‹ Mémoire sur les mouvements du cœurChapitre 12 sur 43 · Affaissement et repos · texte numérisé non relu

Affaissement et repos

Ai-je besoin de dire que le retrait qui précède le choc marque le mouvement initial de la systole, et que l'affaissement qui lui succède correspond au retrait moyen de la pointe, ou à la diastole? '

1 On sait que le retrait systolique a été étudié en premier lieu dans le creux épigastrique , par Sander, qui l'a signalé comme le signe de l'adhérence du cœur au péricarde. Le professeur Skoda a rectifié ce qu'il y avait d'erroné dans l'assertion de Sander, relativement à l'endroit où le retrait est visible. Selon Skoda (voy. Abelles dans Deutsche Klinik, 1859, n° 31, p. 507) on est en droit d'admettre l'adhérence du cœur, chaque fois qu'on constate, dans la région de la pointe du cœur, un retrait systolique au lieu du soulèvement. Un mouvement de retrait, qui ne serait point produit par la pointe, n'aurait aucune signification séméiologique. Le célèbre professeur de Vienne essaie bien d'expliquer pourquoi, dans le cas d'adhérence, il n'y a pas , selon lui , de soulèvement; mais il ne cherche pas plus que Sander à se rendre compte de la cause du mouvement de rétraction, ce qui paraît en effet difficile, quand on ignore les faits que nous avons constatés chez les animaux.

Page 1