‹ Mémoire sur les roues hydrauliques a aubes courbes, mues pardessous, suivi d'experiences sur les effets mécaniques de ces roues, par m. PonceletChapitre 4 sur 35 · MÉMOIRE SUR LBS ROUES A AUBES COURBES · texte numérisé non relu

MÉMOIRE SUR LBS ROUES A AUBES COURBES

semens qui exigent un mouvement de rotation direct dans le plan • horizontal, avec ufie grande vitesse, comme sont, par exemple, les moulins à farine et autres.' Les difficultés que présentent la constntetjon et Tentretien de ces roues, la grandeur dé l’emplacement qu’elles nécessitent dans le sens horizonzal, emplacement infini-, ment plus coûteux cpie celui qui peut se prendre sur la hauteur des étal>lissemens , restreignent beaucoup leur emploi, indépendanunent de ce que la pratique n’est point encore suffisamment ct^airéc sur la quantité iVaction ou d’^'f qu’elles peuvent transmettre. A la vérité, la théorie assigne pour limite au nuuclmnm de l’efTet de ces roues ufle quantité d'action égale à celle que possède le moteur ; mais xn l’incertitude des données sur lesquelles se fonde le problème, il n’estguère possible de douter que cet effet ne soit inférieur à celui des roues à augets ou en dessus bien ré*glées et bien construites.

Ce sont probablement ces diverses raisons qui font qu’on s’en est tenu jusqu’à préseni, aux roues verticales dont j’ai parlé plus haut, et qu’on a cherché continuellement à les perfectionner et à en étudier les effets; c’est même à cet esprit de perfectionnement qu’on doit . les roues verticales dites fie côté, introduites depuis quelques années » dans les usines, et. qui different des roues à aubc$ et à augets, en ce que l’eau se meut dans un coursier courbe embrassant une partie de la roue , et n’y est reçue qu’en un point intermédiaire entre le sommet et le point le plas bas.

Les avantages des roues de côté consistent essentiellement en ce que, d’une part , l’eau y agit par pression comme dans les roues à augets, en produisant par conséquent, un meillem' effet que dans les roues à aubes miujs par le choc ; et de l’autre ^en ce qp’cllBs sont susceptibles d’utiliser, comme celles-ci , la plus petite chute d’eau ; ce que ne font pas les roues en dessus , dont l’emploi est presque uniquement borné au.\ chutes qui dépassent 3 mètres et ne débitent p§s un trop grand volume d’eau. *

CONSIDÉRATIOKS PRÉLIMINAIRES. 3

D'aillctirs les roues à aul)cs ortlinaii'cs ont poiu' elles l’avantage d’être d’une grande simplicité, de pouvoir s’appliquer par-tout, et principalement d'être siLsceptihles de sç mouvoir avec une grande vitessç sans s’écarter du nuwimum d’effet qui leur est propre; ce qui ne saurait avoir Ijeu pour les autres sans qu’elles perdent la propriété qu’elles ont d’économiser une plus grande portion de la force motrice.

La condition d’une vitesse assez grande, par exemple d’une vinsse qui surpasse 2 et 3 mètres , est fondée , i“. sur ce que les roues qui en sont animées <>t k>s diverses auü-es pièces du mécanisme forment alors vulaiis ou sont douées d’une quantité de force vive capable tle maintenir l’uniformité du mouvement du système, malgré les secou-sscs , les cliang(-mens brusques de vitesse tle certaines pièces et les variations périodiques des efforts de la résistance; 3 “. sur ce ce que les opérateurs ou pièces travaillantes des machines, exi-géant presejue toujours une vitesse .assez considérable pour la production d’un bon effet iiulustriel, on serait obligé de placer, entre la résistance et la puissance^ des engrenages plas ou moins multipliés , pour obtenir celle vitesse finale, si la roue motrice marchait lentement ; de sorte cpi’oulre f augmentation de dépense , il en résulterait un surcroît de résistances nuisibles, ainsi que des embarras et des dilficultés souvent insurmontables dans certaines localités.

Aussi arrive-t-il ‘que ^’on voit rarement des roues à augets se mouvoir avec une vitesse moindre d’un niètie par seconde; prescpie toujours, au contraire, on leur donne une vitesse rpii surpasse 2 mètres, sans que pour cela on soit en droit de taxer d’ignorance les constructeurs qui Igs ont établies ; car les chutes d’eau ayant alore au moins 3 mètres, ces roues produisent un effet qui est cncOré supérieur à celui des roues en dessous les naieUx réglées. Qaant aux roues de côté, on sait qu’à cause du jeu dans le coursier et de la vitesse avec laquelle l’eau tend à s’échapper, on ne leur fait assez

Page 1