IG
Loyer du chantier
Main-d’œuvre
Total
tance (120 kilomètres) 69 baissiers dont la hauteur d’eau varie de 0,15 à 0,35 à l’étiage. Pour peu que les eaux soient basses , on ne peut les franehir qu’en lâchant deux fois par semaine, des retenues faites sur les affluens de la Haute-Yonne ; la hauteur d’eau produite par les éclusées ou lâchures , est de 0,65 à Auxerre, de 0,50 à Joigny et de 0,2i à Montereau. Une éclusée ne dure par plus de 3/1- d’heure (rapport do M. de Dalmalie sur V amelioration des rivières, 1857.^ Les crues artificielles de l’Yonne sont créées au moyen des petits barrages des moulins.
(1) Dès 1665 , une compagnie avait offert de rendre la Loire navigable et flottable, eu descendant , depuis Monist roi jusqu’à Sainl-Ramberf , et en descendant et en montant, depuis Saint-Rambert jusqu’eà Roanne. Cette soumission acceptée par arrêt du conseil du 25 février 1666 n’eut aucune
Deux hommes suffisent pour conduire un bateau entre Saint-Just etBalbigny. 11 en faut cinq de Balbigny à Roanne, les frais de conduite sont dans ce moment, de 70 fr. par bateau, tout compris.
Une expédition annuelle de 2,400 bateaux représente une valeur en bois et en main-d’œuvre de 888,000 fr.) il faut y ajouter le loyer des entrepôts de houille, le salaire des ouvriers occupés au chargement des bateaux, celui des bateliers en aval de Roanne, etc. On compte à Saint Rambert 500 à 5r30 charpentiers qui travaillent une partie de Tannée, à la construction des bateaux et
suite. La navigation descendante ne commença qu’à la fin de 1705 , après l’exécution des travaux entrepris parla compagnie Lagardette.
Voici un extrait des lettres-patentes accordées à Pierre Lagardette, pour V établissement de la navigation de la rivière de Loire au pays de Forez (du 4 judlet 1702) : « Sa Majesté accorde à Pierre Lagardette la permission et faculté d’entreprendre et faire à ses frais tous les ouvrages nécessaires pour rendre la Loire flottable et navigable , depuis la ville de Roanne , en remontant vers sa source jusqu’à Saint-Rambert ou Mouistrol , et au-delà , si faire se peut; permet, Sa Majesté, audit Lagardette, de creuser, élargir et redresser le canal de cette partie de ladite rivière, et faire tous les travaux et les ouvrages nécessaires pour la perfection de ladite navigation ; comme aussi d’abattre le moulin qui est au-dessus du château de la Roche avec sa digue, à condition de dédommager préalablement le propriétaire.... Enjoint, S. M., aux propriétaires des autres moulins , de livrer passages toutes fois et quantes qu’il sera nécessaire aux flottes de bois et bateaux , à condition de faire par ledit Lagardette, à ses frais, l’ouverture des digues et les pertuis convenables et commodes pour la facilité du passage.... ; permet , S. M., audit Lagardette de faire ouvrir à ses frais les minières de charbon de terre qui se trouveront hors et au-delà de la distance d’une lieue autour de la ville de Saint- Etienne en Forez , après néanmoins qu’il aura fait sommer les propriétaires de déclarer s’ils entendent en faire l’ouverture eux-mémes pour les faire valoir, ce qu’ils seront tenus de faire dans un mois.... à leur refus, ordonne, S. M., que lesdites terres seront estimées, pour en être, ledit Lagardette, scs successeurs et ayant-cause , mis eu possession et jouissance, après en avoir
un nombre à peu près é^rnl de mariniers fjui, dans l’état actuel, naviguent seulement ^0 à GO jours. On conçoit combien la perte d’une pareille branche d industrie serait funeste au pays. Si les bois n’avaient plus ce débouché, les montagnes seraient bientôt dépouillées de toute végétation, au grand détriment des plaines envahies désormais par des inondations périodiques. Le maintien de la navigation fluviale est indispensable à l’existence du chemin de fer de Saint-Etienne à Andrézieux et peut même devenir utile au chemin de fer de Saint-Etienne à Roanne, lorsque le tarif des canaux
fait le paiement ; a, S. M., déchargé et décharge les charbons de terre des minières du Forez, des droits de traite foraine, etc. »
Le tarif des droits de péage était fixé à la descente ou à la remonte, entre Saint-Rambert et Roanne, à 18 livres 15 sols par voie de charbon de terre , mesure de Paris ( 1,200 kil.); à 50 sols par poinçon de vin, jauge d’Orléans , etc.
Ces lettres-patentes furent enregistrées par arrest de la cour du Parlement (du 27 juin 1703), malgré l’opposition des habitans de St-Etienne, l’impétrant ayant consenti à ne tirer aucuns charbons de terre, dans l’étendue de deux lieues communes de France, aux environs de la ville de Saint- Etienne. Les travaux dont la dépense avait été estimée 716,000 livres (outre 12,000 livres d’entretien annuel) coûtèrent 628,490 livres. Le droit fut abaissé, dés le principe, àllOfr. par bateau, mais la circulation annuelle ne fut que de 100 bateaux de 1705 à 1725. A cette dernière époque, la réduction du droit à 40 livres par bateau fit augmenter le nombre des expéditions qui s’élevèrent successivement à plus de 1,000 par an. De 1810 à 1817, le nombre moyen annuel atteignit 1708 ; de 1827 à 1831 , il a été de 2430; en 1841, il est arrivé de Saint-Just ou d’Andrézieux à Roanne, 3,126 bateaux de houille, chargés moyennement de 34 tonnes ( dans l’origine la charge n’était que de 18 à 20 tonnes ). Le droit de navigation perçu au profit de l’état , à lc5 par myriamèlre et par tonne, a produit 14,060 fr. En 1840, le nombre des bateaux n’avait été que de 1,600 environ. Nous sommes redevables de ces derniers rcnscignemcns à M. le receveur de la navigation , à Roanne.
latéraux à ia Loiroaura été réduit à iO centimes (1) par iiiyriamètre et par tonne. En ajoutant à ce prix 20 cent, de fret, la navigation des canaux sera moins coûteuse que celle de la Loire, et comme les bateaux venus d’Andrézieux chargent sur les canaux au moins 50 voies ou 72 tonnes, le chemin de fer effectuera la moitié des transports. D'un autre côté, la navigation fluviale en amont de Roanne n'en souffrira pas, caria diminulion des frais amènera une augmentation correspondante dans la consommation qui est aujourd'hui de 4 50,000 tonnes et qui s'élèvera rapidement à 4 00,000.
Quant à la remonte des bateaux vides de Paris tà Roanne, il est fort probable qu'elle n'aura jamais lieu. Cette remonte reviendrait à 4 50 fr. par bateau dont le prix de vente à Paris varie de 4 00 à 4 50 fr., et de plus le fret de Saint-Etienne à Roanne qui est aujourd’hui de 6 fr. 4 7 par tonne (2) pourrait s’élever à une somme
(1) Le droit actuel est , sur le canal latéral , de 20 c sur le canal de Roanne, à Digoin de 24; les deux tiers des transports s’opèrent encore par la Loire.
(2) Transport de Saint-Etienne â Andrézieux par le rail-way, 16 kilom.
à 16c. S'*" 36 par tonne.
Magasinage à Andrézieux , déchets 1
Chargement dans les bateaux , à If par voie
de 2 t. 4 0 42
Descente d’Andrézieux à Roanne , 70 fr.
sur 32 tonnes • . . . 2 19
Total 6 17
( Les bateaux ne perdent pas de leur valeur jusqu’à Roanne.)
Le transport par le chemin de fer de Saint-
Etienne à Roanne coûte actuellement 8^79 par wagon de 31.3
C’est , dans le premier cas , 0t076 , et dans le second , 0^107 par tonne et kilomètre pour une distance commune de 81 kilomètres.
double lorsque la voie de fer n’aurait plus à lutter contre la voie fluviale. Or, celte lutte ne serait plus possible si les bateaux d'Andrézieux ne trouvaient pas d'emploi à Roanne, à cause de Tinipossibilité de la remonte jusqu’à Andrézieux. Une autre raison qui milite en faveur de la navioation, c’est que le chem.in de fer de Saint- Etienne à Roanne devant faire partie de la grande ligne centrale par la vallée de la Loire, un tonnage très-considérable en bouille nuirait à la rapidité et à la régularité des transports de voyageurs.
La supériorité économique de la voie fluviale sur la voie de fer sera bien plus sensible après l’exécution du système que nous proposons d’établir pour l’aménagement des eaux de la Loire (i). Grâce aux cruesartificielleset périodiques, les frais de niagasinage et de chargement à Andrézieux seront supprimés, les bateaux partiront toujours à charge complète, la régularité des expéditions succédant à l’intermittence qui est maintenant l’état normal, amènera une diminution dans les prix de conduite et de fabrication des bateaux. Il sera facile de créer de nouveaux chantiers au Pertiiiset sur la route de Firminy à Saint-Bonnet-Ie-Cbàteau , par laquelle les bois arriveront sur la Loire. Ce n’est pas élever trop haut le bénéfice résultant de toutes ces améliorations que de le porter à 2 f. par tonne, chiffre supérieur au montant du droit demandé (4 f. 80 par
(1) Nous nous hâtons de dire que la première idée de ce système appartient à M. Blondat, aujourd’hui ingénieur en chef du département des Basses-Alpes, dont le zèle et l’esprit fécond ont été généralement appréciés à Saint-Etienne.
tonne OU 20 cent, par myriamèlre) entre Saint-Jnst et Roanne.
Le nouvel ordre de choses sera surtout profitable aux houillères situées à l’ouest de Saint-Etienne, dans les concessions de Firminy et Roche, de Montramhert, du Quartier-Gaillard, de la Beraudière, de Dourdel et Montsalson, du Cluzel, deBeauhrun, etc. Ces mines qui ont manqué jusqu’ici de moyen de transport, peuvent être desservies par deux rail-ways, tracés dans le vallon de rOndaine et dans celui de l’Izeron aboutissant à la Loire, le premier au Pertuiset ou à la Noirie, le second à Saint-Yictor. L’inclinaison du sol étant dans le sens des transports, l’exploitation de ces chemins de fer construits avec des plans automoteurs, sera fort économique. Les difficultés de la navig^ation de la Loire entre la Noirie et St-Just, sont telles que la compa[jnie de Firminy a, pour ainsi dire, renoncé à ce mode de transport pour ses houilles. (11 ne descend guère maintenant que des bateaux vides et des trains de bois). Mais supposons le lit du fieuve métamorphosé en lac par le barrage de la Roche-Morpiaitre et voyons quelles en seront les conséquences. La distance des mines de Firminy au pont du Pertuiset est de 4 kilomètres.
4 kilom. à 15 cent 0 f. GO par tonne.
Navigation du Pertuiset à Saint-
Just 0 50
Droitdepéage, id. 4 4 kil. à 5 c. 0 70
Total par tonne. ... ^ GO
En passant par St-Etienne, tes houilles de Firminy auront à payer après la construction du chemin de fer projeté par la vallé de l’Ondaine :
De Firniiny à St-Elienne (à la Verrerie) , 44 kiloni.
à ^5 cent. ci 2f. 40
DeSt-Etienne à Andrézieux 47 kil.
Si le transport de Firminy à Saintt Etienne s’opérait par la voie de terre (à 55 c. par t. et k.) cette dépense s’élève-
rait à 7 02
Tandis qu’en suivant la route de grande communication du Pertuiset , elle serait seulement de 2 40
Différence. ...... 5 22
Pour les mines de Roche-la-Molicre qui expédient leurs produits à Saint-Justau prix de 4 f. 70 la tonne, la dépense serait après l’établissement du rail-way de
Saint- Victor ;
Ilail-way, G kilom. à 45 c 0 f. 90
Navigation, G k.. ....... 0 45
Droit de péage^ G k. à 5. ... . 0 50
Economie, 5 f. 55.
Les houillères des environs de Saint-Etienne payent en général 2 fr. par tonne jusqu'au chemin de fer et 2 fr. 5G(4Gkilom., à 4 G c.) de Saint-Etienne à la Loire, en tout 4 fr. 56. Un grand nombre d’entre elles seront desservies directement par les deux rail-ways de- Fir-
(1) Au lieu (le 15'^ la compagnie Seguin dcniande pour ce ciiemin un tarif de 20 centimes par tonne et kilomètre.
miny et de Saint-Victor, et gagneront au moins 2 fr. par tonne.
Le barrage de la Loiré ne sera pas moins utile à Tagriculture qu’à l’industrie. Sur la rive gauche du fleuve, s’étend une vaste plaine de 40 kilomètres de longueur et de ^ 0 kilomètres de largeur moyenne. C’est la plaine de Montbrison qui devait être traversée par un canal étudié de i 822 à \ 826 (4 ), mais dont la construction a été ajournée depuis l’établissement du chemin de fer d’Andrézieux à Roanne. En attendant , on pourrait créer une dérivation de la Loire susceptible de porter la fécondité sur 4 5,000 hectares de terres aujourd’hui peu productives. Cette rigole d'irrigation ayant sa prise d’eau à 4 8 mètres au-dessus de l’étiage (à la Roche-Morpiaure), se développerait jusqu’aux abords de Montbrison. Enportanlsa hauteur au point de départ, à 50 mètres (2) (405 m. au-dessus de la mer), les eaux pour-
(1) M. Boulangé, ingénieur des Ponts-et-chaussées à Roanne, chargé de continuer les études de ce canal , a cru devoir changer le tracé adopté par MM. Nazeret , Pascal et Boisvilette. Il établit son canal sur la rive droite , au pied des coteaux qui bordent le fleuve, et pour une faible diminution de longueur, il renonce â l’avantage le plus important de cette entreprise, aux irrigations. Permis à M. Boulangé d’ignorer les besoins de l’agriculture ; mais il devrait savoir que l’arrosage des terres peut tres-bien s’opérer à l’aide d’un canal navigable. La robine de Narbonne dont la section est de 27 métrés carrés , débite moyennement 15 métrés cubes d’eau par seconde, ce qui n’empêche pas la circulation des bateaux et celle des barques de mer. Un canal à courant d’eau serait préférable dans la plaine du Forez à un canal ordinaire , même dans l’intérêt de la navigalion, car le tonnage est presque tout entier à la descente.
(2) En faisant baisser de 4 mètres le niveau de la retenue produite par le barrage, on se procurera les 4,320,000 mét. cubes nécessaires pour entretenir la navigation pendant 6 heures , indépendamment du volume d’eau fourni par le courant du fleuve.
raient être conduites, en franchissant le Furens, au moyen d’un siphon, jusque sur le plateau deBouthéon (rive droite du fleuve), et 50,000 hectares se trouveraient compris dans la zone d’arrosa[]fe; en comptant seulement 5,000 hectares irrigués, lorsque la Loire fournirait plus de 42 mètres cubes par seconde (4), c’est-à-dire pendant les 4/5 de l’année, la plus-value qui en résulterait s’élèverait à 40 ou 4 5 millions^ déduction faite des dépenses d’établissement des canaux.
11 faudrait presque renoncer à ces grands résultats et au barrage de la Loire, si l’administration autorisait des usines que des industriels ont le projet d’établir sur le fleuve à Saint-A^ictor. Les eaux d'une rivière navigable ne peuvent, il est vrai, sortir du domaine public; le gouvernement se réserve dans les ordonnances de concession^ la faculté de rentrer en possession des eaux concédées temporairement, sans payer d’indemnité aux usagers , mais ceux-ci devraient être expropriés pour les constructions élevées par eux . 11 existe, du reste, un moyen de concilier tous les intérêts. Ce moyen consiste à établir en amont de la JSoirie^ un barrage de 5"' 50(2) ou deux barrages de 2"" 75 de hauteur, pour créer, au Pertuiset, un port d’embarquement ayant un
(1) Dans le midi de la France, on évalue à un mètre cube par seconde la •quantité d’eau nécessaire pour arroser 1000 hectares ; mais il est peu de canaux dont le service soit régulier. En 1841 , le canal de Craponne qui arrose 13,400 hectares dans le département des Bouches-du-Rhône, a manqué d’eau pendant trois mois , par suite de l’encombrement de sa prise. ( Ce canal est dérivé de la Durance. )
(21 Au-dessus de l’embouchure de l’Ondaine, la pente de la Loire est de 0,002. La distance de ce point au nouveau pont du Pertuiset est de 2,250 m.
mètre de profondeur d’eau. Une chute de 5"’ 50 produirait, pendant l’étiage, une force absolue de 55 unités dynamiques ou une force utile de 205 chevaux, plus que suffisante pour tous les besoins. Les constructeurs de ces barrages pourvus d’écluses, percevraient un droit de péage sur les marchandises transportées (5 cent, par tonne et kilom.)
Devis sommaire des travaux.
Le barrage de la Loire à la Roche- Morpiaure aura CO mètres de développement à sa base, et ^80 mètres au couronnement. Sa forme sera celle d’un arc de cercle de 4/20 de flèche. L'emplacement réservéaux machines à colonne d’eau occupera 20 mèt. de longueur; la partie du barrage servant de déversoir aura 4 CO mètres; en sorte que pour un débit de 4,000 mètres cubes par seconde (4), la lame d’eau passant sur ce déversoir aura moins de 5 mètres de hauteur. Dans les ])lus grandes crues, le niveau du fleuve, à la Nome, ne dépassera que de 2 à 5 mètres celui qu’il aurait atteint, si le barrage n’eùt pas existé. Pour fournir un volume d’eau de 200
(1) Débit de la Loire pendant la crue mémorable du 11 novembre 1790. A Roanne, selon M. Duplessy (Stalistiqiie du ilépartemcnt), i\ s'élexa ii 8,224 mét. c. Des jaugeages exécutés par M. Pascal, le 12 et le 13 août 1825, ont donné pour le volume des eaux de la Loire : au bac de Veauche, Oi^OT, à Roanne 7,58. Le 12 août 1833, à la suite d’une sécheresse extraordinaire, M. Belin , ingénieur du canal de Roanne, n’a trouvé , au pont de Roanne, que 5 met. cub.
Si l’on admet le même rapport qu’en 1825 , le débit minimum du fleuve à Veauche serait de 6 mèt. cubes. Le 18 février 1811, la Loire s’est élevée do 5 met. au pont de Saint Just, et de C'»80 à Roanne. La crue de 1790 fut de 8 mèt. à la Noirie.
mètres cubes par seconde, on placera dans le massif de la di[jue20 tuyaux d’un métré de diamètre fermés par des vannes en fonte ou par des robinets.
L’épaisseur réduite du mur supportant, dans les plus fortes crues, une charge moyenne de 26‘” 50 de hauteur d’eau sera de 20 mètres. Le cube de la maçonnerie s’élèvera à8l,()00"', à 16 francs (pierrede taille com-
prise) . 4,505,600
8 écluses accolées de 4'" 25 de chute, à 50,000 fr. . . . . 4f)0,000^
Indemnités aux propriétaires de terrains noyés et d’usines dont la
chute sera annulée 500,000"
Filtres 4 00,000
Tuyaux de décharge et travaux accessoires . . • 4 04,400
Total. .... 2,500,000
Les indemnités pour expropriation de terrains et d'usines ont été portées à un chiffre qu'elles n’atteindront probablement pas. 4 00 hectares seulement, la plupart en rochers incultes, seront couverts par les eaux. Les 44 tournans de moulins à farine établis à -Cliamoussef, à Joanade et à la Noirie, ne valent que 200 fl*, deloyer cbacun. Pendant l’étiage, les eaux du fleuve se clarifieront d'elles-mèmes par un repos de 48 jours. Suivant M. Dupasquier, 4 0 jours suffisent pour le dépôt des matières en suspension dans l’eau des rivières, en sorte que l’on pourra se passer de filtres toutes les fois que le déj)ôt du fleuve n’excédera pas 28,8 m. c. par seconde. Lorsque les eaux seront troubles, elles
passeront à travers des filtres construits dans le système de ceux de Greenock et agissant sous une pression de 20 mètres (4). Ces filtres pouvant se nettoyer presque instantanément, il suffira d’établir deux appareils isolés et indépendans dont le service sera alternatif de jour enjour^ et, si l’on veut, d’heure en heure. Les eaux les plus limoneuses de la Loire ne renferment pas plus de 0,002 de parties terreuses; c'est 5"' 04 sur 2,520 m. c. d’eau filtrée par heure. En supposant que. le cube du sable contenu dans les bassins de filtration soit vingt fois plus considérable que le cube du limon, il faudrait employer dans chaque appareil 40.0,8 m. c. de sable. Les frais d’entretien de ce système seront presque nuis, cependant noiis les porterons à \ fr. par 4 ,000 m, c. d’eau filtrée. Lorsque les filtres seront en activité, une machine particulière élèvera l’eau filtrée à 20 mètres de hauteur, dans le réservoir d’alimentation des pompes. La puissance absolue des machines motrices à colonne d’eau sera;
(l).Celt£ pression est celle qu’exige le filtre-Fonvielle qui, avec .moins d’un mètre de surface, a clarifié 12,000 met. cubes d’eau de la Seine dans l’espace de huit mois, sans que la couche de sable ait été renouvelée ( Rapport de M. Arafjo à V académie des sciences). Le filtre-Souchon établi à la pompe Notre-Dame, à Paris , a 8 mètres de surface active. Quand l’eau de la Seine est peu chargée de limon , cet appareil fournit 1300 litres d’eau par minute, sous une pression de 0™55. M. Souchon se sert de la laine tontisse { laine en suint), et il s’engage à filtrer l’eau de la Seine à 8 cent, le kilolitre au lieu de 17 c. 5 que la ville de Paris paie à la compagnie Fonvielle. M. Wicksteed, ingénieur des waler-tüorAs de l’Est de Londres fait l’éloge du ■ filtre-Souchon; mais M. Grimaud de Caûx , chargé de distribuer des eaux du Danube dans Vienne , prétend que la laine n’étant pas une -substance jnqrte, son contact avec l’eau communique à celle-ci une odeur ammoniacale; de plus., la matière se'désagrége et est entraînée en filamens déliés visibles au microscope. (Académie des sciences, avril IS'il ^
A la Roche-Morpiaure 475 unités dynamiques (I). Id. ' (2e appareil) 475 kl. appareil pour les fil très 25,55
A TEtra 9
Id. (2® appareil). 9
Au lieu de 594 ,55, comptons 400 unités dynani.. à 2,000. . . . 800,000 fr.
Pompes à. . . 4,000. . . . 400,000
Total. . . .4,200,000
La dérivation des eaux de la Loire aura depuk le barrage jusqu'au pont romain de Langonan, près de St-CIiamond (2), 20 kilomètres de longueur d’aqueduc' en maçonnerie et 2 kilom. de siphons' en tuyaux de fonte. L’aqueduc en maçonnerie hydraulique se composera d’un radier d’un mètre d’épaisseur, de piédroits^ de 0"’ G5 sur 4 50 de hauteur, surmontés d’une voûte a plein cintre de 0,40 de rayon, recouverte d’un mètre^ de terre. Sa largeur dans oeuvre sera de 0” 80, sa pente étant réglée uniformément à 0"'00 l , la vitesse moyenne de l’eau sera de 0"' 88 pour un débit de 0"‘ 70, et de 0"‘ 8G pour un débit de 0"' GO par seconde. Dans Te premier cas, l’eau s’élèvera à 0‘" 99 ; dans le second, à 0"\ 87 de hauteur. 5"' 5 de maçonnerie par mètre cou-
(1) .La chute dé 34 mét. pouvant être rèdurte par les lâchures à 17 met., les deux appareils fonctionneront alors simultanément.
(2) Cet aqueduc établi, dans tout son dévéloppement, sur les limites du terrain houlller,. sera à l’abri dea mouvemens du sol causés par les travaux des mines.
rant coûteront, à 40 fr. le mètre c. . . 55 ]
Fouille, ciment, indemnités pour oc- | 75 fr. cupation temporaire du sol, ponts, etc. 20 } soit pour 20 kilomètres 4 ,500,000 fr.
Les tuyaux de fonte destinés à .débiter 0“70 , avec une pente de 0“ 005 auront, en se servant du coefficient adopté, 0“ 876 de diamètre. Leur poids s'élèvera à 579 k. par m. courant à 54 f. 44 7f49 )
Prix delà pose évaluée à deux fois ;450 fr.
le prix ordinaire. . . . . . . 52 54;
Et pour 2,000 m. 500,000 fr.
La conduite en fonte de TEtra à Saint-Etienne, sera établie sous la route de grande communication de St- Héand à St-Etienne et sous la route royale de Roanne au Rhône. Avec une pression utile de 50 mèt. ou iine inclinaison de 0"‘ 005, cette conduite aura un diamètre de 0"' 4026 donnant passage à 0‘”4 0 par seconde. Poids du mètre linéaire 454 k. à 54 fr. . . 40f64
Frais de pose 9 59
Et pour 6,000 mètres 500,000 fr.
La restauration de Taqueduc romain du Mont-Püat entre le vallon de Langonan et Fourvières, exigera : Siph07is. — 5,000 mèt. (pente 0"' 04 ) de tuyaux en fonte de 0'» 5458 de diamètre pouvant débiter 0“45, et pesant 4 95 kil., prix . par mètre 78 francs SO cent, (pose comprise) 253,300 f.
■ Idem.. 4,000 mèt. (pente 0“003) iliàmètre0'''G240, pofds 254 liil., à 03
Report
255,500fr.