I. Lieu de l’invention de la croix
D, K. Sol de la chapelle Sainte-Hélène.
L, M. Sol de l’église du Saint-Sépulcre.
Les hachures de la coupe indiquent le sol antique qui n’a pas été entamé ; 8c les ponctuations sont relatives aux déblais faits pour la construction de l’église du Saint-Sépulcre.
On arrive au pied du Calvaire, &, tournant au nord, on passe par la station des trois Marie, qui sert de jalon dans cette voie, à l’ouest du Calvaire; puis, continuant à tourner au sud, on arrive à Ventrée de l’église du Saint- Sépulcre qui, pour obéir sans doute à une tradition, se trouve à l’endroit où le cortège de Notre-Seigneur entra sur le Calvaire, à 1 5 mètres environ du lieu où
(1) Saint Athanase, saint Augustin, saint Jérôme, Origène, Bède, Eutymius, Théophilactus.
les croix furent plantées ; elles durent être d'abord posées à terre, le pied vers le nord, la tète vers le sud, au lieu du crucifiement marqué F sur le plan, à 5 ou 6 mètres du point de l'exaltation marqué E, pour être dressées au bord du rocher; de là elles pouvaient être vues d'en bas, de telle sorte que, bien que très-basses au-dessus du sol, elles fussent cependant très-élevées au-dessus des passants. L'espace de la plate-forme entre l'entrée & les croix était nécessaire & suffisant pour la préparation du supplice.
Après l’accomplissement du sacrifice, Nicodème & Joseph d'Arimathie déposent de la croix le corps de Jésus-Christ & le portent au sépulcre neuf, placé dans un jardin appartenant à Joseph. Tous ces lieux sont voisins les uns des autres, & il ne peut en être autrement, car la montagne s’élève rapidement au delà, & c'est dans son flanc, à 45 mètres environ du lieu du crucifiement, que le tombeau a été creusé. Les restes de ce monument, préservés par les constructions de la grande église du Saint-Sépulcre , présentent une des plus fermes garanties de leur authenticité W.
Une aire profonde, de 2 mètres environ, était taillée dans le rocher, & les tombes se plaçaient latéralement autour de cette aire, dans ses parois verticales. On trouve dans l'Évangile même une confirmation de cette disposition; lorsque Pierre & les femmes vinrent au tombeau, ils regardèrent en bas, c'est-àdire dans l’area. Le sépulcre de Notre-Seigneur était isolé; car d’après la loi il était défendu de placer les cadavres des suppliciés dans des sépulcres communs, & ils devaient être ensevelis avec les instruments de leur supplice (*). La découverte de nombreux tombeaux juifs, imités par les chrétiens dans les catacombes, a complété ce que les ruines juives en faisaient connaître.
A Rome, il y en a à Saint-François-à-Ripa, à Sainte-Marie-Majeure, à Sainte- Marie-in-T r anste vèr e , à Saint-Roch, à Saint-Marc.
A Anagni.
A Florence , à Santa-Maria-Porta-di-San-Biagio , où se trouvaient trois morceaux de la grosseur d'une amande enfermés dans un tabernacle à clef, que l'on n'ouvre que le samedi saint. Elles ont été rapportées de Jérusalem en 1088, par Pazzo di Pazzi, commandant de la milice de Toscane, & qui planta le drapeau chrétien sur les murs de Jérusalem. On en voyait encore au monastère degli An-
(i) Le O* de Vogué, — Le P, Gagarin? Si c,
O) Gretzer.