CONSIDÉRATIONS PRÉLIMINAIRES
à profil les principaux perfcclionnemens déjà apportés à ces roues , à en modifier la forme, de manière à leur faire produire un effet utile qui s’approchât davantage du mn-ximum absolu, et ne S'éloignât guère de celui des meilleures joues en usage, et cela sans leur faire perdre l’avantage qui les disliague d’être susceptibles d'une grande vitesse. Toute la question, comme on le sait d’après le principe des forces vives , consiste à faire en sorte que l’eau n’exerçant aucun choc à son entrée dans la roue ni dans son intérieur, la quitte également sans conserver aucune vitesse sensible.
. Après y avoir réfléchi, ifm’a semblé qu’on parvieiKlrait à remplir cette double condition en remplaçant les aubes droites des roues ordinaires par des aubes courbes ou cylindriques, présentant leur concavité au courant, et dont les élémens, à partir du premi(!r qui se raccorderait tangenlielloiuent avec l’élément correspondant de la circonlérence extérieure de la roue, seraient de^pius en plus inclinés au rayon et formeraient ainsi une courbe ou surface < ontinue. Il est clair, d'après les principes connus, que l’eau arrivant sur les courbes avec une direction à peu près tangente à leur premier élément, s’y élèvera sans les choepter jusqu’à une hautem- due à la vitesse relative quelle possède, et redescendra ensuite en acquérant de nouveau, mais en sens contraire du mouvement delà roue, une vitesse relative égale à celle qu’elle avait en montant. Exprimant donc que la vitesse absolue conservée par l'eau en sortant de la roue est nulle, on trouve que les conditions du problème seront toutes remplies, si l'on donne ou laisse prendre à la circonférence de cette roue une vitiîsse epti soit moitié de celle du coiu-ant, c’est-à-dire précisémerrt égale à celle qui conxient, d’après la théorie , aux roues à palettes ordinaires pour la production du marimitm d’effet : d'où il suit que les roues à aubes courbes , dont il s’agit ici, outre l'avantage de produire le plus grand de tous les effets possibles , auraient encore celui de pouvoir être