‹ Mémoire sur les roues hydrauliques a aubes courbes, mues pardessous, suivi d'experiences sur les effets mécaniques de ces roues, par m. PonceletChapitre 11 sur 35 · MÉMOIRE SÜR LES ROUES A AUBES COURBES · texte numérisé non relu

MÉMOIRE SÜR LES ROUES A AUBES COURBES

rence euérteure de la roue. Prenant ensuite pour centre, un point o situé un peu au-dessus de la circonférence intérieure de l'anneau , par exemple d’un septième ou d'un sixième de sa largeur, on décrira , avec la distança pour ra}on‘, l’arc de cercle bm terininé de part et d’autre à l’anneau^ cel arc ser» celui qu'on pourra adopter pour le dessus des aubes de la roue.

Qiiaut à l’écartement de* ces aubes , la théorie précédente ne fournit aucun moyen de le déterminer ; on peut donc , faute de mieux , se diriger d’après les principes siiivis pour les roues eu dessous ordinaires ; ainsi , pour des roues <jui auraient de 4 ^ 5 mètres de diamètre , on ne risquera rien d’adopter trentesix aubes et plus même , si l’épaisseur de la lame d’eau introduite dans le coursier est fail)Ie, par exemple de lo à i5 centimètres, ou si la roue possède un diamètre plus grand encore.

10 . 11 nous reste maintenant à examiner quelle forme et quelle positjon on doit donner, tant au coursier qu’au seuil Ou ressaut qui le termine , afin de «alisfaire , le mieux possible , aux conditions de la théorie.

Et d'abord, quant' au ressaut F, on voit que son arête supérieure devrait être située ait point de la roue pour lequel l’eau commence à sortir des aubes : or la détermination de ce point, à priori^ parait trèsdifllcile , vu qu’elle dépend du temps que l’eau emploie ii .monter ou à descendre le long des courbes et de fcspace parcount pendant ce temps par la roue^ l’appréciation de ce temps, en clfct, est, comme on sait, très difiicile, pour ne pas dire impossible ,. même eu supposant que l'on connaisse bien la loi du mouvement de l’eau dans les courbes^ ce qui n'est pas. Néanmoins-, s'il était ici permis de considérer la lame deau comme un filet fluide isolé , on arriverait aisément à cette conséquence , que l’espace décrit par la roue, à partir du point d’entrée de feau sur les courbes, est nécessairement plus grand que la moitié de la hauteur due à la vitesse V de feau , daus le cas où la roue est réglée au ma-ximum d’eflèt ^ au moyen de quoi on serait en état de fixer une limite en deçà de laquelle il ne convient pas de placer |c seuil du coursier ; or les choses ne se passent pas ainsi ; l’eau anive en eflet sur les courbes en filets ou lames très-minces, qui se succèdent sans iuterruptioD ,,à partir du filet supérieur DE {Jig. 4) , et se superposent les uns les autres ; chacun d’eux étant donc contigu à des filets qui sont entrés plus t6t ou plus tard daus la roue , tous s’influencent réciproipicmcnt , de façon à altérer à la fois le temps et la hauteur d'ascension de feau. Tout ce qu’on peut, en conséquence , raisonuableraent coucltu'e de ce qui précède , c’est que la dbtance à laquelle on doit placer le ressaut au-delà du point inférieur de U roue est d'au-

r*. PARTIE, DESCRIPTION GÉNÉRALE'ET THÉORIE. 21 tant plus grande que la chute l’est elle-tnime davantage , et à peu près proportionnelle & Sa hauteur.

1 1 . Ces conditions ne suflisant donc pas pour filier la position du ressaut du coursier, on pourra rétablir, dans chaque cas, par les considérations qui suivent; i”. la direction BC (Jîg- t) du Ibnd du coursier devant être tangente en C à la circonférence extérieure de la roue , et l’eau continuant à alîluer sur cliaque aube jusqu’à ce que l'aube précédente soit arrivée cu.C , le ressaut F ne saurait être placé en deçà de ce point} a”, il n’jr a point d’inconvénient grave à placer ce ressaut uu peu au-delà du point où l’eau commencerait réellement à retomber , pourvu que la roue soit emboîtée dans une portion circulaire CF du coursier , concentrique à sa circonférence extérieure } catv, Teau se trouvant renfermée entre les courbes de G en F, et l’auget se trouvant à peu près plein , la hauteur d'ascension sur ces courbes se trouvera 'peu altérée, de même que la vitesse de l’eau à la sortie; 3”. la perte d'effet provenant de ce que le ressaut se trouverait un peu élevé au-dessus du point le plus bas de la roue , peut être entièrement annulée si l’on abaisse l’arête F jusqu’au niveau qn’on donnerait naturellement à ce poibt , pour conserver loiite 1a hauteur de la chute; 4*‘ enfin la partie circulaire CF du conrsier devra être au moins égale à la distance de deux aubes consécutives , afin que le jeu , par lequel Peau peut s'échapper en dessous d* la roue, ne soit jamais plus conridérable que celui qui est strictement nécessaire. * ■

L’emplacement du ressaut étant réglé d’après ces conditions, on pourra le raccorder avec le fond du canal inférieur HI (Jrg. i, 3 et 4), an moj>en d’une droite plus ou moins inclinée , terminée par une courbe F H tangente à ce fond.

■ Il sera aussi convenable de terminer les joues du coui-sier à l’arête F, pour permettre à l’eau de s’étendre immédiatement suivant toute la largeur du débouché que présente le canal iniérieur , ou , si cela est impossible par la nature des constructions déjà établies, il faudra l’élargir le plus possible à compter du même endroit , comme l’expriment en plan les ligures a et 6. '

Quant à la hauteur absolue de l’arj-tc F du ressaut au-dessus du fond du canal inférieur, elle est relative au régime habituel des eaux dans ce canal, et il ny a rien de spécial à preserire à son égard , si ce n’est qu’on doit hu donner la moindre élévation possible au-dessus du niveau que prennent ces eaux pendant le travail , ajln de ne pas diminuer par trop la hauteur de cbiUe. Au surplus , les préceptes qu’on pourrait donner à ce sujet sont communs à toutes -les roues d'où l’eau, s’échappe avec une vitesse presque nulle ou très-

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