‹ Mémoire sur les variations diurne et annuelle de la température, et enChapitre 13 sur 32 · O^OO · texte numérisé non relu

O^OO

Voici la formule qui a donné les valeurs calculées,

tog. A^ -= 1,06819 — 0,08260 p.

De cette même formule on déduit que la différence des températures extrêmes de l'année ne serait plus que d'un degré à la profondeur de 20,3 pieds, d'un dixième de degré à la profondeur de 39,3 pieds, et enfin d'un centième de degré à la profondeur de 58,3 pieds; de ce dernier résultat on peut conclure que les variations diuntes seraient inappréciables à une profondeur de trois pieds.

Une troisième série d'observations a été faite à Strasbourg pendant les années 1821, 1822 et 1823, par M. Herrenschneider, mais avec un thermomètre seulement , enfoncé en terre à la profondeur de 15 pieds. On en trouvera les résultats dans le tableau qui suit; nous ferons remarquer qu'ici surtout, à cause de la longueur du thermomètre, il était indispensable d'avoir égard à l'inégalité de température dans toute l'étendue de l'instrument.

vGooQle

MOIS

TEMpIbatUHE de la TEBBE observée a STBA3B0UBG. ' 1

Janvier

Février

Mm

Avra

Juin

JuiUel

Août .......

Septembre

. Octobre

Novembre

Décembre

Sfii 7,87 7,60 7,96 9,S0 9,68 10,77 11, !8 11,09 10,47 9,8S

8>1 8,1s 8,« 9,00 9,88 10,76 11,55 lî,08 18,18 11,U 10,00 7,88

MOTBIITE

La science a peu d'avantages à recueillir des observations précédentes. On trouve néanmoins que les époques du maasimum et du minimum de température, subissent à cette profondeur des retards assez considérables j et que la variation annuelle y est très-faible. Si la théorie s'accordait avec l'observation, on pourrait employer avec les valeurs observées à Tair libre celles qui ont été obtenues au moyen du thermomètre de 15 pieds de longueur, pour déterminer le lieu oii commence la couche invariable des températures, mais les résultats qu'on obtiendrait ainsi, ne pourraient être considérés que comme des approximations grossières. J'ai eu la curiosité de calculer cette formule qui devient , en prenant + 1 1'=',0 et — 2°,0 pour les températures extrêmes à l'air libre ',

^p = 1,27878 — 0,040iO p.

' PouiUet,tomeII, S^partie, page 644. > Ibid.

On en déduit que la différence des températures extrêmes, pendant l'année , ne serait plus que d'un degré à la profondeur de 31 pieds environ, d'un dixième de degré à la profondeur de 66 pieds, et d'un centième de degré ou inappréciable à la profondeur de 81 pieds, à peu près comme pour Zurich. Les variations diurnes ne devraient être éteintes qu'à la profondeur de 4 pieds : M. Muncke a trouvé 3 pieds pour Heidelberg qui est peu éloigné de Strasbourg.

En résumant les observations précédentes sous le rapport du temps employé par la température à pénétrer successivement à des profondeurs plus grandes, M. Pouillet a été conduit aux conclusions suivantes, t. n, p. 644:

1<^ Au mois d'août, la température de la terre va en décroissant d'une manière à peu près uniforme depuis la surface du sol jusqu'à la couche invariable ;

2" Pendant le mois de septembre, la température est à peu près uniforme depuis la surface du sol jusqu'à la profondeur de 15 à 20 pieds; plus bas, elle décroit un peu et lentement jusqu'àla couche invariable ;

S" Pendant les mois d'octobre et de novembre , la température va en croissant, depuis la surface du sol jusqu'à une profondeur de 15 à20 pieds; plus bas, elle se trouve à peu près égale à la température de la couche invariable ;

40 Pendant les mois de décembre, de janvier et de février, la température va en croissant d'une manière à peu près uniforme , depuis la surface du sol jusqu'à la couche invariable;

5'' Pendant les mois de mars et d'avril, la température va en décroissant très-rapidement jusqu'à la profondeur d'un ou deux pieds; plus bas, elle décroit moins vite, et finit par devenir croissante;

6'' Pendant les mois de mai, juin et juillet, la température est encore décroissante, mais moins rapidement et jusqu'à une profondeur plus grande ; puis , elle redevient encore un peu croissante pour regagner la température de la couche invariable.

En adoptant comme points de départ les jours des températures

moyennes et extrêmes à Vùît, tels qae les donne Tobserration , M. Ksemtz a déterminé les temps que les températures emploieraient à descendre successivement aux couches inférieures. Voici le tableau qu'il donne, sans indiquer la base de son calcul '.

noioinna.

Air libre ....

. 87 aTril.

. M juillet. .

S» octobre.

1 pied de prof. .

. 2 août . .

11 fëmer

. 19 mai .

IB man

. 10 juin .

6 septemb.

6 décembre.

Nous rapprocherons de ces résultats ceuï qni ont été observés par M. Muncke à Heidelberg '.

ANNfEâ.

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