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/ Bœuf.
i Veau.
Bétail.. . ; Mouton.
J Chèvre.
' Porc.
i Bœuf.(le kilogramme)
Viande*.]
Mouton.
f Porc..
( Journalier agricole h
l Maçon.- - . .
Salaires * i Charpentier..
J Ouvrière agricole.
! Peintre.
A cette diminution incontestable delà valeur commerciale des métaux précieux il faut ajouter une autre cause de renchérissement que nous avons signalée à plusieurs reprises et qui n apparaît pas dans les moyennes que nous venons de citer. G est ce qu’on appelait « l’augmentation » des monnaies, autrement dit l'augmentation du nombre de pièces que l’on fabriquait avec un marc de métal ou l’augmentation du nombre de sous et deniers pour lequel le roi ordonnait qu’une pièce fût reçue dans le commerce : ce qui était en réalité une diminution de la quantité de métal fin dans l’unité monétaire. Le sieur de Malestroit, dans ses Para -
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doxes, n admettait que cette cause du changement des prix et soutenait que, sous François I er , il ne fallait pas pour vivre plus de métal (in qu’au temps de saint Louis (,) . Les statistiques qui précèdent, étant exprimées toutes en monnaie actuelle, montrent combien il se trompait, même pouriadurée relativement courte d'une cinquantaine d’années p) , sur l’élévation du taux normal du salaire.
En effet, de quatre salaires de manœuvres de i 5 oi à i5io et de trois salaires de 1535 à i 55 o, nous tirons des moyennes de ig deniers pour la première période et de 27 pour la seconde; les gages annuels des domestiques de ferme se résument en moyennes de 97 sous pour la première période et de 110 pour la seconde; il est vrai que ces moyennes proviennent d’éléments très disparates. Les textes sont un peu plus nombreux pour les maçons et tailleurs de pierre qui reçoivent en moyenne 48 deniers pendant la première période (moyenne calculée sur cinq salaires) et 57 pendant la seconde (calculée sur six salaires); ils le sont moins pour les charpentiers et les menuisiers qui ont 45 deniers dans la première période (calculée sur trois salaires) et 48 dans la seconde (calculée sur quatre salaires) 13 ’. Dans les quatre cas il y a une augmentation. Compensaitelle la diminution du poids d’argent fin que représentait le sou aux deux époques et le même poids d’argent achetait-il la même quantité de marchandises?
La révolution monétaire du xvi* siècle s’est fait sentir dans tous les États de l’Europe centrale et occidentale. La
W Voir le chapitre IV du présent mémoire, section n* i 5 ,
P* Il n'est pas inutile d’insister sur la valeur de la démonstration économique faite par Bodin à l’égard du paradoxe de Malestroit, puisque de notre temps des numismates ont déclaré que « récrit de Bodin est plein d’erreurs, de détails oiseux et ne peut être d'aucune utilité. Il ne réfute pas Malestroit, . . », Article de Car lier dans la Revue numismatique, année i85i , p* 288 ,
W Ces salaires se trouvent dans les tableaux de M. le vicomte d'àvenel, op* cît,, t. III, p* 5oo et siuy m p. 678 et suiv*, p, 5 g 1 . Nous n'avons pris que les salaires qui, exprimés en monnaie du temps, proviennent de provinces françaises; nous avons négligé les salaires des maîtres maçons, parce qu'ils sont supérieurs ( 10 3, en 15o5, un maître maçon) à celui du simple ouvrier, et ceux qui, dans les autres professions, nous ont paru être des salaires exceptionnels.
France n’est pas le seul État dans' lequel la statistique puisse en constater les premiers effets durant les cinquante premières années de ce siècle. Nous l’avons déjà signalée aux Pays-Bas, en Angleterre et ailleurs (1) .
Voici, pour l’Angleterre, un extraitdes principaux tableaux sur des prix par périodes décennales qu’a donnés James E. Thorold Rodgers dans le IV e volume de A Histoij qf Agriculture and prices in England. Nous y ajoutons le taux de l’accroissement pour o/o de chacune des marchandises entre la période i 5 oi-i 5 io et la période i 54 o-i 55 o.
TIIÛRGLD RODGERS, T* IV .*.
PAGE Ain.