‹ Memoire sur les instruments de la passion de N.-S. J.-CChapitre 253 sur 317 · AUTHENTIQUE DE LA RELIQUE DE M. FLOWDEN, JOINTE A LA LETTRE · texte numérisé non relu

AUTHENTIQUE DE LA RELIQUE DE M. FLOWDEN, JOINTE A LA LETTRE

DU R, P. MORRÀLL*

<t 6 mai r868.

« Joannes-Baptista, Dei & apostolicæ sedis gratia episcopus gandavensis, &c... Notum facimus & attestant r ténor e praesentium quod R. Pater Perseus Plowden, Rector collegii Socli* Jesu naîionis anglicanæ in hac civitate, nobis die data harum exhibucrit partem insïgnem de vero ligno sanctæ crucis recognitam 8c approbatam ab 111™° ac Rlli0 Domino Philippe Evardo Vander-Ncott, prædecessore nostro, juxta litteras de data 15 septembris 1702, de qtia parte ligni sanctæ crucis ad humilem dictl Patris Rectoris supplicationem duas partes oblongas separavimus, easque char ta duriore vîttulæ sericæ rubri coloris in formam crucîs dispositas affiximfis, atqne a tergo seu altéra parte sigillé nostro minori ceræ pari ter rubræ impresso munivimus, cum facultate illas aliis donandi 8c exponendi in locis sacris vel oratoriis privatî s, non tamen in hac civitate, ne aliarum ecclesiarum in quibus hujusmodi reliquiæ col u n tu r, devotio minuaîur* Actum Gandavi in palatio nostro episcopali, su b sigiîlo & signaîura nos tris j anno Dotnini millesimo septingentesimo trigesimo nono, mensîs octobris die quinta. Joannes-Baftistà, episcopus gandavensis. De mandate Illmi & Rîfli Domini mei, episcopi præfati. D* Bâcher Lieret.

« Et ego alîeram ex supradicîis partibus donc dedi amantissimo meo nepoti Domino Gulielmo Plowden de Plowden in eomitaîu salopncnsi* 1 2 An g. 1740, Perse usPlowden*»

h Ego Joannes Tobin, canonicus salopnensis, testor suprascriptas litteras in omnibus esse conformes cum litteri s originalibus. Joannes Tobin, canonicus. Datum apud Plowden die 2 maii 1868. n

Ste MARIE BERGHOTT, — la RÉVÉRENDE MÈRE MARIE BRENAN,

QA M. Rohault de Fleury,

Abbaye de Sainte* Marie Berghott-Est, 16 avril 1868.

« Monsieur, ci-inclus les dimensions exactes de la relique de la sainte croix, & j'ai peint ce papier de la couleur la plus rapprochée de celle du saint bois,

« La fermeture du reliquaire en verre empêche de reconnaître exactement Fépaisseur du bois, qui paraît mince. Plus tard j'espère être à même de vous envoyer l’histoire de l'enchâssement de cette sainte relique..,

« Je vous souhaite tous les succès dans votre sainte entreprise, »

Stft MARIE A YORK. — S, G. CORKTH WA I T E , EVEQUE DE BEVERLEY

springfield-housEj à M . Rohault de Fleury .

« Little-Woodhouse-’Leeds, 24 juillet 1868,

« Ci-inclus vous trouverez les renseignements que vous désirez au sujet de l'insigne

relique de la sainte croix que nous vénérons dans un des couvents de mon diocèse. Je crois que vous les lirez avec intérêt; & qu’ils mériteront une notice dans votre ouvrage, »

note jointe a la lettre de monseigneur* — « Dans le couvent de Sainte- Marie, de l'Institut de la Bienheureuse Vierge, à York, il y a une relique considérable de la vraie croix* Elle a la forme d’une croix de Jérusalem, & a 5 pouces de longueur; les bras de la croix ont chacun 1 pouce 1/2 de long, 8c la largeur du bois est partout d'un tiers de

ANGLETERRE

pouce. Sur le bois sacré il y a trois empreintes du sceau officiel dont se servait le vicaire capitulaire qui administrait le diocèse de Saint-Omer, de l’année du Seigneur 1657 à 1662.

« La boîte renfermant la relique est en argent doré, le devant s’ouvre complètement, étant formé de plusieurs pièces unies par des charnières. Autour de l’extérieur de la boîte est gravée l’inscription suivante :

« Reliquias Smœ crucis D. N. Jesu Christi in theca hac argentea deaurata formæ crucis « hierosolymitanæ inclusas, Arnulphus patriarcha hierosolymitanus dono dédit D. Shærlæo « armigero, ut præmium eximiæ ejus virtutis, quam in expugnatione Smœ civitatis ostendit, « a. D. 1099. Quas ipse ut maximum thesaurum suæ familiæ reliquit. »

« La croix de Jérusalem est considérée comme très-ancienne, son ornementation est celle qui était commune au xe siècle. C’est aussi évidemment une croix qui fut faite pour être portée, ayant un anneau au sommet, & n’étant à aucun égard un reliquaire destiné à être exposé. Cela laisse à supposer que c’était la croix pectorale du patriarche Arnulph.

« De plus, comme il est rapporté dans l’histoire de la première croisade, écrite par un témoin oculaire, que les croisés trouvèrent dans la cité sainte une relique considérable de la sainte croix, que le patriarche Arnulph (qui avait été clerc de Robert, duc de Normandie) portait à la tète de l’armée chrétienne, au siège d’Ascalon, il paraît probable que la relique ainsi portée en cette occasion était la même que celle qui a été si longtemps possédée par le couvent, à York.

« On ne sait ni comment ni quand cette relique précieuse fut donnée à la communauté.

« Il y a toutefois dans le même couvent une autre relique de la vraie croix, reconnue authentique par François de Valbelle, évêque de Saint-Omer; cette dernière relique fut donnée au couvent par le révérend J. Lawson, S. J., en 1792.

« Elle a 1 pouce 1/4 de large, & est renfermée dans un reliquaire en argent avec les reliques de saint Ignace Loyola & de saint François Xavier. En même temps, avec ce reliquaire, le révérend J. Lawson consigna à la communauté, à York, un état rédigé comme suit : « Cette relique de la sainte croix de notre Sauveur Jésus-Christ fut donnée par Arnulph, « patriarche de Jérusalem, à un chevalier anglais, Shirley, comme récompense de sa valeur « dans la prise de la cité sainte, en l’année 1099. » A

« De l’état ci-dessus il résulte que la plus petite relique fut prise sur la plus grande à une certaine époque, quand le reliquaire de cette dernière fut réparé; car il y a des traces visibles & que la boîte a été réparée & qu’une portion de la relique a été enlevée. »

SOUTHWARK. — s. G. M*r grant, evèque de southwark, à M. Rohault de Fleury .

« Saint-Georges Southwark, ce 7 septembre 1868.

« Monsieur, j’espère que vos savantes recherches sur les reliques de la Passion seront couronnées d’un plein succès. Je possède deux reliques très-petites dans des croix pectorales à peu près de f cette mesure. Il y en a d’autres semblables chez des particuliers. Outre celles-ci, j’en ai deux, dont l’une sans cachet, d’une couleur brun-noir & de cette mesure précisément, & je ne puis pas connaître le poids, ni le bois de celles-ci. Puis à l’église de Saint-Richard, à Slindon, comté de Sussex, il y en a une autre. En voici la description.

« J’ai l’honneur d’être...

f Thomas, évêque de Southwark. »

PIECES JUSTIFICATIVES

SLINDON. — « La relique de Slindon. Long., po®®; larg., i2,nm 1/2; épaiss. irrég., 7,n,n 1/2. Couleur brun clair. Des hommes accoutumés à travailler dans les bois ici disent que le bois de la relique ne ressemble en rien au bois de ce pays. Le menuisier dit que c’est un bois très-vieux & étranger, & pense que c’est du cèdre. »

S1 GREGOIRE DOWNSIDE. — le R. P. morrall à M. Rohault de Fleury.

* Monastère & collège de Saint-Grégoire Downside-Bath, 4 avril 1868.

« Mon cher monsieur, j’ai beaucoup de plaisir à répondre aux questions de votre lettre du 22 mars... Je vous envoie un croquis aussi exact que je puis le prendre, parce que la relique est'renfermée dans un reliquaire du temps de Charles Ier d’Angleterre (circa a. D. 1646), & dont l’ouverture est maintenant scellée. Les rayons dorés datent d’un temps antérieur.

« La pièce a été brisée & non coupée dans une autre pièce plus grande, & les fibres sont grandes, mais on en a coupé de petites pièces. La surface est luisante avec l’apparence d’une grande dureté. La couleur est un peu noirâtre, ou plutôt d’un riche brun, & le bois anglais auquel elle ressemble le plus est un morceau de vieux chêne, mais sans les marques transversales qu’on voit dans le chêne. Les bords ne sont pas exactement en droite ligne; l’épaisseur n’est pas la même partout.

« Nous savons par tradition que notre parcelle de la'sainte croix est la même que le roi Alfred avait reçue du pape & qu’il avait donnée à l’abbaye de Glastenburg, & qu’elle avait été portée à Londres à la dissolution de l’abbaye, après l’exécution de l’abbé; mais nous n’en avons pas de documents.

« Ce que nous savons, c’est qu’elle était dans la chapelle de la reine Marie, fille de Henri VIII, & que Jean Feckenham, de l’ordre de Saint-Benoît, qui était le dernier abbé qui a eu la possession de l’abbaye de Westminster & aussi l’aumônier de la reine, l’a préservée de la profanation à la mort de Marie, & qu’elle a été en notre possession depuis cette date.

« Dans notre couvent des religieuses, à Stanbrook, Vorcester, il y a deux ou trois épines de la couronne de Notre-Seigneur qui appartenaient à l’abbaye de Glastenburg avant sa dissolution. »

ARLES. — M. l’àBBE MOREL, ARCHIPRÈTRE DE S A I N T-T R O P H I M E ,

OA M. Rohault de Fleury.

« Arles, le ier juin 1867.

« Monsieur, j’ai reçu avec le plus vif intérêt la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m'adresser & le dessin de la couronne d’épines de Notre-Seigneur. L’ouvrage que vous préparez ne peut manquer d’être accueilli avec le plus grand empressement, & je vous prie de vouloir bien me compter dès ce jour parmi vos souscripteurs.

« La gravure que vous désirez & que vous trouverez sous ce pli est d’une exactitude frappante; je regrette seulement qu’elle ait perdu sa fraîcheur. La précieuse relique qu’elle renferme n’est pas la seule que possède notre métropole. Le pape Clément XI l’avait enrichie de deux parcelles insignes d’environ 4 centimètres de long, disposées en croix & renfermées dans un bijou en cristal monté sur un pied de vermeil & entouré d’une dentelure or & argent du meilleur goût; l’ancien chapitre primatial conserve encore deux morceaux considé-

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