‹ Memoire sur Les Microcephales ou Hommes SingesChapitre 25 sur 38 · TROISIÈME TABLEAU DE MESURES CONCERNANT LA PROGNATIIIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME TABLEAU DE MESURES CONCERNANT LA PROGNATIIIE

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Angle nasal du triangle

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On se rappelle d’abord les divergences d’opinion, quant à l’angle sphénoïdal ; M. Virchow disant qu’il devient plus aigu avec la prognathie, M. Welcker soutenant le contraire, et M. Lucae affirmant qu’il n'est pour rien dans la prognathie.

CRANES

Quant aux microcéphales adultes, notre tableau donne évidemment raison à M. I.ucae, car la Mæhier, sans doute la plus prognathe de tous, a l’angle sphénoïdal le plus aigu, et Jéna, qui se place à côté de la Mæhier pour la prognathie, a presque l’angle le plus ouvert de tous. Je dois dire, en outre, que les deux seuls microcéphales enfants dont j’ai pu mesurer l’angle sphénoïdal, m'auraient forcément rejeté dans le camp de M. Virchow, tant la différence entre Jacques, le plus prognathe, avec un angle sphénoïdal de 118”, et Jean, avec 131“, est considérable.

L'angle nasal, qu’on le prenne dans tel triangle qu’on [le voudra, n’est pas non plus en rapport, ni avec le volume du crâne ni avec la prognathie. C’est, parmi tous, Se.hutlelndreyer, qui a toujours l’angle nasal le plus ouvert dans ces trois triangles ; mais, pour les 6 autres, il n'y a pas de place constante dans la série, et aucune de ces séries n'est conforme â celle que nous avons établie par la perpendiculaire nasofrontale.

Nous avons aussi à noter les différences considérables que montrent les colonnes 5, 6 et 7 du troisième tableau avec les colonnes correspondantes 1, 3 et 5 du premier. Tandis que les colonnes 6 et 7 du troisième tableau se correspondent assez exactement, sauf l’échange de deux termes voisins, Mæhre et Mæhier, nous ne trouvons aucune ressemblance ni entre les mesures absolues des longueurs coupées par les verticales menées du même point, ni entre les valeurs proportionnelles. Ce lait démontre plus qu'aucune autre considération une position relative très-diflérente de l’arc zygomatique d'un côté, et du palais de l’autre. Chez la Ma'hler, les deux plans, menés par ces deux organes, sont absolument parallèles. Chez tous les autres, ils sont inclinés de manière que les deux plans se couperaient en arrière de la tète à une distance variable. La série donnée par l’écartement ne correspond pas exactement pour pouvoir dire que l’angle formé par les plans zygomatique et palatinal est d’autant plus grand que le crâne est moins prognathe ; mais, toujours est-il que la série des différences que nous avons marquées dans la colonne 8 du troisième tableau, ne s'écarte pas trop de celle que nous avons adoptée.

Il nous reste à mentionner encore quelques points que Ton a aussi invoqués et que nous pouvons indiquer plus sommairement, les preuves étant données dans nos tableaux généraux de mensurations.

La prognathie ne correspond ni avec la longueur absolue du crâne, ni avec l’indice

CRANES

céphalique, ni avec la circonférence verticale ou horizontale, ni avec le volume cérébral ; elle ne dépend pas du rapport entre la base du crâne et les circonférences horizontale, verticale en entier, ou frontale seule; elle ne relève pas non plus ni de la dolichocéphalie ou de la brachycéphalie, ni du rapport de hauteur ou de celui de la base avec la longueur du (valais ; tous ces éléments, que l'on a invoqués tour à tour, sont certainement d'une influence fort médiocre dans la production de la prognathie. Et, en résumé, devons-nous dire que la seule appréciation vraie de la prognathie est la considération artistique, la constatation du fait brut de l’avancement de la mâchoire mesuré par une perpendiculaire partant du front cl allant loucher le plan horizontal. Toutes les autres mesures ne peuvent donner que des appréciations plus ou moins rapprochées, parce qu'au milieu des causes nombreuses qui agissent dans la conformation de la mâchoire et dans sa position vis-à-vis du crâne, et surtout de la ligne de profil, elles s’adressent seulement à quelques-unes de ces causes et ne peuvent embrasser, toutes ensemble, d’une étreinte égale.

CERVEAUX ET MOULES

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