‹ Memoire sur Les Microcephales ou Hommes SingesChapitre 24 sur 38 · DEUXIÈME TABLEAU DE MESURES CONCERNANT LA PROGNATHIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME TABLEAU DE MESURES CONCERNANT LA PROGNATHIE

CRANES

Ou peut remarquer qu’aucune des séries données par les colonnes de ce tableau ne coïncide avec celle de la prognalhic réelle : que, pour la hauteur de la figure, l'ùge est d’une importance majeure, de même que pour la longueur de la ligne alvéolaire et celle du palais, mais que ni la ligne alvéolaire, ni la distance du bord antérieur du grand trou occipital à l’extrémité du palais, ni les rapports de ces différentes lignes, n’ont une influence majeure sur la prognalhie. Si les ligues qui déterminent les angles ne sont pas influentes au premier chef, on -peut conclure d’avance que les angles ne le seront pas non plus.

L’angle naso-basal de M. Welckcr, ou mon angle nasal, se correspondront presque toujours, à très-peu de différence près, et si j’ai choisi le bord de l’alvéole au lieu de la base de l’épine nasale, ce n'est pas pour faire du nouveau, mais pour obvier à deux inconvénients. La base de l'épine nasale est, eu efl'et, souvent dillicile à déterminer, surtout dans des conformations très-prognathiques,et, eu second lieu, elle n’est souvent pas visible dans les projections de profil de crânes dans lesquels l’alvéole de la canine est fortement bombée.

.Mais ce> angles ont un autre inconvénient. Ils comprennent, en efl'et, la base crânienne, un élément, par conséquent, qui appartient de moitié à la boite crânienne et obéit, sous le rapport de sa croissance, en partie à d’autres lois que la face proprement dite.

J’ai donc essayé d’autres constructions géométriques, pour lesquelles je cherchais les points de repère seulement dans la figure même.

Au lieu du triangle appelé facial par M. Weleker, et qui est déterminé par la suture naso-frontalc, l’insertion de l’épine nasale et le bord du grand trou occipital, j’ai cherché les côtés et angles de deux autres triangles, que j’appellerai le triangle palatinal et le triangle vomêrien. Tous les deux aboutissent : en haut, dans la suture fronlo-nasale : en avant, dans le bord alvéolaire. Le troisième point, seulemoul, est différent, car pour le triangle palatinal c’est l'extrémité postérieure du palais, tandis que, pour le triangle vomêrien, c’est le point ordinairement écliancrê par lequel la cloison naso-palalinale s’attache i la base crânienne.

Le triangle palatinal considère, pour ainsi dire, le palais comme un trépied de balançoire suspendu, en avant et en arrière, par deux cordes qui sa réunissent dans

CRANES

la suture naso-fronlalc ; le triangle vomêrien exprimera aussi le glissement et l'inclinaison du palais.

Le triangle palatinal a encore un avantage. M. Welcker a peut-être raison en disant que l’arc zygomatique, comme élément déterminant du plan horizontal, — que l'on prenne son bord supérieur, comme l'ont voulu les anthropologistes de Gœttingue, suivis par la grande majorité des savants allemands et suisses, — ou que l'on prenne son axe idéal, comme le veut M. Lucae, — offre de grands inconvénients, puisque ces deux directions ne sont pas assez rigoureuses. Cet inconvénient est, en effet, peu sensible lorsqu’il s'agit de la position de la tète dans son ensemble ; mais il peut devenir assez gênant lorsqu’il s’agit d'une mesure aussi délicate que celle de la verticale, menée, par la suture fronto-nasale, sur le plan horizontal. En revanche, rien d'incertain dans le triangle palatinal ; une verticale, abaissée de son sommet sor sa base, formée par la ligne représentant la longueur du palais, ligne verticale que nous pouvons appeler palatiuale, donnera une mesure indépendante de la proguathie dans la partie de la base située avant le point de rencontre.

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