‹ Mémoire sur les variations diurne et annuelle de la température, et enChapitre 5 sur 32 · HEUSE · texte numérisé non relu

HEUSE

Janv.

Ther. au N.

io;o6

9;bo

Mars.

Th..<auS.

Juin.

Th. ^ au S.

ÎO.Sl

Sept.

Ther. au N.

th.anS../.

Oct.

Tber. auN.

Th. ./au S.

Nov.

ther. au N.

Th. .< au S

Déc.i

Ther. au N

Th. ./au S

Ce tableau montre d'abord qoe les époques des maa;iTna de tempé-

■ Quelque»-UDS des derniers jours de novembre te trouvent compris dans cette série de SO jours d'observations.

rature dififèrent très-sensiblement pour nos quatre thermomètres ; car, en prenant les époques moyennes pour chacun d*eux, on trouve :

ÉPOQDE DO BAY. DE TEMPÉBATDBE.

Pour le thermomâtre placé au Nord 1 heure S5 miautes.

— A placé au Sud .. 89

La différence pour le thermomètre placé au nord et à l'ombre , et pour le thermomètre^ placé au sud sous l'influence des rayons solaires, est de 46 minutes, ou de 42 seulement en comparant les observations faites les mêmes jours.

Les masima de température pour les thermomètres B et C, sont arrivés à peu près exactement aux mêmes heures et ont suivi de 14 minutes les maxima pour le thermomètre A.

L'explication de cette différence semble se présenter naturellement. Les thermomètres, placés sous l'action directe du soleil, doivent e» effet réparer plus rapidement les pertes de chaleur faites pendant la nuit que les thermomètres placés au nord et à l'ombre , car ils subissent au plus haut point l'action combinée de la chaleur rayonnante qui peut être considérée comme agissant presqu'immédiatement , et de la chaleur de. contact qui se transmet beaucoup plus lentement par l'intermédiaire de l'air et des corps environnans. Or les différens thermomètres, pendant la nuit, descendent assez généralement au même point , tandis que les thermomètres , placés au midi et à terre , montent quelquefois à une hauteur double, au-dessus de zéro, de celle indiquée par les thermomètres placés au nord et k l'ombre : ainsi» j'ai vu les premiers thermomètres s'élever jusqu'à 50, degrés centigrades et au delà, pendant que les autres n'allaient guère à plus de 28o.

Pendant les trois derniers mois de l'année , le temps a été assez généralement couvert et pluvieux \ et comme les températures variaient peu, les pertes de la nuit étaient plus rapidement réparées et les

époques des maortma se sont rapprochées de midi. Od peut voir aussi, dans les tableaux de Padoue et de Leith, qui ont été cités plus haut, qu'en général les époques des mamima se sont plus rapprochées de midi pendant les mois où les variations de température diurne étaient -noindres.

Quant à l'élévation de la température^ on remarquera que, par des temps couverts ou humides, les thermomètres placés à la surface de la terre ont donné des indications un peu plus faibles que celui placé au nord et à trois mètres de hauteur au-dessus du sol ; tandis que le contraire avait nécessairement lieu par un ciel serein et sous l'influence des rayons solaires. L'humidité et Tévaporation dans le coutact du sol pouvaient être cause de la première différence.

Si nous considérons maintenant l'étendue des oscillations thermométriques dans l'espace de 24 heures, voici les résultats que nous avons obtenus, pour quatre années et pour les différons mois.

Différences det températures maximum et uâaivauïa pendant le jour.

MOIS

MOYEIfflE.

Janvier

Février

Mars.

Avril.

Mai .

Juin .

Juillet

Aofit.

Septemb

Octobre

Novenbi

Décembr

8;S3 B.ISS 6,46 8,07

MoiniaB ....

Nous pouTons jugeTj par ce tableau, que la Tariation des températures est plus sensible à Bruxelles, dans l'espace de 24 heures, qu'à Leitb ou à Padoue ; et cela s'observe pour chacun des mois de l'année. Si l'on construit la courbe qui , par ses ordonnées, indique les variations diurnes, tandis que les abscisses représentent les mois de l'année^ on trouve que sa forme est assez régulière, beaucoup plus du moins que ne le sont les courbes analogues, construites d'après les observations de Padoue et de Leith ( voyes la figure 1 ). Le calcul montre qu l'on a pour les époques

De Is Tariation minimum le Si décembre.

— maximum 7 juillet.

— moyenne S avril.

— — 1 octobre.

ainsi , les époques des variations maximum et minimum tombent un peu après les solstices d'été et d'hiver, tandis que les époques des variations moyennes se présentent environ huit jours après les équinoxes.

La variation minimum n'arrive que deux jours après le solstice d'hiver, tandis que la variation maarimurnse présente environ quinze jours après le solstice d'été. Les retards sont donc directement en rapport avec la hauteur du soleil sur notre horizon , et avec l'amplitude de la variation thermométrique en 24 heures.

Si nous passons maintenant aux variations annuelles des températures, et si nous cherchons d'abord les époques des plus hautes et des plus basses températures de l'année , nous trouverons, en faisant usage des documens recueillis en Belgique depuis plus d'un demisiècle ' , et en prenant la moyenne entre les jours qui ont donné, cha-

' Voyei l'aperçu hiitori^ue des observations de météorologie faites en Belgique jusqu'i ce jour, tome I des Annaki de l'obtenatoin de Britxellei, et tome VIIl des Mémoire» de l'académie royale de BruxeUe».

que année , la plus haute et la plus basse température ,

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