‹ Mémoire sur les températures de la mer Glaciale, à la surface, à de grandes profondeurs, et dans le voisinage des glaciers du SpitzbergChapitre 10 sur 22 · NO · texte numérisé non relu

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Sommes...

ligne en la halant main sur main, et je puis affirmer positivement que jamais un thermométrographe n'a reçu la moindre secousse. Je lisais immédiatement leurs indications et celles des minima. La lecture du premier thermométrographe ne pouvait pas m'influencer pour l'estimation des dixièmes dans les autres, car, à cause du déplacement des zéros, j'ignorais la valeur réelle du nombre de degrés que je lisais sur l'échelle. Pendant toute la durée de ces expériences, les thermométrographes ne sont pas sortis de nos mains, et j'ai l'assurance qu'ils n'ont jamais été chavirés. L'ensemble de toutes ces précautions, et l'accord souvent remarquable de leurs indications, me donnent une confiance beaucoup plus grande dans ces résultats que dans ceux que j'ai obtenus en pleine mer avec ces mêmes instruments ; car un navire à la voile n'est jamais immobile comme un canot à l'ancre; et par conséquent les thermométrographes prennent des positions plus ou moins inclinées, traînent au fond de la mer, et reçoivent ainsi des secousses qui peuvent déplacer les index.

Si l'on étudie le tableau VI, qui présente l'ensemble des résultats obtenus dans Magdalena-Bay , on peut en tirer quelques conséquences que je vais essayer de formuler en peu de mots.

Températures de la surface, — La moyenne de ces températures est supérieure à zéro, mais de 0*^,60 seulement. Nous reconnaissons encore ici l'influence réfrigérente des glaciers et des glaces flottantes. Déjà, dans une zone de 4o kilomètres à partir de la cote ,

cette température n'était * plus que de 1^,70; et Ton peut voir 9 en consultant les dernières lignes du tableau I, que la température de la mer baissait à mesure que la corvette pénétrait dans la baie de la Madeleine.

L'eau venant du large étant plus chaude que celle du fond de la baie, j'ai voulu savoir si les marées avaient quelque influence sur la température de la surface. Je trouve en effet une différence assez marquée ; ainsi les moyennes sont les suivantes :

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