AUTUN
« Le fil d or qui assujettit les épines dans la rainure formée par les cylindres ouverts est passé dans une bande de parchemin blanc de 40mm de hauteur sur 10 à izmm.
« Ce parchemin se trouve ainsi fixé entre les deux épines, passe dans la couronne & s'élève de zmm au-dessus des fleurons. Quatre mots en rouge, écriture cursive gothique du xnfi ou xme siècle (autant que j'en puis juger), se lisent sur le parchemin, deux mots sur une ligne ; deux espines de la corone NRES.
Copie de V authentique renfermée dans te pied du reliquaire des saintes épines de la couronne
de Notre-Seigneu r Jésus-Christ*
« Fabien-Sébastien ïmberties, par la miséricorde divine 8c la grâce du saint-siège apostolique, évêque d'Autim, baron de l?Empire? membre de la Légion d’honneur, à tous ceux qui les présentes lettres verront ou entendront, salut ; faisons savoir que :
a Ce jourd’hui 24 juillet 1813, heure de 10 du matin, en notre palais épiscopal & pardevant nous a comparu maître Dominique Reuillot, prêtre vicaire de la paroisse Saint- Lazare de cette ville, lequel nous a dit :
a Que dame madame Louise Charlotte de Changy, ancienne abbesse de l'abbaye royale de Sa int-Andoche- lès- Autan, lui a légué en mourant une relique de la sainte couronne d’épines, laquelle était autrefois exposée à la vénération des fidèles dans l'église de ladite abbaye, 8c lui a été remise après le décès de ladite dame abbesse, par son héritier, maître Adrien- Charles de Changy, son frère, prêtre 8c chanoine de notre église cathédrale ;
a Que toutes les anciennes religieuses de cette abbaye, sans exception, actuellement résidantes à Autun, certifient qu avant la Révolution elles ont vu ladite relique dans l'église de leur abbaye , & qu’elle y était publiquement vénérée ;
u Que l'authentique en ayant été perdue pendant la Révolution, il nous suppliait humblement de vouloir bien la reconnaître & authentiquer de nouveau;
a Sur quoi il nous a présenté 8c a déposé entre nos mains un reliquaire en argent 8c forme de couronne d’épines 8c s’ouvrant par une aiguille d'argent. Sur un croissant aussi en argent 8c placé entre deux glaces, sont montées deux branches en or, sur chacune desquelles est fixée une épine avec un fil d'or qui les entrelace 8c soutient un parchemin dans lequel il est passé 8l sur lequel est écrit en lettres rouges : Deux espines de ta corone le tout surmonté d'une couronne en or enrichie de diamants, & réunies par le bas par un nœud aussi de diamants, 8c a dit maître Dominique Reuillot que cette relique était celle dont il nous suppliait de vouloir bien constater l’authenticité,
a Sur quoi sont entrés maître Adrien-Charles de Changy, prêtre, chanoine de notre église cathédrale, dame Marie de Drujon, dite sœur sainte Suzanne, dame Claudine Lagrandfaine, dite sœur saint Étienne, dame Jeanne, Bernard dite sœur sainte Julie, dame Marie, Françoise Gaguereau de Saint- Victor, dite sœur sainte Colombe, dame Jeanne -Hu guet te Gaguereau de Saint -Victor, dite sœur sainte Marie, dame Julie Dcsecures, dite sœur sainte Élisabeth, dame Anne Nutel, dite sœur sainte Justine, résidantes à Autun & anciennes religieuses de ladite abbaye royale de Sanit-Andoche-lès-Autun : lesquels nous ont dit se rendre devant nous sur l’invitation qui leur en a été faite de la part de maître Dominique Reuillot ci-dessus qualifié. Après qu'ils ont tous prêté entre nos mains serment de d:re la vérité, nous leur avons présenté le reliquaire 8c la relique ci-dessus mentionnés 8c décrits; 8c nous les avons
PIÈCES JUSTIFICATIVES
requis de dire s'ils reconnaissaient ladite relique; à quoi ledit maître Adrien Charles de Changy a répondu la reconnaître & que c'est bien celle qu'il a remise après la mort de ladite dame abbesse, sa sœur, à maître Dominique Reu illot auquel elle Pavait léguée; & les dames anciennes religieuses, toutes & individuellement , qu'elles reconnaissaient ladite relique ; que c'est la même qui était avant la Révolution dans l'église de leur abbaye de Saint-Ândoche, que cette relique était exposée à la vénération des fidèles, avec la permission de nos prédécesseurs évêques & qu'elle est dans le même état & avec la môme inscription qu'en lypo.
« De Tout ce que dessus nous avons dressé le présent procès-verbal, & lecture faite auxdits maîtres de Changy & dames anciennes religieuses, ils ont persisté dans leur déclaration sous la religion de leur serment & ont signé avec nous & maître Dominique Reuillot. »
Suivent les signatures & la permission d'exposer à la vénération des fidèles, &c., y mentionnée.
Reliques de la sainte croix S de la sainte couronne du diocèse d’oAntun (transcrit sur une note de la main de Bon ange, vicaire général ).
it II y a dans plusieurs églises des parcelles de la vraie croix , reçues presque toutes de Rome ou de Paris. Elles sont peu considérables, sauf celle qui est dans la chapelle de M. Brunet, à Chamirey, paroisse de Touches, & celle qui est à la Visitation de Mâcon. La première... appartenait jadis à l'abbaye de Clairvaux, qui Pavait reçue de saint Bernard' lequel, pendant son séjour à Rome, Pavait reçue du pape Eugène, son disciple. La seconde appartenait jadis à Pabbaye de Cluny, qui Pavait reçue, s'il m'en souvient bien, du pape Clément VI, résidant à Avignon, lequel Pavait tirée du trésor d'une des églises de cette ville*..
« Quant à la sainte couronne, Cluny possédait une épine donnée à Pabbaye par saint Louis; elle est aujourd'hui dans l'église de Notre-Dame de cette ville. La cathédrale d’Àutun possède un fragment considérable d'une épine donnée au commencement de ce siècle & détachée du trésor de Paris. La Visitation d'Àutun en a aussi un fragment assez considérable, provenant de la même source, détaché au xvie siècle, & donné par une religieuse appartenant à une noble famille qui possédait cette auguste relique...
« L'église cathédrale de Saint- Vincent de Châlons possède une parcelle assez considérable de la vraie croix; celle de Saint-Pierre de Châlons une parcelle également & une épine. »