‹ Mémoire Sur Les moyens. suivi de quelques considérations relatives aux canaux et aux chemins de ferChapitre 10 sur 20 · jiiiniud 9il9UIBip · texte numérisé non relu

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Le nouveau système de distribution aurait son point de départ à ^5 mètres au-dessus du point actuel ( bau-

leur absolue 5G5 mètres j ; mais nous supposons que par suite du développement donné aux tuyaux distributeurs pour l’alimentation des faubourgs, des mai^ sons particulières, etc., cette surcharge de 4 5 mètres , serait réduite à 4 0 mètres.

Si rapprovisionnemeiit de Saint-Etienne ne devait pas s^élever au-delà de 450 pouces, le système qui vient d’être indiqué pourrait suffire , quoiqu’il ne procure que 2,5 pouces d’eau par 4 000 habitans; mais la progression constante et rapide de la population exigera bientôt de nouveaux et de plus puissans moyens d’ali-^ raentation. Les deux cantons de SbEtiennequi n’avaient en 4 820, que 35,4 56 habitans, en comptent aujour^ d’hui (d’après le recensement de 4844 ), 72,420 (\), Sur ce nombre^ 60^000 au moins sont agglomérés* Si le progrès ne se ralentit pas, les deux cantons auront dans 24 ans 447,940 âmes, et l’agglomération stéphanoise arrivera au chiffre de 420,000. A six pouces par 4 000 individus, il faudrait 720 pouces d’eau. Nous proposerons d’en amener 452 moyennant une dépense de 4,057,4 58 fr. qui pourra être réduite de 900,000 fr. en évaluant à 45,000 fr. par an le loyer de 0 m. c. 40 par seconde tombant d’une hauteur de 4 50 rnèt. (2), pente de Saint-Etienne à l’embouchure du Furens.

(1) Celle progression est plus considérable que celle de la population lyonnaise. Lyon et ses faubourgs comptaient en 1820. . . . 149,170habit.

on 1841. . . . 205,962

Accroissement annuel , 0,0147 ; période de doublement, 47 ans.

A Saint-Etienne , l’accroissement est de 0,0328, et la population double en 21 ans.

(2) Soit 15 unités dynamiques (chacune de 1000 kil. élevés à 1 métré par seconde), à 3,000 fr. par unité. Si les propriétaires d’usines et de prairies du

La ville de St-Elioiiuc possède à peine 8000 mètres de conduites d’eau. Un système complet de distribution publique et privée exigerait un nouveau développement de 20,000 mèt. (i) et de 50,000 en y comprenant l’agglomération suburbaine. Pour un diamètre moyen de 0'"I0 , la dépense s'élèverait, dans le premier cas, à 220 800 fr. , et dans le second cas, à 550,000 fr. Toutefois, cette mise de fonds pourrait être remboursée par la vente de l’eau .aux particuliers. Exposons en peu de mots nos idées sur ce sujet.

En Angleterre, les distributions gratuites d’eau sont à peu près inconnues, on achète l’eau comme chez nous on achète le gaz. L'eau étant un objet de première nécessité, l’abonnement est obligatoire ipso facto. En France, on se contente le plus souvent d’établir des fontaines sur la voie publique et l’on ne songe pas que ce système barbare impose à la" population les frais de transport à domicile , qui s’élèvent pour Paris à plus de 4 millions, sans diminuer la dépense des conduites. La seule économie réalisée est celle des branchemens et des réservoirs particuliers qui sont peu dispendieux. Mais quelle différence dans les résultats ! Une eau abondante dans les maisons permet de laver les égouts et d’assurer leur service. Saint-Etienne est dotée d’un réseau d’égoûts dont le développement excède 20,000

Furens refusaient d’acheter les eaux à ce prix, il serait facile de les jeter sur le versant du Rhône, en utilisant une chute de 360 mètres. Les 21 unités dynamiques qu’on obtiendrait en sus, couvriraient largement les frais de construction d’un aqueduc entre Saint-Etienne et Saint-Chamond.

(1) Ily aà Saint-Etienne 22,000 mètres de tuyaux pour le gaz. On pose en ce moment de nouvelles conduites ( extrà miiros).

mètres. Ces aqueducs qui ont coûté plus de 500,000 francs (I) ont été construits aux frais des propriétaires de maisons et payés comme les pavés , au moyen d\ine taxe spéciale. Pourquoi ce procédé si simple ne seraitil pas appliqué à la distribution des eaux ? Chacun recevrait à domicile l’approvisionnement nécessaire à ses besoins, et le surplus disponible serait vendu aux établissemens industriels. La ville de Paris se procure ainsi un revenu de 521,995 fr. 55 ( abstraction faite du produit des fontaines marchandes ), Proportion gardée , Lyon réaliserait , annuellement par ces ventes , plus de 70,000 fr. et Saint-Etienne, plus de 20,000 fr. Dans cette dernière ville surtout, le manque presque total d’eau pendant l’été , amènerait un grand nombre d’abonnemens de la part des teintureries , des buanderies , des maisons *de bains , etc. (2). Les ressources municipales couvriraient le surplus de la dépense, et les babilans pourraient être abreuvés gratuitement. En Fl •ance, les revenus de l’octroi remplacent les taxes foncières dont les villes anglaises sont grevées au profit de la commune ou de la paroisse ; c’est donc aux impôts sur les consommations à subvenir aux travaux

(1) Les aqueducs-égoûts de Saint-Etienne ontQmGS de largeur intérieure, les piédroits ont 0,50 d’épaisseur et 1 mètre d’élévation ; une voûte à plein cintre de 0,325 de flèche, porte leur hauteur dans œuvre à 1,325. Ils coûtent 25 à 30 fr. par mètre courant. La ville de Lyon qui manque d’égoûts , ne pourra réaliser cette grande amélioration que lorsqu’il sera possible d’y introduire une masse d’eau suffisante pour tes nettoyer. C’est par ce moyen qu’on est parvenu à entretenir en bon état les égoûts de Londres construits sous un sol horizontal.

(2) A Saint-Etienne, les risques d’incendie qui sont très-grands aujourd’hui à cause du manque d’eau, seraient fort diminués.

publics; si cos impôts ne suffisent pas, on doit recourir aux taxes spéciales , obligatoires et non facultatives; sinon rexécution abandonnée à Tindustrie privée sera toujours plus ou moins imparfaite (I).

La ville de Saint-Etienne n’a pas , quant à présent , de revenu assez considérable pour aborder de grands travaux , eh bien ! en admettant que ces travaux soient exécutés , sans qu’elle y contribue, et en comptant pour rien l’abonnement des usines, etc., il n’en coûterait que 4 fr. par tête et par an pour payer l’intérêt du capital (1,587,4 58 fr. ) et 4 fr. 40 (Ofr. 027 par kilolitre), si l’on ajoute à ce capital les 500,000 fr. déjà dépensés en 4 829-1850. A Lyon , ce chiffre serait de 4 fr. 50 par personne et par année ( y compris les frais de distribution ) ou de 0 fr. 052 par kilolitre.

Nous terminerons ce chapitre par quelques détails sur Tapprovisionnernent d’eau de plusieurs villes de France.

Si la ville de Paris , quoique dotée d’une assez grande abondance d’eau, est loin de jouir des mêmes avantages que Londres, nous avons en France un grand nombre de localités où l’eau distribuée avec parcimonie est encore plus chère qu’à Paris. Ces

(1) C’est ce qui arrive lorsque plusieurs compagnies desservent la même ville. Si l’éclairage parle gaz de la ville de Lyon avait été entrepris sur un plan général et pour un grand nombre de becs garantis d’avance par la ville, le prix d’abonnement par bec eut été beaucoup moindre que le prix actuel. Ce qui est vrai du gaz l’est à plus forte raison de l’eau dont on ne peut se passer.

localités sont celles où Ton a été forcé de recourir à lo force de la vapeur. A Chaumont ( lïaute-Marne), une machine à vapeur de 8 chevaux élève en 24 heures à 80 mètres, 92 mètres cubes d’eau. Les frais d’établissement ont été de 4 GO, 000 fr. L’entretien annuel est de 6,000fr. A Béziers (Hérault), une maehine à vapeur peut four, nir à de hauteur, 242,450 litres d’eau en 4 4

heures de travail journalier ; la première mise de fonds a été d’environ 200,000 fr. Les frais d’entretien annuel de la machine pour la fourniture de 201 ,550 litres par jour montent à 4 1 ,074 fr. Le constructeur de ces deux appareils, M. Gordier, mécanicien à Béziers, vient d’établir à Narbonne (Aude), un système d’élévation d'eau , au moyen duquel 4 00 pouces ( 2,000 kilolitres par jour) sont distribués dans tous les quartiers de la ville. Le moteur est une roue à la Poncelet mise en activité-par les eaux du canal de Narbonne. Moyennant 4 80,000 fr. de déboursés et une dépense annuelle qui n’excédera pas5,000fr., l’approvisionnement d’eau est assuré. A Toulouse, grâce à l’emploi d’un moteur hydraulique, un million de capital et 40,000fr. d’entretien annuel suffisent pour élever à 20 mètres au-dessus de la Garonne et conduire sur tous les points 200 pouces ( 4,000 kilolitres ) d'eau par jour. La ville de Marseille n’a pas craint d’entreprendre, à l’aide des seules ressources municipales , un canal de dérivation

(1) Les eaux du canal ou robîne de Narbonne ayant beaucoup de vitesse, charrient une grande quantité de limon. D’après les observations continuées pendant six années par l’habile ingénieur, M. Laupies, la propo- lion moyenne des dépôts terreux est de 0,0120, ce qui nécessitera de \aslcs appareils de filtrage.

de la Durance, de 10 myriamètres de développement , dont la construction absorbera une somme de ^5 à 20 millions. Ce canal amènera, au minimum, 5,75 mètres cubes par seconde à ^50 mètres de hauteur audessus de la méditerranée. 4 ,200 pouces ( 24,000 kilolitres par jour) sont destinés à l’alimentation des fontaines publiques et des maisons particulières d'une cité de 4 54,055 babitans, banlieue comprise. En évaluant ces 4 ,200 pouces à G millions (4) et les frais de distribution à 2 millions de francs, on arrive à un capital proporlionellernent moindre que celui employé par la ville de Paris pour se procurer des eaux à un niveau beaucoup plus bas. La ville de Nîmes qui possède une source magnifique dont le produit est au minimum de 2,000 kilolitres par 24 heures , se propose de dériver pour ses besoins une partie des eaux du Gardon, au moyen d’un aqueduc qui aurait 42 à 4 5 kilomètres de souterrains. MM. Valz et Fauquier , auteurs du projet, ont offerte l’administration municipale de lui livrer 4 ,000 pouces d’eau à 20 mètres au-dessus des rues basses, moyennant un capital de 2 millions (2) et une annuité perpétuelle de 25,000 fr. On peut estimer 500,000 fr. les frais de distribution et 25,000fr. par an l’entretien, la surveillance, etc. Ce qui porte la dé-

(1) C’est environ le tiers des frais de construction du canal. Encore fautil supposer, ce qui est fort douteux , que le produit des chutes d’eau et des irrigations équivaudra aux deux tiers de la dépense.

(2) Cette somme est bien minime si l’on considère les difQcultés que présente un tunnel de 13,000 mètres creusé dans un terrain calcaire où l’on rerr contre beaucoup d’eau. Que l’on consulte l’expérience acquise dans les percemens du canal de Marseille.

pense annuelle à 475,000fr. A Lyon, une fourniture de 25,920 mètres cubes d’eau par jour à J 55, 60 mèt. au-dessus de la Saône coûtera ( y compris les frais de conduites) 5,47^ ^-^21 fr. d’établissement. L’entretien des travaux et l'intérêt des fonds formeront uneebarge annuelle d’environ 500,000 fr. à répartir sur une population agglomérée de 200,000 habitans.

En >1825, la ville de Grenoble (4) affecta 400, OOOfr. à une dérivation de 954 litres par minute, destinés à alimenter 45 fontaines publiques et ^0 robinets. La conduite alimentaire a 5,200 mètres de longueur et 0'"275 de diamètre. Elle se compose de >1 ,504 tuyaux réunis au moyen de948 assemblages au mastic d'Aquin et de 546 assemblages compensateurs-(avec le plomb). Cette conduite , d’après une expérience de M. Gueymard, débita presque exactement le volume d’eau indiqué par la formule de M. de Prony.

M. Joseph Kœcblin a publié dans le Bnllelin de la Société industrielle de Mulhouse h , un mémoire

sur un projet de dérivation dans toutes les maisons de cette ville, des eaux de la source de Brunstadt, qui fournit 5,000 litres par minute. La dépense était évaluée à 550,954 fr. pour 4,400 mètres de conduite principale et pour 6,010 mètres de tuyaux répartiteurs,- Nous ignorons si ce projet a été mis exécutioir.

La ville de Vienne ( Isère ) , a utilisé de la manière^ la plus heureuse pour l’alimentation de ses fontaines , un aqueduc romain de 5,580 mètres de longueur, dont 220 mètres seulement ont été reconstruits. Voilà

(4) M. Gucymard , Annales des Mines, 1829.

un précédent remarquable, sans parler des aqueducs de Rome , en faveur du projet de restauration de Taqueduc du Mont-Pilat.

Claafiitre detaxième .

Barrage de la Loire. — Navigation Fluviale. — Arrosages de la plaine de Montbrison. — Etablissement et restauration des Aqueducs. — Alimentation du canal de Givors. — Résumé du projet. — Parrallèle entre les canaux et les rail-ways. — Des grandes lignes de chemins de fer.

L’idée de barrer le lit de la Loire par un ouvrage en maçonnerie de 54 mètres d’élévation, n’est point une idée chimérique et dont la réalisation présente de grandes difficultés : il existe des barrages de réservoirs d’une hauteur à peu près égale (celui de St>Ferréol a 51"' 55, celui de Couzon 50'" 50 ). Dans un travail remarquable sur l’emploi des eaux de la Neste,M. Montet, ingénieur en chef des ponts-et-chaussées, a proposé de fermer l’issue du lac d’Oredon (Hautes-Pyrénées), au moyen d’un mur de GO mètres, pouvantélre porté à 400 mèt. de hauteur. D’après le projet de M. Montet, le mur de 60"‘ doit avoir la forme d’un triangle renversé, dont le sommet sera en bas. Son épaisseur, au couronnement, sera de 4 0 mèt., au point correspondant à la plus grande hauteur et de 5 m. aux extrémités. L’épaisseur à la base du mur sera de 58'" et l’épaisseur moyenne

correspondant à la pins (jrande élévation, de2^'” ou des 2/5 de la hauteur. L’épaisseur réduite ne dépassera pas I7"*G7 pour une hauteur d’eau moyenne de 50 mètres(l). Les prises d’eau se ferontpar des tuyaux de fonte d’un mètre de diamètre fermés par des vannes de fonte, etc.

M. Vallée , inspecteur divisionnaire des ponts-etchaussées, à la suite de ses recherches sur l’aménagement des eaux du lac de Genève, n’a pas hésité à conseiller l’établissement d’un barrage de 29*” 26 de hauteur (2) pour faire disparaître la perte du Rhône et pour rendre ce fleuve navigable en aval de Genève sur 4 8 kilomètres. 11 y aurait 4 5 écluses de 5 mèt. ou un puitsécluse de 50 mètres de chute. Ce dernier coûterait 200 mille fr. de moins que les 4 5 écluses et abrégerait le temps nécessaire pour le passage des bateaux. La dépense totale de ce barrage situé à Malpertuis^ est évaluée à 2,500,000 francs.

Ce qu’un ingénieur du premier mérite juge parfaitement applicable au Rhône, peut à plus forte raison s’appliquer à la Loire, dont le volume d’eau est moins considérable. Les deux fleuves sont, du reste, dans des conditions semblables, et offrent les memes facilités d’exécution. Le premier s’est ouvert un lit à travers le calcaire jurassique, le second dans les roches granitiques, jusqu’à son entrée dans la plaine du Forez. De ce

(1) Le réservoir d’Oredon , dont la dépense est estimée 1,500,000 fr. par M. Monlel, contiendra 30 millions de mètres cubes d’eau.

(2) Il y a prés d’un siècle que l’ingéuiour Céard avait proposé de construire sur le Rhône, au-dessus de Genissiat, un barrage de 63 mètres de hauteur. Voy. Lalande (des canaux de navigation).

point à remboucluirederOndaine et au-dessus, la Loire coule, pour ainsi dire, entre deux murailles de granité. Sa largeur pendant Tétiage est réduite en quelques endroits à 45 mètres ; sa pente moyennedépasse 5 millim. Depuis la Roche-Morpiaure jusqu’à l’Ondaine , sur

,200 mètres de développement, la chute totale est de 54 mètres. Pour rendre la Loire régulièrement navigable dans cette partie de son cours, il faudrait 17 barrages de 2 mètres de chute, coûtant à 4 50,000 fr. l’un (écluses comprises), au moims 5 millions de francs, eh bien! un seul barrage dont la dépense s’élèvera au plus à 2,500,000 fr., peut transformer le lit du fleuve en un vaste lac, qui non-seulement sera d’une navigation facile sur toute sa longueur, mais dont les eaux fourniront encore une immense force motrice et des crues artificielles, propres à assurer périodiquement la descente des bateaux jusqu'à Roanne. Toutes les fois qu'on peut établir un gros mur sur des fondations solides, l’ouvrage entier est inébranlable, car les affouillemens ne peuvent s’opérer sur des roches aussi dures que la granité de la Loire. Pour amortir le choc des eaux tombant d’une hauteur de 54"", une digue inférieure maintiendra un prisme d'eau morte sous la chute du barrage.

En admettant que l’effet utile des machines à colonnes d’eau soit de 0® GO de l’effet théorique (à Huelgoat on obtient 0,64G), il faudra pour élever 0,70 d’eau par

seconde à 450 mètres (soit 405 unités dynam. ) 4 05

54 X 0,G zz:20,4 et^jy^= 5,4 474 mèt. c. par sec. Eaii élevée 0,7000

Volume total par seconde. . 5,847 1

le débit de la Loire étant au minimum de G iii. c. , le service des machines ne sera jamais interrompu. Les 0'" 70 d’eau élevée à ^50 mètres au-dessus du barrage, c’est-à-dire à 557 mètres de hauteur absolue, seront déversées dans un aqueduc en maçonnerie qui se développera sur les montagnes de Saint-Just, franchira en amont delà Fouillouse la vallée du Furens, au moyen d’un siphon en tuyaux de fonte, et suivra le coteau de la Bertrandière, jusqu’à l’Etra. Une chute de 4 5 mètres sera ménagée, sur ce point, pour approvisionner d’eau la ville de Saint-Etienne. 0”™ 60 produiront un effet utile de 5,4 unités dynam. représentant l’élévation de 0”‘ 40 à 54 mètres, hauteur correspondante à la cote 595. Le bassin du Château, à Saint-Etienne, exhaussé de 4 5 mèt. est coté 565 mèl. Les 452 pouces (0'"4 0), seront donc refoulés dans une conduite en fonte avec une pression égale à celle qu’exerce une colonne d'eau de 50 mèt. La distance étant de 6,000’", c’est une inclinaison de O*" 005. Le diamètre des tuyaux sera de 0™ 4026 leur poids de 4 54 kilog. et la dépense (pose comprise) de 50 fr. par mètre courant, ou de 500,000 francs.

De l’Etra, Taqueduc se dirigera en côtoyant l’Ozon, sur le col de Sorbiers qu’il traversera à la cote 54 6'", puis longeant la rive droite du ruisseau de Langonan, il arrivera au-dessus de Saint-Chamond, près de- la Pliilippiere, d’où ses eaux pourront être conduites, soit dans la vallée du Langonan, soit dans celle du Janon, pour l’alimentation d’un canal navigable, si jamais il s’exécute en amont de la ville de Saint-Chamond. Les 0'” 60 d’eau amenés par Faqueduc seront partagés^ par

moitié, entre In ville de Lyon et le canal (de St-Cliamond ou de la Grand-Ci*oix à Givors.) Les 0'» 50 destinés à Lapprovisionnement de Lyon seront jetés dans Taquediic romain, à partir de Langonan, et les 0"’ 50 réservés au canal seront reçus dans un bief d’usines ouvert à cet effet, ou dans le lit du Gier.

La quantité d’eau accumulée en amont des barra[jes sur la Loire, étant rà peu près proportionnelle au carré de la hauteur des barrages, on comprend la nécessité d’une retenue de 54 mètres d'élévation contenant 22 niillions de mètres cubes d’eau pour fournir des crues artificielles. Lorsque les bateaux partent à la grande tenxie de voies ou de 56 tonnes de bouille, le niveau du fleuve s’élève à 0*" 812 au-dessus de l’étiage, au ligéromètre du pont de Saint-Just ; à 0"‘ 90 dans la plaine du Forez, et à F" 10 à l’entrée du défilé des roches à Balbigny. Le débit de la Loire est alors de 150, de 174 et de 185 mètres cubes par seconde. Admettons, si l’on veut, 200 mèt. cubes. En abaissant de 4 6"' le niveau de l’eau au barrage de la Rocfie-Morpianre , le volume ajouté au débit de la rivière sera de 4 6 millions de m. c. Si la rivière roule 25 mèt. cubes, son débit pourra être portée 200 m. c. pendant plus de 25 heures. Oi% 4 2 heures suffisent pour descendre d’Andrézieux à Roanne. Ainsi, toutes les fois que la Loire donnera 25 m. c., c’està-dire pendant 200 jours de l’année, elle pourra être rendue navigable deux jours ( de 4 2 h. ) sur dix, et meme quatre jours en réduisant à 6 heures la durée de chaque crue (î).

(1) La pente de l’Yonne entre Auxerre et Montereau , est de 0'>i000i2 ; mais sur certains points, elle s'élève à 0*^100112. On cojnptc sur cette dis-

La navi[}alion (1 ) descendante delà Loircentre Andrézieux et lloaniie n’a rien j)erdii de son activité depuis l’établissementd’unclieininde fer latéral. On ex[)édieanniiellement des ports de St-Just et d’Andrézieux, cliarg^és de 12 à 15 voies de houille (28,8 à oG tonnes) , 2/^00 bateaux, terme moyen, portant ensemble 80,000 tonnes. Ces bateaux construits avec des bois de sapin provenant des montagnes qui séparent la vallée de la Loire de celle de l’Ailier, coûtent ordinairement 500 fr., ils ont 25 à 28 mèt. de longueur de quille, 5"' 90 à 4“' OG de largeur au milieu, et 10 à 1"" 50 de creux; leur tirant d’eau (à grande charge) est de 0'“ 50, à 0‘“ GO. 11 entre dans un bateau de grandeur moyenne ^70 m. c. de planches qui avec les râbles et les cotirbes coûieni dans les forets 494 francs.

Transport à une distance moyenne de

i kilomètres .

Clous, cbevilies, mousse. .

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