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« Il n’y a rien à tirer, comme sens, de fragments aussi incomplets; la forme des lettres & la présence du mot Aurelius indiquent une époque postérieure à la fondation à’Æhct Capitolina, & abaissent nécessairement l’âge de la construction
de l’arc. La tradition qui s’attache à ces ruines est vraie, en ce sens que, la tour Antonia étant la demeure du procurateur romain, les scènes de la flagellation & de l’Ecce Homo ont dû se passer à proximité de la tour, & probablement aux endroits indiqués par la tradition. Mais l’arc en luiméme est bien postérieur à la mort du Christ, & n’a pu jouer aucun rôle dans les sanglants épisodes de sa Passion. Aussi la pieuse croyance qui place au sommet de l’arcade centrale la douloureuse exposition du Sauveur est-elle relativement très- moderne ; on n’en trouve aucune trace dans les pèlerinages antérieurs au xvi° siècle. Au xivc' & au xve, on vénérait deux pierres encastrées à la base de l’arc, & que la tradition rattachait, soit à la scène du jugement de Jésus , soit au lithostrotos , soit même au portement de la croix W. »
Le savant P. Hornung, qui a longtemps habité Jérusalem & visité les nouvelles fouilles du couvent de Notre-Dame-de-Sion, aux environs de l’arc de l’Ecce Homo , persiste à croire vraie la tradition qui rattache cet arc aux scènes de la Passion.
En présence de ces opinions contradictoires professées par des hommes considérables, je n’ai pu que les rapporter, laissant au temps & à d’autres recherches le soin de donner une solution définitive sur cette importante question.
Poursuivons notre marche dans la Voie douloureuse. Les trois stations suivantes (III, IV, V), assez rapprochées entre elles, & à 130 mètres environ des premières, sont relatives à la première chute de Notre-Seigneur, à sa rencontre avec la sainte Vierge, & à celle de Simon le Cyrénéen. Ne peut-on pas voir là les trois parties
Grand arc de VËcce //o fïîo .
(i) Le Temple de Jérusalem, par le O Meldhior de Vogué, p* 125,