TB0I8 PIEDS
JoUlalOJS
Août
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre
JonyieriaSi
Février
Mm
Avril
Md
Juin
■4- liS86 cent.
^- o,ss .
+ 18^00 cent.
^. 18;87 cenl.
Si l'on prend la moyenne des valeurs pour chacun de ces thermomè-
vGooQle
très, on obtient pour la température de Tanaée, à Stockholm ;
A I pied de prorondenr 6,60 centigrades.
A a pieds » 6,61 »
A S pieds » 6,6S »
M. Rudberg conclnt de ces nombres que la température moyenne de la terre, du moins jusqu'à 3 pieds d'enfoncement, se trouve indépendante delà profondeur; et il pense que probablement ceci a lieu, pour toutes les profondeurs , jusqu'aux limites où cessent les Tariations annuelles de la température. Ce résultat, comme nous l'avons tu, uq serait pas tout-à-fâit d'accord avec ceux qui ont été cités plus haut.
Notre tableau, ajoute encore l'auteur, montre, en outre, que la température, vers la fin de septembre et vers la fin de mars, ou vers les époques des équînoxes de l'automne et du printemps, est la même à différentes profondeurs.
U est à remarquer que la température moyenne au-dessous de la surface du sol a été supérieure à la température de l'air qui était de + 5°,7.
Si l'on prend les différences de températures du mois le plus chaud et du mois le plus froid , on a :
A 1 pied de prof. . .
En faisant concourir les différences données par le premier et le troisième thermomètre, à la détermination des constantes de la formule (a) qui donne le décroissement de température dans l'intérieur de la terre , on a :
Log- Ap = 1,Î9248 — 0,08268 p.
On en déduit pour la différence des températures extrêmes que djBvait indiquer le second thermomètre, 15°,39; valeur qui ne diffère
38 SUR LES VAWATIONS
que de trois centièmes de degré de 15°,^ qui ont été effectiTement obserrés, fig. III. Les profondeurs pour lesquelles les Tariations annuelles de la température ne seraient plus , d'après la formule , que de lo, 0°,l,el OOjOl , se trouveraient respectivement à 24,6 pieds, 43,5 et 62,5. D'oùlW voit en même temps que les variations diurnes, àtroia pieds au-dessous du sol, doivent être à peu près absolument insensibles. En résumé , les profondeurs auxquelles les variations annuelles peuvent être considérées comme nulles, se trouveraient d'après nos calculs précédons ,
Pour Heidelbei^ ' à 60,0 pieds?
.. Zurich 83,7 «
Édimboui^ 68,S >'
» Strasbourg 81,0 «
n Upsal 6Î,5 1.
Ces nombres laissent sans doute beaucoup dMncertîtude, celui calculé pour Heidelberg particulièrement; cependant nous pouvons les prendre comme une première approximation qui donne pour moyenne 69 pieds environ. Cette limite, même celle de 84 pieds pour Zurich, est bien inférieure à celle que Fourier semble supposer dans le discours préliminaire de sa Théorie de la chaleur. <c On ne peut , » dit ce savant géomètre, remarquer aucune variation diurne à la pro- » fondeur d'environ trois mètres; et les variations annuelles cessent » d'être appréciables à une profondeur beaucoup moindre que 60 m. » Poiir compléter l'aperçu des travaux qui ont été entrepris relativement aux températures terrestres, il me reste à parler maintenant d'une série importante d'observations qui ont été faites par M. Arago, à l'observatoire royal de Paris, mais qui malheureusement n'ont pas été publiées jusqu'à présent. M. Poisson, dans sa Théorie mathématique de la chaleur^ y qui a paru pendant la composition de ce mémoire,
' Nous admettons ici le nombre déduit de la profondeur à laquelle s'éteint la variation diurne, et non le nombre donné par l'auteur. Pour Zurich , nous prenons le nombre donné par les thermomètres placés hors de l'influence des variations diurnes les plus fortes.
^ I vol. in-V , ^ Paris , chez Bachelier , 18S6. foy«s pages 800 et suivantes.
DES TEMPÉRATURES DE Lk TERRE. 39
en a fait connaitre qnelqnes-ims des principaux résultats , que nous aUons rapporter : « Pour comparer la température calculée à la tem- )> pérature observée, il faudrait, dit M. Poisson, faire subir à celle-ci » une certaine correction dépendante du rapport des volumes de V liquide que renferment la tige et la boule de chaque thermomètre. » On s'occupe actuellement de cette correction; afin de pouvoir faire » usage des observations non corrigées que M. Arago m'a communi- » quées, je supposerai que leurs corrections soient peu considéra- )> blés. )> Nous suivrons ici l'exemple du savant géomètre français : nous verrons du reste bientôt , par les observations de Bruxelles, que les résultats observés et les résultats réduits diffèrent très-peu, si Ton a égard plutôt aux moyennes générales qu'aux indications individuelles et aux époques des maxima et des minima des températures.
Considérons d'abord les indications des thermomètres aux différentes profondeurs, et déterminons les deux constantes de notre formule, en employant, comme l'a fait M. Poisson, les nombres donnés par les deux thermomètres dont les boules descendaient le plus bas. Or, d'après la moyenne de quatre années, l'excès du maximum sur le minimum des températures annuelles a été de l'',414 à la profondeur de8™,121, etde2'>,482àceUede 6^,497. En prenant le mètre pour unité, on aura:
Log. A, = 1,87288 — 0,18046 p '.
D'où l'on déduit les valeurs suivantes :
PROFOKDEVK.
TEMPERATUBE A PARIS