‹ Memoire sur les instruments de la passion de N.-S. J.-CChapitre 71 sur 317 · LA CROIX DU BON LARRON · texte numérisé non relu

LA CROIX DU BON LARRON

Tout ce travail était fait lorsque j’ai eu le bonheur d’en voir à Rome la justification la plus complète. Parmi les nombreuses reliques qui m’ont été montrées avec autant de bienveillance que de libéralité, je vis à Sainte-Croix-de -Jérusalem une relique apportée par sainte Hélène & déposée dans une chapelle dépendante de cette antique basilique. L’importance de ce reste vénérable, au point de vue de mes recherches, m’engage à entrer dans quelques détails à son sujet. 11 se compose d’un énorme morceau de bois de 2m,25 de longueur sur 155 à 160 millimètres de largeur. Au milieu, à la croisée de cette traverse avec le montant, on voit un trou rond de 22 à 25 millimètres de diamètre, très-déformé & ayant dû recevoir une cheville. La surface du bois avait été unie, mais beaucoup d’éclats ont été enlevés , principalement près du trou.

Les fibres & les nœuds du bois sont évidemment ceux du pin ou du sapin. La couleur brun-gris est assez claire. Enfin, on lit sur un papier enfermé dans le coffre bien modeste qui lui sert de châsse :

Pars cruels Santi Dixmœ boni la t roms.

Il est difficile de déterminer précisément l'épaisseur du bois, certainement moindre que celle de la traverse lorsqu'elle était entière & qui paraît être de 60 millimètres environ. Peut-être sainte Hélène n'a-t-elle pas tout envoyé à Home, &, comme pour le titre de la croix, a-t-elle enlevé une partie de l'épaisseur, soit pour la conserver à Jérusalem , soit pour rendre cette relique d'un maniement plus facile. Il suffisait en effet d'en avoir la lace.

Revenant à notre étude, on doit retenir trois observations importantes de l'examen de cette relique :

ie La longueur de 2™, 2 5 précisément égale aux <5 coudées que j'avais assignées à la traverse de la vraie croix;

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