MÉMOIRE SCR LES ROCES A AUBES COCRBES
ordinairement parcourir guère moins de a à 3 mètres par seconde ; ce qui absorbe en grande partie les avantages qu’elles oirrcnt sur les roues à aubes ordinaires, lorsque la chute est petite , par exemple, au-dessous de a mètres. ,
Ces diverses cJtconstances font que les roues à aubes ordinaires, mues par-dessous, malgré leur défaut bien reconnu de nc transmettre qu'une faible portion de k force qui les sollicite, continuent à être employées dans la pratique , sur-tout clans les pays de plaine, où les pentes sont naturellement très-faibles et les masses d’eau considérables, et où par consécpie.nt oii ne pourrait se procurer des chutes au-dessus de a mètres, sans des constructions préparatoires extrêmement coûteuses et souvent impraticables. A moins donc d'être exrliLsif et de vouloir rejeter entièrement les lumières de la praticpie, si intércsisée par elle-même à utiliser de la meilleure manière possible les forces de la nature , on est obligé de reconnaître epic les roues en dessous sont , dans une foule de circonstances , les seules cpte l’on puisse employer avec succès et économie.
IjCs avantages des roues tpû sont mues par-dessous étant ainsi bien constatés, et ces roues donnant au plus (*), dans les cas les plus fa\ orables de la praticpie , le tiers de la quantité d’action du moteur, et souvent même par la disposition des vannes et des coursiers , ne rendant que le cpiart ou le cinquième de cette quantité (**), pn doit regarder comme des recherches très-utiles, celles qui ont été entreprises par divers savans, notamment Parent^ Deparcietix, Smeaton, Borda, Boss'ut, le chevalier il/o;ojî, etc., dans la vue, soit d'éclairer la théorie des roues mues par-dessous, soit d’apporter à leur construction des perfectionnemens ou des changemens utiles.
(*) Kedi€rehcs expérim€ntale9 sur team et lê ^*CA/^'p«r Soicatooy traductioir de M. Oirard, page | II.
(**) Traité de Mécanique industrielle de M. Christitni tome If page* 3a7) 330f 334 et 36i.
CONStDÉRAÏJONS PRÉLIMINAIRES. 5
Ces perfçctionnemens , comme on le sait , consistent principalement : I®. à donner aux roues au moins vingt-(piatre aubes ou palettes ; a”, à incliner ces aubes d’un angle de 1 5 à 3o“ siu les diveis rayons ; 3*. à faire plonger cts aubes dans l'eau du quart ou du tiers de leur hauteur au plus ; 4’' enfin à placer sur chai.-un de leurs côtés non horizontaux , des rebords ou liteaux d'environ a à 3 pouces de saillie.
Quelques^auteurs ont aussi proposé d’employer des aubes légèrement concaves dans le sens transversal ou parallèle à faxo ; d'autres ont donné aux roues en dessous la forme des roues à augets , en brisant les aubes. Fabre a prescrit de pratiquer un seuil et un élargissement au coursier sous l’axe de la roue, afin de faciliter le dégagement de l’eau et d’augmenter son aetion impulsive j enfin , depuis quelque temps, on a proposé de donner aux joues du permis la fornie de la veine fluide, et d'incliner le vannage le plu» possible sous la roue, afin de diminuer la longueur de coursier que parcourt l’eau, et par suite la perte de vitesse que lui cause sou frottement sur les parois; mais ces dilférens moyens, sauf les deux derniers et celui qui a été proposé par Morosi, n’ont jamais contluit à des augmentations tl’effet bien sensibles pour la pratiipic : quant à ceux que nous avons exceptés , il est facile de les apprécier et d'assigner la limite de leur utilité respective.
Et d’abord, on voit que l’effet le plus avantageux qu’on puisse obtenir en imdinant le vannage et donnant au pertuis la forme de la veine fluide, c’est que la vitesse de l'eau soit sensiblement la même au sortir du réservoir et près de la roue, de façon que. sa force vive ou la quantité d’action de la chute ne soit pas altérée: dans cet état de choses , la quantité d’action transmise par lu roue à aubes, au lieu de n’étre que le ^ ou le telle de la chute, en sera, comme on sait, les ce qui est sans doute une grande augmentation d’effet. En second lieu , il résulte des expériences directes