‹ Mémoire sur les roues hydrauliques a aubes courbes, mues pardessous, suivi d'experiences sur les effets mécaniques de ces roues, par m. PonceletChapitre 8 sur 35 · MÉMOIRE SCR LES ROCES A ACRES COORBËS · texte numérisé non relu

MÉMOIRE SCR LES ROCES A ACRES COORBËS

substituées immédiatement aux roues de l'ancien système, sans changemens quelconques.

En ayant soin de disposer la vanne comme il a été dit ci-dessus ; pratiquant d'ailleurs un re^ut et un élargissement au comisier à l’endroit où les courbes commencent à se vider, afin de faciliter le dégorgement 5 plaçant enfin des rebords sur chaque côté des aul>es courbes, suivant la méthode de Morosi, ou, ce qui vaut mieux, enfermant ces aubes entre deux jantes ou plateaux annulaires , comme on le fait pour les roues à augets , plateaux auxquels la théorie assigne d’ailleurs ime largeur 'qui est le quart environ de la hauteur de chute, on rendra, au moyen de toutes ces dispositions, la nouvelle roue capable de donner des résultats trèsavantageux et, supérieurs à ceux que présentent les premiers perfectionnemens.

L’idée de substituer des aubes courbes aux aubes droites de l'ancien système parait si naturelle et si simple , qu'il y a lieu de croire qu'elle sera venue à plus d’une personne : aussi n'ai-je pas la prétention de lui attribuer un grand mérite; mais comme les idées les plus simples sont fort souvent celles qui rencontrent le plus de difficultés à se faire admettre et qui inspirent le moins de confiance aux praticiens , je n'ai pas voulu m’en tenir à des aperçus purement théoriques. Sachant d’ailleurs que certains auteurs ont révoqué en doute l'utilité des applications de la mécanique rationnelle aux machines , j’ai cru qu’il serait à propos d'entreprendre une suite d’expériences sur un modèle de roue à aubes courbes , tant pour vérifier par les faits les lois ou formules déduites du principe des forces vives, aujourd'hui généralement adopté par les géomètres, qu’afin de découvTir les coefficiens constans qui doivent corriger les valeurs données par ces formules , pour qu'elles deviennent iuunédiatcment applicables à la praticpie.

On verra que ces formules ont été confirmées aussi rigqureu-

CONSIDÉRATIONS PRÉLIMINAIRES. g

sement qu'on pouvait l'espérer dans des expériences de cette nature, et que le coeflicient dont elles doivent être affectées dans les différens cas demeure compris entre les nombres o,6o et 0,76, pour le modèle de roue mis en expérience. En partant de là, . et considérant ce cpii doit arriver en grand, lorsqu’on donne à l’ouverture du permis et à la pente du coursier les dimensions convenables, on a pu conclure approximativement que la quantité d’action réellement transmise par une roue à aubes courbes pouvait, dans les cas d’une chute de o”,8o à 2“, 00, n’être jamais moindre que les 0,6, et souvent égaler les 0,67 do la quantité d’action due à la hauteur totale de l’eau du réseivoir, au-dessus du point le plus bas de la roue; ce qui, sans contredit, surpa.«^ les résultats qu’on obtiendrait des roues de coté (*) et même des roues en dessus, dans le cas particulier dont il s’agit, celui d’une petite chute.

Le Mémoire cpii suit contient les principaux résultats des expériencas et des calculs entrepris pour établir ces conséquences et plusieurs autres ; il est divisé en quatre parties : la première renferme la théorie et la construction générale de la nouvelle roue , ainsi que des accessoires cpii la concernent; la deuxième contient les diverses expériences qui ont été faites pour constater les lois de la tliéorie et les effets mécaniques de cette même roue ; la troisième et la quatrième, enfin, sont relatives aux lois de l’écoulement de l’eau par le pertuis et le coursier de l’appareil , lois qui étaient nécessaires pour connaître la quantité d’action réelle de l’eau à l’instant où elle agit sur la roue, et pour en déduire le rapport de cette quantité à celle qui est fournie par cette dernière dans le cas du

(*) Il exiiite dei expériences ftîtes par M. CArùftan (royet le tome de sa Afécamique induêtrielie, page 36i) sur une roue de eâté^ desquelles il résulte que ces roues ne tranamettent qu'environ la moitié de U quantité d'action totale due à 1a clmtei encore la vitesse imprimée était-clle fiiible et 1a chuta asaes forte.

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