornélius a Lapide, sur saint Matthieu xx vu ? 26.
(6) B a roui us*