COLONNE
(Ligne 1) Eau de Mesteimd 1
Oindre l'homme avec cela, ainsi que tout le de sa maison: wim i
du miel sur le l'eu ('?).
L'officiant en chef dit :
(L. 2) 0 toi qui te lèves vivant à l'orient du ciel et dont la vie est la vie
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« AvwwA I I I I I I a W □ Il M*A »
par excellence, donne au ^Pharaqn^| v. s. f. de vivre, de se renouveler, (1. 3) de rajeunir à jamais [bis); sois loué parce que tu lui assignes (?) ce berceau excellent, qui le guérit de toutes les mauvaises choses inconnues, (1. 4) qui détruit tout ce qu'il ; que le bras de ces dieux l'affermisse; le ^Pharaon^ v. s. f. (1. 5) vit par son Ô Supti du matin ,
délivre-le de toutes les choses mauvaises de cette année, ne le livre pas à toutes les choses (1. 6) mauvaises, à tous [les prestiges] mauvais de cette
année, Hor [bis) Se^et
(L. 7) [C'est ici] la fin du charme [tiré] de la collection des livres magiques de la Maison royale.
L'écriture de la dernière page est trop indistincte pour que je réponde de la transcription et de la traduction des prières. Le texte est d'ailleurs écrit dans un hiératique de basse époque , assez difficile à lire pour qu'on me pardonne les erreurs que j'ai pu commettre dans le déchiffrement.
Les allusions théologiques contenues au Rituel de l'embaumement et au Livre de la Maison royale sont souvent trop obscures et trop incomplètes pour qu'il soit aisé d'en saisir le sens. Je me bornerai à faire, pour ces deux ouvrages, l'inventaire aussi complet que possible des notions mythologiques qu'ils renferment. J'ai rangé à peu près par ordre alphabétique les noms divins que j'y ai rencontrés, et j'ai consigné pour chacun d'eux les indications ou les faits nouveaux que nous a donnés l'étude des deux manuscrits. C'est un travail ingrat, mais dont on ne saurait contester l'utilité.
) Aàh. Le dieu Lune est identifié à ..^r,,^, Min ou Khein dans le Rituel de l'embaumement. Ainsi, p. vin, l. 19, à l'occasion d'un amulette qu'on devait mettre dans la main gauche du défunt, il est dit : « Mettre une autre enveloppe sur laquelle «sont dessinées une image de Râ tracée en couleur grasse et
une figure de Khem en argile délayée dans du miel, dessinée «sur cette étoffe pliée en douze. Ensuite tracer les légendes
de ces dieux en couleur noire, à savoir : «Tu as empoigné la « clarté du soleil, tu as saisi le dieu Lune. » Mettre [le tout] dans « la main gauche du défunt, de manière qu'il ait dans la main « la clarté du soleil, le dieu Lune, sa sœur Isis et Nephthys, et « qu'il les tienne en sa main droite, comme au temps où il était «encore sur la terre. » C'est J qu'on met dans la main du défunl et c'est ) J qu'il saisit; donc A hem et A ait' sont identiques. Cel amulette coulerait au défunl la faculté de rajeunisse-
Pajn mi OO Louvre. 1 0
ment perpétuel que possédait le dieu Lune : le défunt « re- « nouvelle sa jeunesse comme le dieu Lune '. » Après avoir saisi le dieu Lune, pendant la nuit, le défunt se lève dans la nuit comme Lune excellente dans la demeure de fête pour produire le repos après l'éclat et la fatigue du jour; il brille en cette terre comme la pleine lune : ^)5I^^i^*^2- Kheni accorde au défunt d'apparaître comme le soleil, à l'orient, et de se lever comme le dieu Lune au midi; il lui donne la bandelette de fln)^, la ville de la lane3.
!™ J> Ammon, est mentionné sous plusieurs de ses titres ordinaires : ^"Joj+Jinnij!, knovpacrovdrip, Ammon-Râ, roi des dieux \ I f™ i © i 1 m "1 "1 1 V 1 ^ i i Ammon-Râ , roi des dieux en Thébaïde 5, ^™ Ammon-Apt^. Dans ce rôle de
dieu éponyme du quartier de Thèbes où s'élevait son grand temple, Ammon porte d'ordinaire la dénomination de ^îtà S, Ammon dans Apt, on J5MiZ2 U Ammon dans les Apt; mais la forme \ ™ J ^2 J ■> Ammon-Apt, est loin d'être sans exemple. Le dieu adoré dans un temple, tantôt était déclaré habitant de ce temple, ^JJJJ JS^liiS* Ammon dans les Apt, |™ J!^h^EH©> Ammon dans Napata; tantôt identifié à ce temple dont il devenait leponyme \ JU j ^3 n 1 » Ammon-Apt, \ Tmt aZ > Ammon-Napata. Le papyrus n° 7 nomme Ammon : ^JJJJ ^JTi-HJii'^^ijioJ7? ^ mmon-Râ , seigneur du trône des deux pays, habitant les Apt 8. Le papyrus n° 3 l'appelle J * ^2^5* — , Ammon-Râ dans son apt, dans sa châsse9.
' Pap. n° 3, p. îv, 1. A- Voir p. ik- ' là. p. ix, 1. 6-8. Voir p. 4o,/h-
3 /e£. p. x, 1. 4, 5. Voir p. t\-j-
4 7c£. p. m, 1. 22; p. iv, 1. 3. Voir p. 23 ,
5 U. p. v, 1. i3. Voir p. 28.
6 Pap. n" 3, p. 111, 1. 22. Voir p. 23.
7 Variante : »>r! JJr seigneur des trônes des deux pays (Papyr. n° 7, p. 111, 1. 16). Voir p. 68.
8 Pap. n° 7, p. ni, l. 8. Voir p. 65, 66.
9 Pap. n° 3 , p. îv, 1. 2. Voir p. 24-
Les deux papyrus renferment des passages importants pour l'étude du mythe d'Ammon. Au papyrus n° 7, le dieu est invoqué sous une série de titres curieux : « Oh ! un unique, issu « du Nû, — plus Xû que les Xûs, — plus éternellement jeune «que les éternellement jeunes, — conçu hier, — enfanté aujourd'hui, — grand lion mystérieux habitant Manu, — lion « de Manû habitant dans Hût, — dont l'âme est au ciel, — le « corps au firmament, — dont la grande forme vit qui est dans « Hermonthis, viens en ta forme d'orage M » Un passage du papyrus n° 3 nous apprend ce qu'était la Panégyrîe de la vallée funéraire , dont il est si souvent question sur les monuments de Médinet-Habou. Tous les ans, le 29 du deuxième mois de S/mi '2, le dieu Ammon quittait son temple de Karnak, traversait le JN il sur une des barques sacrées attachées à son service, et débarquait dans le quartier des Memnonia 3. Il le traversait précédé de la corporation des choachytes, qui répandaient du sable devant lui 4, et s'arrêtait à des reposoirs construits à cet effet dans certains des édifices, notamment dans celui de \lcdinet-Habu 5. 11 parcourait la vallée funéraire (\^^<Ant), et allait faire des libations d'eau sur une table d'offrandes à son père et à sa mère °. On sait qu'en Egypte le culte des morts était très-développé : «Fais une libation d'eau à ton père et à ta mère qui sont dans la vallée funéraire, disait un philosophe «d'époque pharaonique; c'est chose agréable aux dieux, qui « déclarent prendre cette libation pour eux. Ne manque pas de » leur rendre de fréquentes visites, afin que ce que tu fais pour
' Papyrus n" 7, p, m, I. 8-10 Voir A.. Peyron, Pupyri GrtBciregii Taurinenses,
' Papyrus n* 3, p, m, I. a*a. Voir * Peyron, ibid.
|>. a3. ' Bru^'s(li, Hcvucil </<• monuments , t. 11.
1 Diodorc <le Sicile, I, ch. xlvii (cf. pl. LI, 3. Eustalhe . In lUad. A , p. 1 28, édit. roni.j ; 6 Pap. n" 3, p. ni , I. 11 . a3. Voir p. a3.
« eux, ton fils le fasse pour toi l. » Ammon, en allant faire des libations à son père et à sa mère, ne faisait que remplir ses devoirs filiaux; en cela, comme en bien d'autres circonstances, le dieu prêchait d'exemple aux simples mortels. Ammon, d'après deux passages de notre papyrus, visitait la tombe de ses parents tous les dix jours2; il faut en conclure que la grande panégyrie de la Vallée, célébrée seulement tous les ans le 29 du deuxième mois de Shât, marquait sans doute une date commémora tive, celle de la mort ou celle de l'ensevelissement du père et de la mère du dieu.
L'important est de reconnaître quels sont ici le père et la mère d'Ammon. Dans un passage du papyrus n° 3, il est dit au défunt : « Tu parcours sur tes deux pieds le sol de Thébaïde, « tu marches sur la terre de Thèbes, et tu vois Ammon en toutes «ses fêtes, et ton âme se joint aux Sesûrmû; tu vois Ammon- « Râ, roi des dieux, en sa panégyrie excellente du second mois « de Shât, le 29, et Ammon-Apt t'a fait une libation d'eau sur «une table à libations, tandis qu'il est dans la vallée funé- « raire faisant une libation d'eau à son père et à sa mère tous «les dix jours3. » Ainsi le défunt reçoit une libation d'Ammon quand Ammon est dans la vallée funéraire et qu'il fait une libation à son père et à sa mère. Pour que le fait soit possible, il faut que le père d'Ammon et le défunt soient une seule et même personne; or le défunt est Osiris, donc le père d'Ammon est Osiris. Cette interprétation se trouve confirmée par un autre passage du même papyrus, où il est dit du défunt : « Tu re- « çois une libation d'Ammon-Apt tous les dix jours4. » Le premier passage n'est qu'une paraphrase mythologique du second.
1 Pap. n° l\ de Boulaq, p. n, 1. 4-6.
2 Pap. n° 3, p. m, 1. 23; p. v, l. 4- Voir p. 23 , 27.
3 Pap. n° 3, p. m, 1. 2 1-23. Voir p. 23.
4 Id. p. v, 1. 3, lx. Voir p. 27.
—«->•( 77 )-ci"
La parenté d'Osiris et d'Ammon, et par conséquent leur identité, paraissent avoir été indiquées dans un fragment d'Eudoxe que nous a conservé l'auteur du Traité sur Isis et sur Osiris l. « Eudoxe raconte d'Ammon (-zrrsp; tov Atds), qu'au témoi- « gnage des fables égyptiennes le dieu avait les pieds soudés «l'un à l'autre et ne pouvait marcher; aussi vivait-il dans la « solitude par honte de son infirmité. Isis lui divisa et lui sé- « para les deux membres, et le rendit propre à la marche. » Les jambes des momies étaient appliquées l'une contre l'autre et enveloppées au point de ne former qu'une seule masse. Aussi dans le Livre des Morts est-il dit du défunt dans l'autre monde que Dieu lui ouvre les jambes et lui rend ses jambes. Le récit d'Eudoxe était sans doute tiré d'un mythe, dans lequel on représentait Ammon défunt et déposé à l'écart dans la Vallée funéraire. Isis, la protectrice et la revivificatrice des morts, lui ouvrait les jambes, comme elle l'avait fait à son frère Osiris, et cela avec d'autant plus de droit qu'Ammon défunt devenait un Osiris.
Dans les autres passages du papyrus n° 3 où il est question d'Ammon, le dieu ne joue plus qu'un rôle secondaire. Il est associé à Ptah' et à la déesse ^^pi^, Nebt h'otep '2; l'influence de ces trois divinités assurait au défunt dans l'autre monde l'usage de l'ouïe, la permission de respirer à l'orient, de recevoir des libations à l'occident à côté de son père dans la Demeure du dieu Seveh.
!bÇ J> Anubis est nomméy^ J ,7» °> Seigneur de Ti-Hor \ "|
1 De Isid. et Oririd. c. uni. Pyms <lu Louvre. papyrus tic Boulnq
1 Pap. n"3, p. v, I. î-.i-iG. Voir p. 98. donne également m mais inter
; /'/. p. ix. I. |5, p. x, I. 11, Voir cale au-dessus de la ligue, entre m cl p. et /j8. A la page X, le nom de la j^, un Bigle qui pourrait bien cire la
ville est écrit tpt © sana dans le pa- Forme abrégée de l'épervier 'Vk'
à^i* \ . , dieu grand dans 1 (le nom de la ville a été
laissé en blanc dans les deux manuscrits) , J^^J^, supérieur du mystère"2.
Anubis servait de messager à l'Osiris infernal. A peine le défunt était-il dans sa tombe qu'il élevait la voix vers Isis; Osiris l'entendait et dépêchait vers lui Anubis, qui venait l'appeler dans son cercueil et lui apportait l'essence du pays de Manu, qui rend les membres incorruptibles 3. Ailleurs, le défunt est appelé l'image d'Anubis aussi bien que la forme d'Osiris a; aussi bien le dieu s'était glissé sous la tête du mort par la vertu de l'hypocéphale, et de là avait pénétré dans le cadavre, où il entretenait le principe de vie 5.
Le chacal debout, passant, emblème d'Anubis, servait d'amulette. On devait tracer deux chacals affrontés, à l'encre noire, sur deux bandelettes consacrées l'une à Anubis, seigneur de Ti-Hor, l'autre à Horus, seigneur de H'ebennû; le chacal d'Anubis devait être mis sur la jambe droite, le chacal dessiné sur la bandelette d'Horus devait être posé sur la jambe gauche 6. Les deux divinités associées de la sorte perfectionnaient les bandelettes du défunt, lui donnaient l'usage de ses jambes 7; Anubis agrandissait son nom dans les nomes d'Osiris 8.
La forme d'Anubis connue sous le nom d'Ap-h'erû ou Apmatennû, V£ est identifiée à l'Osiris de Siyout. « Il vient à toi, « l'Osiris de Siyout, et ta bouche est la bouche d'Ap-h'erû dans «la montagne d'Occident, et Osiris crie à son fils Horô. » Il y a dans ce passage assimilation d'Ap-h'erû avec le défunt et avec Osiris de Siyout; l'Osiris de Siyout ne serait, en ce cas,
1 Pap. n°3, p. x,l. n. Voir p. 48. 5 Pap. n° 3, p. iv, 1. 7, 8. V. p. ad, a5, 53.
2 Id. p. iv, I. 7, 8 , 11. Voir p. 24, 25 c Id. p. ix, 1. id, sqq. Voir p. d3. et 53. 7 Id. p. x, 1. 9-11. Voir p. d8, do,.
3 Id. p. 111, 1. iq, 11. Voir p. 22. 8 Id. p. x , i. 1 2. Voir p. do,-
4 Id. p. îx, 1. 12. Voir p. à2. 9 Id. p. îv, \. 23; p. v, 1. 1. Voir p. 27.
qu'une des formes du dieu protecteur du nome Lycopolite, Apb'erû-Anubis.
"f > Am-lelu-k. Je ne connais pas cette divinité :
son nom n'est d'ailleurs mentionné qu'une seule lois dans le papyrus n° 3
^ , Art. Des yeux de la divinité émanaient toutes les forces et toutes les créatures. Aussi est-il souvent question dans le Rituel de l'embaumement de "ITJ, l'œil de Rd, et de ^ l'œil d llorus. L'œil de Râ est identifié successivement avec les deux déesses-uraeus du Midi et du Nord. \\ *% ^|f\j, Ncyeb , dans le Sud, qui est aussi Hathor, est la personnification de l'œil de Râ, seigneur des faces, ^"«^.l,; c'est en cette forme que son âme rajeunit l'âme du défunt, qu'Isis agrandit le défunt au lieu même où elle est née, la grande déesse dans sa chambre d'accouchement, et lui permet d'embrasser l'œil de Râ en paix2. IMCjj^^l^^^S, Udzit clans Bouto , est qualifié deT i IJM j i l'œil de Râ dans les champs 3. De l'œil de Râ émanent l'or, le miel u, la cire, " f *, 5 ; de l'œil d'Horus sortent l'olivier0, une liqueur, qui pénètre le cœur du défunt à jamais7, et le vêtement fjpo, que font au défunt les huiles « paisses dans lesquelles il est plongé : j J V ',7, J H | f* EEii^'W^ k vêlement sorti de l'œil d'Horus, liqueur excellenU de Sevek9.
jj^, Imii'otei' n'est cité que flans un passage, au milieu des
1 Pap. n" 3 , p. vi , I. 1 9 , 20. Voir p. 3 1 . 1 là. p. vi . I. io-i5. Voir p. 3o, 3i .
Id. p. vi. I. 5. Voir p. 3o.
' Id. p. iii.I. i o, voir p. aa.
' Pnp. n" 3, p. m, I. 5, 6. Voir p. 21 " Id. p. 111 , I. i o. Voir p. 22.
ht. p. il, )i 1 T). Voir p. 20.
Id. p. m, I. 13. Voir p. 22.
dieux qui forment le cycle d'Ammon-Thébain. Après avoir exposé que le défunt voit Ammon, le texte ajoute : «Tu unis «ton âme à Imh'otep, tandis que tu es dans la Vallée funé- « raire, et ton cœur se réjouit, parce que tu nê vas pas vers la « demeure de Sebek, et que tu es comme un fils dans la mai- « son de son père faisant ce que tu veux en Thébaïde »
Isis, et^^, Nephthys. Isis est appelée j * J \?\ f Isis de Coptes2. Elle est assimilée à Hathor-Ne^eb, et agrandit le défunt dans le lieu où elle est née, dans sa cbambre d'ac-
couchement : ^ i ; ^ ^ i - ffi p H ; J Z : ffi P n P 3- Le
titre de grande déesse, sert ici à désigner Isis; ailleurs
elle est appelée p ^ <j , la sainte k.
La déesse à laquelle Isis est associée le plus souvent dans le Rituel de l'embaume ment est sa sœur Nephthys. Toutes deux sont sœurs de ) J , le dieu Lune, c'est-à-dire d'Osiris-Lune ou de Khem-Lune. Leur image, tracée en couleurs fraîches délayées de parfum et d'eau de rose, était un amulette puissant qu'on mettait dans la main du défunt avec l'image de Khem- Aah et de Râ5. Les deux déesses, ainsi placées dans le cercueil, veillaient sur le corps de la même manière qu'elles avaient veillé pour leur frère Osiris. Elles pleuraient sur lui dans Mendès et dans Abydos, et son cœur se réjouissait6. Isis, sous la forme de A*»^' Sothis , était avec lui au ciel, et ne s'écartait plus de lui à jamais7.
Toutes deux, et surtout Isis, sont alliées étroitement àS^, H'api, le Nil, une des formes d'Osiris. Il fallait tracer sur l'en-
' Pap. n° 3, p. tv, 1. 1. Voir p. 2^-
2 Id. p. vn, 1. Voir p. 34.
3 Id. p. vi, 1. i4, i5. Voir p. 3i.
" Voira iPJ.lJ.
5 Pap. n° 3, p. vu, 1. i3-i5, 18, 19. p. 34.
9 Id. p. ix , \. 5 7. Voir p. /jo, ài. 7 Id. p. îx, 1. 4-7. Voir p. /jo, Ai-
veloppe extérieure de la main gauche une figure de H'âpi et une figure d'Isis dessinées avec des couleurs pures sur une étoffe pliée en six; en plaçant cet amulette dans la main du mort, on était sûr que les deux divinités ne le quitteraient plus1. Isis ainsi empoignée par le défunt était identifiée avec Neith : ^.J^l^r^^' ^a ^eith qui est dans les mains du mort '2. Les deux déesses Isis-Neith et Nephthys étaient censées préparer le linceul : Isis, IH£"e^, roulait, et Nepthys , ff) P lissait le fil qui servait à faire les bandelettes 3, et une divinité dont le nom est malheureusement à moitié détruit tissait l'étoffe. Le défunt ainsi vêtu avait droit à la protection des déesses : il criait vers Isis du fond de sa tombe, et Osiris, entendant sa voix, envoyait Anubis à son secours'1. Il recevait la sueur d'Horus et la liqueur 31 f* EH d'Isis, qui le préservaient de la décomposition 5.
nitJ Uazit et JJ^ÎpJ Ne^eb. HJJJ est appelée dame de bio Pâ et de I^H^^© ^niml, c'est-à-dire dame de Boulo dans le Delta. Elle est associée alors à Horus du Delta, ^ 'JM4>m' II"'"* dans les joncs0. Elle est la fille de Râ, l'œil de Râ dans les champs7, l'Uraeus vivante qui couronne le front du dieu. Remarqùez l'emploi simultané du singulier et du pluriel pour désigner le même personnage divin :
^T«;jv=;MT<-jxi;i;!kn
1 Pnp. n°3, p. VII, I. ia-'l5. Voir p. 34- '" Pap. n" 3, p. vin , I. j. Voir p. 35".
1 là p. vu. I. a3. Voir p. 35. ' M. p. vi . 1. 5; p. VIII, t. g. Voir p. 3o
Id. p. vin, I. î. Voir p. 35, note i et p. 35. 36. ' Id. p. n, I. il. Voir p. |'Q, 1 Id. p. vi, I. 5. Voir p. 3o.
I';i|)\rus du Loutre i i
l i I mJ jk i J c- □ I I I 1 1 Jr / — ^ <^S * l O îJ avw^a
Elle vient à toi, la déesse Uâzit, sous forme d'Uraeus vivante pour oindre ta tête de leurs flammes. Elle apparaît sur ta tête à gauche, elle se lève sur ton front à droite sans bruit; elles se lèvent sur ta tête en toute heure comme elles font à son père Râ, et l'effroi que tu inspires s'agrandit grâce à elles parmi les mânes vénérables, l'épouvante que tu répands se produit parmi les âmes sages, [parce que] ta tête reçoit leur apparition et que ton front devient le lieu où elles s'établissent sur ta tête, comme le Soleil, sans s'écarter de toi à jamais.
ïM»i^ est un nom commun qu'on donne aux deux Uraeus divines et royales, ou plutôt c'est une déesse en deux personnes : l'Ureeus du Midi et l'Uraeus du Nord, les deux Uraeus attachées au diadème des monarques éthiopiens. Il y avait donc en fait deux Uâzït, ""f\?îpîfl, l'Uâzït du Midi et l'Uâzït du Nord.
L'Uâzït du Midi est plus connue sous le nom de ]\*% Ney^eb, dame de la ville de}J J*% Q,Neyeb, YEilithyïa des Grecs2. Gomme sa sœur ]\\ * ij , Uâzït , \ J *% ^ J , Ne^eb , est une Urœus vivante, qui se manifeste sur la tête du défunt pour détruire ses ennemis par ses flammes. Comme sa sœurj^J, elle est
1 Pap. n° 3, p. v, 1. 5-8. Voir p. 27, 28. — * Id. p. vu, 1. a3. Voir p. 34, 35.
la sœur et l'œil de Râ1. Un des titres les plus ordinaires de l'Hathor de Dendérah est de même, 2^^- Aussi bien Ne^eb, dame du Midi, et Hathor ne font-elles qu'un : \ \*% ^nJH^v5"! ^?°0n«=L%fj?2- Quand l'œil de Râ vient vers le défunt, c'est sous la figure, c'est sous la forme de cette Hathor-Ne^eb ,
JU~TJTi.,:,^^'P?I¥^^UP?^Pi3, et pour lui apporter la bandelette sacrée de son grand sanctuaire de
Dendérah : M^^^iy^'Z^'-
Le rôle de Ne^eb et celui d'Uâzït à l'égard du défunt sont entièrement identiques. Elles se dressent sur son front comme elles font sur le front de leur père Râ pour brûler et anéantir ses ennemis5; aussi mettait-on sur le front du défunt une bandelette de Ne/eb dans la ville de Ne^eb °. Le natron émanait de Ne^eb7; aussi le défunt reçoit-il le natron venu de la Vallée funéraire, purification venue de la ville de Ne^eb, et la déesse Ne^eb veille sur lui dans l'Ament s. Uâzït de Bouto, accompagnée d'Horus dans les joncs, apporte au défunt un phylactère de foin, amulette excellent d'Horus lui-même; elle accueille son bras, se met en face de sa main, protège ses doigts et lui assure de la sorte l'immortalité bienheureuse9. L'âme de Neveb rajeunit l'âme du mort et change sa face en une lace excellente aux deux yeux rayonnants de lumière
Kl
J Osiris. L'identification complète du défunt avec Osiris est marquée par les traits suivants. Le défunt est l'image d'Osiris", accomplit ses transformations et rend son nom il-
1 Pan. n" 3, p. vi , I. i Voir p. 3o, ' Pap. n" 3 , p. iv, 1. g. Voir p. a5.
3l. ' ld. p. x , I. 1 6 , i 7. Voir p. 5o.
' ///. p. vi, L 11. Voir p. 3o. ' ld. p. vu. I. aa, a3. Voir p. 34, 35.
ld. p. vi, I. i3. Voir [). Si. * ld. p. vin , 1. g-i 1. Voir p. 35, 36.
1 ld. p. vi, I. 1/,. Voir p. Si. 10 ld. p. vi, I. l3. Voir p. 3o.
1 ld. p. vi, I. ia, 1 3. Voir p. 3o. " ld. p. ix, I. 13. Voir p. 4a.
lustre dans les trente-six nomes consacrés à Osiris \ s'unit à Osiris dans la grande salle d'assemblée (HnJL.J, sous l'm~ fluence de l'onction funèbre2. Les substances dont on enveloppait la main du défunt étaient au nombre de trente-six, à cause des trente-six dieux parmi lesquels il se manifestait au ciel et des trente-six nomes dans lesquels Osiris fait ses transformations 3. Le défunt est vêtu de bandelettes par les dieux et les déesses de la même manière qu'Osiris l'avait été par Horus lui-même4 : dans cette circonstance, Horus avait servi de p*»^ 2) et fait l'opération du V'| pour son père 5. Le défunt se met en marche pour comparaître devant Osiris6, reçoit sa voix devant le dieu, se justifie devant lui et devant les deux Ma7, reçoit des provisions d'Osiris , tandis que le dieu grand lui donne des souffles 8.
Osiris intervient sous différents titres et se trouve assimilé à diverses divinités. Il est :
10 J'ksJîIX©,! JSE'ksJT© Osiris dans le nome coptite, dieu grand dans Coptos, est identique à ,,-t",, J, Min ou Khem. 11 vient alors au défunt, lui apporte les humeurs issues de lui-même, la résine de ses membres, la pierre divine du nome de Tes, comme il fait à ..-^-..J lui-même9. Ailleurs la main du défunt devient parfaite par la vertu des essences d'Osiris 5^f,* * j ® j, de la résine venue de Coptos et du nome coptite kôJTk©^n,©10.
2° i • JSl^V'Ï^T© Osiris dans Siyout, peut-être identique à Anubis ll. La voix du défunt retentit dans Siyout : Osiris de Siyout vient à lui, la bouche du défunt devient la bouche
1 Pap. n° 3, p. vu, 1. îo, n ; p. x, 1. 12. Voir p. 33 et p. 4g.
2 M. p. ii, 1. 7, 8. Voir p. j 8 , 19.
3 Id. p. vu , 1. 10,11. Voir p. 33.
4 Id. p.x, 1. 10. Voir p. 48.
5 Id. p v, 1. 20, ai. Voir p. 29.
6 Pap. n° 3, p. x, 1. i5. Voir p. 4g.
7 Id. p. vin, 1. 3. Voir p. 35.
8 Id. p. 11, 1. 1. Voir p. 18.
9 Id. p. vi, 1. 8-10. Voir p. 3o.
10 Id. p. vu, 1. 22. Voir p. 34-
11 Voir à|a eJ, p. 78, 79.
d'Ap-heru clans la montagne d'Occident, et Osiiïs parle à son fils Horus1.
3° i * J Osiris-Sokaris, résidant dans le nome memphite à 10 q , la ville du mur blanc2, età ^^T^q, An^tâ-uï, auprès des portes sacrées ^ P Dans ce rôle, on dit qu'il est ^
b fni^vx dans le coffre de passage, c'est-à-dire dans sa châsse funèbre. C'est une allusion aux peintures où Ptali-Sokar-Osiris est représenté sous forme de momie debout au fond d'un naos. Le défunt opère sa transformation en épervier d'or aux portes vénérables d'An^tâ-uï auprès d'Osiris dans le coffre de passage; il mange et boit dans le Mur blanc auprès dOsiris-Sokaris, dans la fête de Sokaris dans le coffre de passage 3.
4° j 9 ci \ & Osiris dans la ville du chef, c'est-à-dire
Osiris dans le lieu où il ressuscite, est mis en rapport avec la déesse T'^bC»'J- Cette déesse fait que le nom du défunt soit vu dans le Duàû, comme Osiris dans la demeure du chef4. Je ne sais s'il faut identifier cet Osiris avec j «1.1 J^h-^. * A. Osiris dieu grand dans la grande demeure5, jj'Jl^jn^J*0, Osiris dans la grande résidence, Osiris au tombeau.
5° Xent-Ament et "IJ^T'f1^ 1° (^eu grand, sei-
gneur d'Ament. — Le défunt plaide sa cause au prétoire de Seb, par-devant le dieu grand seigneur d'Ament7; il reçoit le sommet du crâne (?) de Xent-Amen! dans Mendès et dans \bydos8, le liquide de Xent-Ament, qui n'est autre que la résine de Coptos9. Hor-supti lui donne de voyager heureusement sur la terre d'Occident comme Xent-Ament10.
1 Pap. n" 3, |>. IV, 1. 22; |>. v. I. 1 Voir p. 26 , 27.
: Id. p. v, I. |5. Voir p. 28.
1 Id. p. m. I. 'jo. Voir p. 23, note 3 1 Id. p. v, I. l3. Voir p. 2H.
Id. p. ix . I. i 3. Vorr p. /12.
0 Pap. n° 3 , p. v, 1. à . 5. Voir p. 27 ~ Id. p. iv, 1. kj, 20. Voir p. 26.
s Id. p. v, 1. 1 . Voir p. 27.
' Id. p. ni , I. G. Voir p. 2 1 .
" Id. p. x, [, 8. Voir p. 48.
6° le diea grand, le dieu par excellence. — Le défunt reçoit les fleurs an^-amû issues d'Osiris, la résine issue du dieu grand, la gomme émanée d'(UnnowerJ| véridique L; il entend la parole du dieu grand, et Thot lui fait une résidence dans la demeure du chef2; il cueille la plante """s* du dieu plus grand que lui ~| 3 S ^ dans Abydos, et ses membres sont mis en fête par la liqueur émanée de ce dieu 3, et la plante ~ 5^^m du dieu grand pénètre dans ses membres4. Le souffle du dieu grand perfectionnait les membres du défunt5.
7° Ie seigneur des seigneurs, JLwMïTï ^e grand des
provisions. — «11 vient à toi, le seigneur des seigneurs, le « chef des craintes pour t'apporter la résine de Pount, et les « grains de myrrhe venus en profusion du Ta-nuter6. »
8° L'âme d'Osiris se pose sur l'arbre \ ™ | j * ® j As' ta de Râ 7, l'âme du dieu grand est odorante 1 V jf* i i S 8-
9° t\ ^i!,® le tombeau d'Osiris dans Abydos. — « Tu pé- « nètres sur tes jambes dans YArecj-h'eh'u, et tu vois Osiris dans «la grande résidence 9. — On te fait des cérémonies à YÂrecj- « h'ek'u 10. » Le tombeau d'Osiris clans Mendès paraît être mentionné au passage suivant : Jl "W^'k^a-^r'kf f I> (( i[ «vient à toi, le gardien du tombeau dans Mendès n. » Ailleurs le tombeau d'Osiris paraît être appelé simplement ^j® j, la demeure d'Osiris ou la grande demeure, la résidence d'Osiris. Les doigts du défunt, une fois dorés, rayonnaient dans la demeure d'Osiris 12.
Un passage du papyrus n° 3 rappelle en quelques lignes
1 Pap. n° 3, p. X, i. 17. Voir p. 5o.
2 Id. p. v, 1. 11. Voir p. 28.
3 Id. p. vin, 1. 5, 6. Voir p. 35.
4 Id. p. vi , 1. 6. Voir p. 3o.
5 Id. p. n,l. i. Voir p. 18.
6 Id. p. vi, p. i5, 16. Voir p. 3i.
7 Pap. n° 3, p. x, 1. 7. Voir p. k"]-
8 Id. p. 11, l. 3. Voir p. 18.
9 Id. p. v, 1. A, 5. Voir p. 27.
10 Id. p. vin, 1. 6. Voir p. 35.
11 Id. p. 11, 1. 8, 9. Voir p. 18.
12 Id. p. m, 1. 18. Voir p. 23.
les principales résidences d'Osiris en Egypte et résume assez bien le rôle qu'il jouait à l'égard du défunt : « 0 adorateur dans « H'â-benben, les cris de ta bouche ont retenti dans Siyout : « il vient à toi, l'Osiris de Siyout, ta bouche est la bouche d'Apte h'eru dans la Montagne d'Occident, et Osiris crie vers son ■ fils Horus. L'huile te donne ton œil dans Mendès et dans « Abydos, ainsi que la tête (?) de Xent-Ament, et Osiris vient «à toi dans Mendès, il écoute tes paroles dans Abydos, il te « donne une place excellente de purification, un lieu excellent «d'ablutions dans Mendès, une se'pulturc excellente dans «Abydos; elle t'accorde qu'on visite ta syringe, qu'on pare ta « stèle funéraire dans le Rostà de Niwu-Ur '. »
Plusieurs des substances qui servaient à l'embaumement passaient pour provenir d'Osiris. Tels étaient le cèdre et son essence ^ ^7 ^ * | i \ la plante ^i'^f* et la gomme3, la plante ~ la plante " s J 5, la résine6. Les membres divins "| ! sont les membres vrais d'Osiris 1 S r~!' ' ' i s à""* E T. ' . La sueur issue de ces membres et ces membres eux-mêmes pénétraient le corps du défunt8, et, s'identifiant à lui, l'identifiaient à Osiris.
La palme était consacrée au dieu, ou plutôt était le dieu lui-même i^ît JLt^ mJ • J|9, On vœt' en effet, sur la tête d'une des formes d'Osiris, Osiris-Sep, deux pousses de palmier, (\ul expliquent le passage de notre papyrus. Le rôle et la nature du dieu P4h- Sep, n'ont pas été bien définis jusqu'à présent. Je pense qu'il faut rapprocher ce nom divin du
1 P<>p. a* 3, p. iv. I. sa; p. v, I. a. Voir 6 Pap. n° 3, p. x, I. 17. Voir p. 5o.
p. 27. ' ld. p. III, L 17. Voir p. a3.
ld. p. 11. I. io< Voir p. kj. * ld. p. 11, I. 16 et p. m, I. 17. Voir
1 ld. p. x, I. 17. Voir p. f)0. p. :>.o et p. a3. ' ld. p. vi, I. G. Voir p. 3o. ' ld. p. vu, I. îa. Voir p 34.
1 ld. p. vin, I. 5, 6. Voir p. 35.
mot débris, reste , fragment, et voir dans Osiris-Sep l'Osiris en lambeaux, l'Osiris démembré par Set et reconstitué plus tard par Isis. Le déterminatif sous sa forme «+~ s'applique en effet aux parties démembrées du corps; sous d'autres formes qui représentent un rameau, il ferait allusion à l'Osiris végétant des amulettes, c'est-à-dire à l'Osiris renaissant après sa mort violente. Le dieu Sep est imploré par le défunt dans H'ebït1; la liqueur issue de la palme, c'est-à-dire d'Osiris pénétrait les membres du défunt 2. Je ferai remarquer en passant que le dieu Sep se trouve mentionné dans un passage du papyrus magique Harris, où M. Cbabas ne paraît pas l'avoir reconnu : "ft ^ 1 J ° M .", J "T" 1m 3 * — 3 0 ce dieu Sep, ce dieu-débris, qui fait son propre corps.
f^pj Mât. Elle est donnée au défunt dans H'ebït par la vertu de l'huile d'embaumement4; le défunt justifie sa parole par-devant les deux Mâ 5.
..-T",, J Min ou Khem. Identifié avec le dieu Lune, ainsi que nous l'avons vu plus haut6. Il est qualifié : "^h^© et "] J ~P * 1 11©. Son image tracée sur un linge servait d'am ulette : « Mettre « une enveloppe sur laquelle sont dessinées une image de « Râ tracée avec de la couleur grasse et une figure de Khem «en argile délayée dans du miel, dessinée sur cette étoffe « pliée en douze 7. » La main droite du défunt devait être enveloppée avec les bandelettes « d'Hor-men-ûï, seigneur de «S'edennû, de Khem-Aah dans Mapu, de Supti-Hor, sei-
1 Pap. n° 3 , p. iv, J. 4,5. Voir p.
- Id. p. vin, 1. i4. Voir p. 36.
3 Papyrus magique Harris, p. ni., 1. 3.
" Pap. n° 3 , p. iv, 1. 22. Voir p. 26 , 27.
5 Pap. n° 3, p. vin, 1. 3. Voir p. 35.
6 Voir p. 73, à ) J.
7 Pap. n° 3, p. vin, 1. 18, 19. Voir p. 33.
« gneur d'Orient, qui sont les dieux au bras puissant parmi « les dieux l. »
Dans un autre passage, il est associé aux dieux de Coptos pour anéantir les adversaires du défunt2. Osiris, dans le nome coptite, dieu grand dans Coptos, habitant Hât-nub (la ville cl'or) , J - J HfcoJ 7, "T, q 1 J S *ksJ Ta'Hn^n, apporte au défunt la pierre divine qui est dans le nome de Tes, comme il fait à Xem lui-même 3. Je ne sais pas quelle est cette pierre qu'Osiris de Coptos apporte à Xem et au défunt.
UAlh J Ne^eb. Voir àlUîiJ.
>Zmi M (Le). Appelé ^S=Jtt^!^JlllJi,Ar«, le grand (ou le vieux), père des dieux. Le défunt se plonge en lui'1. La bandelette consacrée à Sebek, dieu de S'ed, revêt les membres du défunt, de même que le ]\û5; la bandelette de la maison de Sebek le guide quand il voyage sur leNû6.
T^ât-j Nebt-h*otept vient au défunt dans l'Ament, prend ses bras, affermit ses jambes, le fait craindre par ses enchantements dans H'ebït, l'exalte dans " T . g ' ^a ncbtb'otept, perpétue son nom dans le ciel inférieur, comme celui d'Osiris dans la demeure du chef '. La bandelette de Nebl-b'otept devail être placée sur la nuque du défunt .
^ , j Neith, Elle est identifiée avec Isis. Il est dit, en effet,
1 l'on. ii° 3, [>. vin, I. :>. 1 . 22. Voir Pan. Il" 3, |>. II, I. i'i>. Voir |>. ■>.
p. 38. " ld. p. m, I. ta. Voîrp.
3 ld. p. vi, I. io. Voir p, 3o. ' ld. p. v, I. i2, i3. Voir p. 28.
1 1U. p. vi, I. (). Voir [>. 3o. 1 /'/ [>. iv, I. lOi p v I. 12. Voir
1 ld. p. vil, I. 21. Voir p. 3/|. p. 25 et p. 28.
Papyrus du Lou\ rr. i i
qu'on doit mettre dans la main du défunt, en guise d'amulette, un linge sur lequel sont tracées la figure d'Hâpi et celle d'Isis 1. Or, dans la suite du texte, on trouve la phrase suivante : PI',.," IZ 1* -d n Frf U!! » Ette te perfectionne la ISeith que tu as dans la main'2. La Neith que le défunt a dans sa main est Ylsis qui est peinte sur la bandelette. En sa qualité d'Isis, Neith faisait pour le mort les cérémonies magiques qu'elle avait accomplies pour Osiris , IT» ^ 2"^" ^ ®, Neith a veillé pour toi clans Tesût 3.
En tant que déesse cosmique, Neith représentait la matière inerte et ténébreuse d'où le soleil sortait chaque matin. Les portes de l'horizon oriental s'appelaient *1^<2 /ft *B 5^ ^ J , les portes excellentes de Neith. Il est dit au défunt : «Râ se lève « pour toi aux portails de l'horizon, aux portes excellentes de •
«Neith,» ejTJTJt-VirnT^i^V/riW^J4-
^r»fj Nut. Le défunt est «comme Sah'û (Orion) au sein «deNût,»le ciel5. Son âme vit «comme Sah'û au sein de «Nût6.»
JJ J Ptah. Il est nommé lii^efi^i^Vr-D' Ptah. dans le coffre de passage. C'est probablement Ptah-Sokaris ou Ptah- Sokar-Osiris , qui, sous le nom de Sokar-Osiris, est aussi dit !lk d 1 rb A x ri- Il est associé à Ammon-Piâ , roi des dieux dans Thèbes 7, et se trouve nommé ailleurs, dans le titre si connu de Sep^et, Y aimée de Ptah' 8<
La maison de Ptah' et les chefs divins qui s'y trouvaient, j j J ! JL ~1~ ! '"7 !L sont nommés dans notre papyrus9. Le dé-
1 Pap. n° 3 , p. vu , l. 1 4 , 1 5. Voir 5 Pap. n° 3, p. ix, 1. 7, 8. Voir p. ài. p. 3d. 6 U. p. vin, i. 3. Voir p. 35.
2 Id. p. vu, 1.23. Voir p. 35. 7 Id. p. v, i. i3. Voir p. 28.
3 Id. p. iv, 1. 6. Voir p. ik- 8 Id. p. vi, 1. 2. Voir p. 29, 3o.
4 Id. p. 11, 1. 1 2. Voir p. ig. 9 Id. p. Vu , 1. 6. Voir p. 32.
funt devait plaider sa cause devant eux comme devant les chefs de la maison de Râ1; et Se^ct célébrait des cérémonies à l'avantage du défunt dans ^ ■ f ^ 2.
f J RÂ. Sous l'influence de l'onction funéraire, le défunt s'unit au grand disque solaire3, et se manifeste en qualité de Râ u : il reçoit alors du dieu Khem la permission de se lever sous forme de Râ à l'orient du ciel5. 11 est comme le soleil, se levant et se couchant sans s'arrêter à jamais6, son œil voit de même que Râ au ciel 7 quand l'huile épaisse vient à lui; Râ lui fait un trou à la narine, et son nez est perfectionné par l'huile divine, de manière à suffire à la respiration de Râ luimême 8. Râ se lève pour le défunt au portail de l'horizon, à la porte excellente de Neith °; il brille pour lui dans le naos de sa barque, répand pour lui sa clarté 10 , lui donne l'or émané d'Osiris11. Les pleurs du défunt identifié à Osiris sont comparés aux rayons de lumière du soleil qui se lève sur toute terre12. Les Uraeus divines se dressent sur la tête du défunt comme elles font sur celle de Râ, sans plus s'écarter de lui à jamais 13.
Diverses substances étaient censées provenir de Râ : les liquides ^| f* | qui entrent dans le corps du défunt '\ les fleurs f T m l5i '(> parfum ,* "J, delà graisseou des couleurs grasses * ''. Les couleurs naturelles du défunt lui sont rendues par
1 Pap. n° 3, p. vu, I. 6. Voir p. 32. 10 Pap. n° 3, p. x, I. 9. Voir p. 48.
* Id. p. vi, I. 4. Voir p. 3o. " Id. p. VIII, I. 2. Voir p. 35.
Id. p. 11 , I. 7. Voir p. 19. l: Id. p. a , I. 6 , 7. Voir p. 4o . 4 1 .
1 Id |>. il, 1. 8. Voir p. 19. 11 Id. p. v. I. (i , 7. Voir p. 28.
1 Id. p. x , 1. 4 , 5. Voir p. 47. 1 ' là. p. 11 , I. 3. Voir p. 18.
' Id. p. m, I. i3. Voir p. 22. 15 Id. p. VI, 1. 6. Voir p. 3<>.
' Id p. iv. 1. 20. 21. Voir p. 2G. 16 M. p. x, L 16. Voir p. 5o.
' Id. p. vi , I. 2 i . 22. Voir p. 3 1 , 32. 17 Id. p. ix , I. 8 , 9. Voir p. 4 1
* Id. p. ii.l 12. Voir p. 1 9.
l'influence des couleurs pures employées à la fabrication des amulettes, et qui sont la liqueur 31 f* \ de Râ éternellement1; les /*! issues de Râ viennent au défunt pour perfectionner et pénètrent en lui 2, de même que ses charmes %
j-f^sous l'influence de l'huile3. L'arbre sacré \~,\, sur lequel se pose l'âme d'Osiris4, esta côté de Râ dans l'horizon éternel 5. Pour mettre à l'abri de la destruction la main gauche du défunt, on y plaçait un amulette consistant en une image de Râ et en une image de Khem. L'image de Râ était tracée en couleurs grasses; celle de Khem, en argile délayée dans du miel, avec une légende en couleur noire : « J'ai empoigné la lumière « du jour; j'ai saisi la lune. » Ici la lumière du jour est figurée par l'image de Râ, et la lune par l'image de ^j- Khem6.
La maison de Râ, ^7® £ , fournissait des bandelettes7, et le défunt devait comparaître devant les chefs divins qu'elle renfermait comme devant les chefs de "y3* f la demeure de Ptah8. L'huile sacrée, la déesse huile, faisait fleurir la place du défunt dans ^® J9. Les enfants de Râ, les ffiP\ j ® ^, sont nommés en deux endroits du papyrus 10.
Râ est identifie implicitement avec Harmakhis dans Hebit ^©lli le phénix était une de ses formes, J^ç^ JS^3» que ^e défunt revêtait par la vertu de l'embaumement 12.
•J^j Seb. L'huile d'embaumement rend au défunt son nez pour respirer, comme Seb, l'odeur excellente aux na-
1 Pap. n° 3 , p. vin , 1. 1 4 , 1 5. Voir p. 36. 1 Id. p. ii, 1. 2; p. m, 1. 17. Voir p. 18 et p. 23.
s Id. p. 11, 1. i3, i4- Voir p. 19.
4 Id. p. x, 1. 7. Voir p. 4.7.
s Id. p. x, 1. 1. Voir p. 46.
* Id. p. vin ,1. 19,20. Voir p. 38.
7 Pap. n° 3, p. v, 1. 5. Voir p. 27.
8 Id. p vu, 1. 6. Voir p. 32.
9 Id. p. vu, 1. 17. Voir p. 34.
10 Id. p. ix, 1. 23 et p. x, 1. 1 . Voir p. 46.
11 Cf. le passage p. iv, 1. 9, avec le passage p. V, 1. 5. Voir p. 2 5 et 27.
12 Pap. n° 3, p. x, 1. 19. Voir p. 5i.
rines1; les substances préservatrices, résine de Phénicie, poix de Byblos, etc., sanctifient les pas du défunt dans la salle de Seb2, où il plaide sa cause par-devant le grand seigneur d'Ament3. Le mort reçoit la sueur de Seb'1. Dans la huitième heure de la nuit le Pharaon est identifié avec Seb, qui présidait à cette heure 5. Seb avait pour cette occasion le diadème blanc 6.
Sebek. L'huile d'embaumement, vêtement sorti de l'œil d'Horus, liqueur excellente de Sebek, vient au défunt ainsi que la bandelette sacrée de "y1^ J et la bandelette de ^ J 2 ~ Sebek S'edti , Sebek de Crocodilopolis7. Le défunt, embaumé selon les rites, ne va pas dans la demeure de Sebek8.
Sokar. Voir ci Osiris, Le défunt entend les écrits de la demeure des livres, le discours excellent de^^J9. — Les habitants d'Abydos viennent au défunt dans la panégyrie de Sokar10.
Sep. Voir à Osiris.
i J<L î Slpti-Hor. Voir à Hor.
1 A *%<J Sothis. Isis, pleurant le défunt, vient à lui sous orme de Sothis au ciel ,"| ^ *% J 1^ ^ , et ne le quitte plus jamais ".
PPjTq J Ji Sesùnnû (Les). Le défunt voit Ammon dans toutes ses lêtes, et son âme se joint aux Sesûnnû12.
Pap. n° 3, p. iv, I. ai, 2 a. Voir 7 Pap. n°3, p. (1,1. 19, a3;|>. 111, 1. îa. p. 2 G. Voir p. ao, ai, .2 a.
1 là. p. m, 1. i, a. Voir p. 2 1 . " ld. p. iv, I. 1. Voir p.
' ld. p. iv, I. i() , ao. Voir p. 26. * ld. p. vin , 1. 7. Voir p. 35.
' /'/. p. 11. I. ai. Voir p. .!0. 10 ld. p. vi , I. 17. Voir p. 3i.
1 Pap. n° 7, p. 11, I. 6. Voir p. Gi. " ld. p. ix, 1. 8. Voir p. l\ 1 .
' ld. p in. I. 1G. Voir p. 68. " ld. p. 111. I. ai, aa. Voir p a3.
Les PPTçiJl ne sont jam£ds mentionnés isolément. Dans tous les textes où ils apparaissent, on voit à côté d'eux un dieu plus puissant, auquel ils rendent hommage, ou qu'ils aident dans l'accomplissement de ses devoirs divins. Pour n'en citer qu'un exemple, au Papyrus magique Harris, un chapitre est intitulé :
\\ f • | mm ! ^ ç ^ © | | • <? 1 ~\ fl « V
Adoration à Ammon-Râ-Harma^is, qui devient lui-même — et possède la terre depuis qu'il a commencé, — par les Sesûnnû de la première neuvaine de dieux, — lorsqu'ils invoquent la sainteté de ce dieu vénérable, — Ammon Pautï-tâ-uï, - — à son lever au iVd de Nût (l'océan du ciel).
Cette adoration était : ^ X p p ~ \\ j j j ' f # « ^ g J *B J • ^ Mi! i ." 1Ji"^"p. . .*2, «prononcée par les Sesûnnû de «la première neuvaine de dieux, — les chefs qui implorent « le dieu qui est parmi eux » et ce dieu est Ammon 3. Le mot pp ie \ \â J S > traduit exactement , signifie les huit dieux. Ici ces huit dieux appartiennent à une ^TT!"!"!"!"!"!"! neuvaine de dieux
1 Papyrus magique Harris, p. ni, 1. 9 — p. iv, 1. 1.
2 M. p. iv, I. 8, 9.
3 Papyrus magique Harris, p. ni, 1. 9 — p. iv, 1. 1 ; p. vi, 1. 8 sqq.
complétée par Ammon Pautï-tàuï, le dieu qui est parmi eux : ils sont les huit dieux complémentaires de la neuvaine dont Ammon Pautï-tâuï était le chef. Généralisant cette observation d'après le témoignage des monuments, on peut conclure que toute ® neuvaine divine se composait : i° d'un dieu principal, seul nommé à part et donné comme créateur; 2° des J Jj ou huit dieux complémentaires, qui rendaient hommage au premier, et l'aidaient à l'accomplissement de ses fonctions divines. Il ne faudrait pas, d'ailleurs, prendre au pied de la lettre les nombres neuf et huit que semblent indiquer © et PP^ç. Le O se composait d'autant de dieux qu'on voulait lui en faire contenir. 11 y a des © de treize, quinze dieux et plus; de même il y a des PP£~e de Pms de huit dieux. Pour entendre ces expressions, il faut se rappeler que le dieu unique de l'Egypte, divisé en triades et en ne u vaines, restait toujours unique et pouvait multiplier ses formes à l'infini sans rien perdre de son unité. Il n'est pas plus étrange de supposer une neuvaine © en vingt personnes, qu'un dieu unique en trois ou en neuf. Si les PP£~ç sont Ie S moins un, il en résulte qu'il peuvent se composer d'autant de personnes moins une, que le © lui-même, de douze si le $ est de treize, et ainsi de suite. Les noms © neuvaine et PP£~<s huitaine se rattachent à la subdivision, par multiples de trois, du dieu unique; l'idée qu'ils tendent se rattache à la subdivision infinie et par nombres irréguliers que la métaphysique égyptienne faisait subir à la divinité.
Revenant au passage de notre papyrus qui a donné lieu à cette discussion, voici, je crois, de quelle manière il faut l'expliquer. Lorsque Vin mon apparaît dans ses fêtes, les huit dieux complémentaires de son cycle ou de sa neuvaine l'adorent a "envi; lorsque le défunt divinisé voit Ammon clans toutes 6es
fêtes, son âme s'unit aux huit dieux complémentaires pour adorer avec eux le dieu principal.
5*3 Sahu, Osiris-Orion l. Voir à ^j?^* j.
\°% J Se^et. Nommée j^^ri^î j, la grande amie de Ptah. La bandelette qu'on plaçait sur la tête du défunt lui était consacrée 2. Cette bandelette, qu'on disait être « une bandelette sait crée de la dame Uraeus, » défendait le mort contre ses ennemis. La déesse, qui y résidait, lançait de là sa flamme et consumait le corps de ses adversaires. Elle brûlait le cœur des impies et protégeait la marche de l'âme contre toute attaque 3.
P~ °t Set. Le défunt a un bon linceul fait du cuir de Set, et reçoit les couleurs émanées de Set4.
f|J S't. Le défunt reçoit la liqueur mystérieuse émanée de S'û5; son gosier est rempli des humeurs de S'û6; l'huile lui donne ses deux oreilles pour entendre ce qui lui plaît, comme S'û entend ce qui lui plaît dans H'ebït 7.
iiPîJ La Sacrée, la Favorite. Epithète de la plupart des formes féminines de la divinité égyptienne. Dans notre papyrus, elle s'applique à deux surtout de ces formes, Hathor et Isis.
C'est Hathor qui est nommée j)f P t J T" l £ \2 1 (1 f J d ! >
la très-sacrée ou la grande favorite, dame d'Occident, régente
1 Pap. n° 3, p. ix, 1. 8. Voir p. 4i. 5 Pap. n° 3 , p. n , 1. 2 1 . Voir p. 20.
2 Id. p. iv, 1. 11, 12. Voir p. 2 5. 6 Id. p. vi, 1. 22. Voir p. 3i.
3 Id. p. vi, 1. 1-4- Voir p. 29, 3o. 7 Id. p. iv, 1. 21. Voir p. 26.
4 Id. p. ix, 1. k, 10. Voir p. 4o, £2 et p. 9, note.
d'Orient. On la prie d'entrer dans les oreilles du défunt, de respirer dans sa tête, lorsqu'il se trouvera clans le Duàû. Elle lui accordera de voir de ses yeux, d'entendre de ses oreilles, de respirer de son nez, de parler de sa bouche, d'articuler de sa langue dans le Duàû; et alors la voix du défunt sera accueillie dans la salle de vérité et de justice, et il se justifiera dans la salle de Seb, par-devant le dieu grand seigneur d'Occident l.
Isis est nommée simplement 'jiP^i^. Le Nû apporte au défunt une bandelette de Pâ-Hapi, une pièce d'étoffe de Pâ-Shepsït; sur quoi le défunt saisit Hapi, empoigne Isis2. En effet, le manuscrit recommande de mettre dans la main de la momie deux pièces d'étoffes, sur lesquelles sont tracées les images d'IIapi et d'isis3.
~ J% ,J Taw.net. La graisse émanée de Râ, le miel émané de son œil, l'argile excellente ". . émanée deTawnet,
viennent au défunt pour perfectionner ses membres'1.
3^ j Tiiot. Le nom de ce dieu est écrit partout au moyen d'un sigle analogue au sigle démotique du même mot, et qui paraît avoir la même origine. Le dieu est mentionné surtout sous sa loi me de 2î£ i^f f » J i ^ Thot, qui juge entre les deux adversaires, 1 lorus et Typhon. Il est appelé ." "] "j ~| J j , celui qui réunit, celui qui pacifie les dieux, probablement par allusion à son rôle de juge entre Ilorus et Typhon. Son titre complet dans notre papyrus est : ^ J V}]^ Jj P^^m H Si J.&l ^^GnU^M©5, Thol, qui juge entre les deux
1 Pap. n" 3. p. iv, I. 16-20. Voir J Pap. n° 3, p. vu, I. ifa. Voir p. 34.
p. aG. 1 ld p. i\, I. (|. Voir p. âi.
1 ///. p. vu, I. ai, 22. Voir p. '6U- Jd, p. v. I. 17. Voir p. 29.
Papyrus du Louvre. i3
adversaires, le pacificateur des dieux dans Unnû, le dieu grand dans Abli.
Thot récite au défunt le Livre des soujjles, les discours de la demeure des livres, qui sont excellents pour l'Ament. Aussi le défunt entend-il la parole du dieu grand; une place lui est faite dans la demeure du chef, et Ap-reh'eh'uï lui rend la respiration par ses prières magiques l. Tandis qu'Anubis et Horus perfectionnent le maillot funèbre, Thot assainit les membres du mort par les enchantements de sa bouche 2, donne au défunt la bandelette de [[[©JL"©*' le lin excellent de Hah'esmen; récite sur lui les livres consacrés, lui détaille les chapitres; lui accorde de sortir pendant le jour de respirer pendant la nuit, de se manifester sur la terre à toute heure. Il veille sur le défunt dans la double demeure de vie (le sarcophage), lui donne des ornements dans la demeure des respirations (le sarcophage) à son lever dans la demeure excellente3. Il lui donne le sceau d'or fait avec l'or issu du dieu grand 4 et fabrique pour lui des couleurs excellentes afin d'illustrer son nom par écrit 5. Une bandelette de Thot Apreh'eh'uï est sur les deux oreilles du défunt6; l'huile d'embaumement rend la bouche du défunt semblable à celle de \ Jn^Tf»> Thot, qui pèse la justice 7.
Les habitants d'Hermopolis viennent au défunt dans la panégyrie de Thot 8.
il II v i i Chefs divins (Les). Le défunt se justifie par-devant les grands chefs divins qui habitent Hebit (un des
1 Pap. ii° 3 , p. v, l. 10 , 1 1 . Voir p. 28.
2 Id. p. Vu, l. 5. Voir p. 32.
3 Ici. p. v, ]. 17-19. Voir p. 29.
4 Id. p. vin , i. 2 , 3, Voir p. 35.
5 Pap. n° 3, p. vi, 1. i5. Voir p. 3i.
6 Id. p. iv, 1. 10. Voir p. 25.
7 Id. p. iv, 1. 22. Voir p. 27.
8 Id. p. vi, 1. 17. Voir p. 3i,
noms d'Héliopolis) , par-devant les dieux grands de Pâ-Râ et les grands chefs divins de Pa-Ptah '.
On trouve souvent de ce nom la variante iA^ç^i, dans laquelle la présence de ^ n'a pas été expliquée d'une manière satisfaisante. Peut-être faut-il voir dans i j un mot ayant la valeur de serpent, auquel cas deviendrait un déterminatif. En copte, le dérivé exact de serait ■^cu*^, qui
n'existe plus avec le sens de serpent. On pourrait rattacher à l'antique le mot 60^1, et5o^s, è'p7reoî;, repens, par substitution du 6~ au 2£ i : pour Ai*1""), comme pour __^\
serpent, naviguer et Le sens primitif du nom
des dieux il^olJj serait alors les dieux serpents. On sait quel rôle important les serpents jouent dans les mythes solaires, tantôt comme amis, tantôt comme ennemis du soleil.
"■* J H'api. Le dieu JN i 1 est associé, dans notre texte, à la déesse Isis, et probablement assimilé à Osiris. On sait, en effet, que, pour certaines écoles de théologie égyptienne, et surtout à l'époque à laquelle était écrit notre papyrus, « le Nil était «Osiris, et s'unissait, pendant l'inondation, à la Terre dont le « nom est Isis ~. » Eu ensevelissant la main du défunt, on devait se servir de bandelettes consacrées à J JLlll J i' ' 'api,
le chef des dieux ou Y aîné des dieux, sur lesquelles étaient tracées les ligures d'Ilapi et d'Isis de Coptos. De la sorte, ces deux divinités ne pouvaient plus quitter le défunt J.
Ainsi lié au mort, Hapi lui donnait l'eau de l'inondation sous toutes ses formes : 1 " £Ej "a" i » l'eau sortie d'Eléphaptine. D'après une tradition antique, le Nil prenait sa source entre Klépliantine et S\< n<\ entre deu\ montagnes situées sur les
' Pap. n° 3, j>. vu. I. 6. Voir p. 3a. — De Isidc el Osiride, c. xxxiv. — ' Pap. n° 3, |>. vu, I. 1 3- 1 3. Voir |>. 34-
deux rives du fleuve, et nommées, au témoignage du prêtre de Sais, qui donnait ce renseignement à Hérodote, Môphi et Krôphi. La moitié de ses eaux coulait au midi vers l'Ethiopie, l'autre moitié au nord vers l'Egypte l. Je crois que le J ^ de
notre texte renferme une allusion à cette prétendue source du Nil, et la suite des noms donnés aux eaux du fleuve semble confirmer cette opinion. Nous trouvons, en effet, 2° §|§$ ™ j, le Nil sorti des deux abîmes d'où jaillissait le fleuve; 3° J-Ç-^r^™!, le Nû sorti des deux montagnes Môphi et Krôphi, au pied desquelles se trouvent les «^^"j-, abîmes profonds d'Hérodote; ^^jEH^^ai*2^ la crue sortie de la châsse, paraît marquer le phénomène de l'inondation, et lé. p. f e^j, la châsse du dieu, serait un nom collectif, qui désignerait l'ensemble formé à Eléphantine par les prétendues sources du Nil, «™|-et S™ j; 5° J I Is^rV^l Is, l'eau vive sortie de la source, rendrait, sous une forme toute physique, 1 idée que le membre de phrase précédent rendait sous une forme religieuse. Le pJS^'kîin serait à {JJÔSmJ JS ce que le dieu Nil sortant de son sanctuaire est au fleuve Nil jaillissant de sa source. •
Le dieu prodiguait son eau sous toutes ces formes au défunt pour le rajeunir; il lui donnait un vêtement, une enveloppe fabriquée avec les plantes que l'inondation fait croître en abondance. Son activité unie à l'activité d'Isis assurait l'éternité au défunt : « Ton âme vit à toujours comme Sahû au sein « de Nût, et ton corps est stable à jamais comme la pierre des « deux montagnes» entre lesquelles coule le fleuve2.
^ j H'or. Les dieux et les déesses habillent le défunt
1 Hérodote, 1. II, xxvm. — 2 Pap. n° 3 , p. vu , 1. 18 ; p. vm, 1. 1. Voir p. 34 et p. 35.
comme a fait pour Osiris Horus lui-même l. Horus illumine Pî^Tl, les vêtements funéraires du défunt2, dont les doigts, une fois dorés, rayonnent dans la demeure d'Osiris, dans le sanctuaire d'Horus lui-même3; grâce aux charmes d'Anubis, le nom du défunt est grand dans les nomes d'Osiris et dans les temples d'Horus \ Osiris crie à son fils Horus5, qui accourt pour le défendre dans son rôle de «^JT !*^L3* — 3' et célèbre pour le défunt les mêmes cérémonies préservatrices qu'il avait accomplies pour Osiris5. — Différentes substances émanaient soit d'Horus \ soit de son œil ; Horus lui-même était parfois identifié avec les parfums dont on enduisait la tête des morts s
10 * J % J Hor-si-Isi est l'auditeur P*^^ de son père. I) ouvre la bouche du défunt au moyen de la formule qui se trouve dans tous les écrits sur argile, au moyen desquels il a ouvert la bouche de son père Osiris; il le sanctifie par les sanctifications de la dam me, et le purifie dans l'eau de jouvence. Il apporte au défunt la bandelette de la maison royale, la pièce d'étoffe fabriquée à Hnès, et le pare de lin dans la Vallée funéraire. Il remplit pour lui, comme pour Osiris, le rôle d'auditeur dans le Mur blanc, renouvelle son âme dans Abydos, adore sa personne dans Hipponon, renverse ses adversaires dàos Tes-Hor, fabrique pour lui des amulettes en bois de sycomore dans Matent, le fait entrer dans la ville du chef, implore son âme dans Nilopolis, et rajeunit son corps dans Panopolis. Il donne au défunt du foin nouveau dans Pa cl Tep, des couronnes de justification dans Abydos0.
1 Pap. n" 3 , p. X, 1. io. Voir p. h"J- ' Pap. n0 3 , p. x , I. 6. Voir p.
' Id. p. vin, I. a. Voir p. 35 ' Id. p. x, I. 16. Voir p. 5o
\<l. p. in, 1. 18. Voir p. s /(/. p. H, I. ty. Voir p. 18.
' A/, p, x, I. i3. Voir p. ' Id. p. v, I. SI — p. vi, I. i Voir
1 /'/. p. v, L li Voir p. a- pi 29.
2°J=.i!iiZ^0J!!^Tm Horus dans les joncs , Horus dans la basse Egypte, est associé à la déesse H| % J ^ © > Uâzit dans Bouto. Tous deux viennent ensemble apporter au défunt un phylactère de foin, amulette excellent d'Horus lui-même1. Horus donne au défunt de l'or pour ses membres, des couleurs excellentes pour les extrémités de ses membres; il améliore le teint du défunt par l'or, fortifie ses membres par le vermeil, et le défunt vit, vit à toujours, et il rajeunit, rajeunit à jamais 2.
3° ^ JL Horus, seigneur de vie, accomplit des cérémonies préservatrices pour le défunt3.
!\° \ Jf^7 lirTo&Ift^F''9"0^ ,m- G Horus, seigneur d'H'ebennû , dieu grand dans Meb't, est associé à Anubis. L'image de ces deux divinités, dessinée sur des bandelettes, et placée, celle d'Horus sur la jambe gauche, celle d'Anubis sur la jambe droite du défunt, était un amulette des plus puissants. Horus, en cet emploi, était représenté sous forme de chacal debout et passant \% k. Il apportait au défunt la bandelette dans Meh't, l'étoffe mystérieuse dans H'ebennû, une enveloppe d'étoffes d'Edfou; lui donnait un vêtement de combat, un linceul d'attaque (?), carie défunt est comme un taureau de combat vaillant dans l'Ament, et va pour lutter en présence d'Osiris5.
5° 3Tï 3^Z^TlQ^0^ meruï, seigneur de Crocodilopolis, est un des dieux vaillants parmi les dieux6 : «Il vient à toi, « Hor meruï, seigneur de Crocodilopolis, dieu grand sur le «territoire de Pega, et lu implores le dieu grand dans Croco- « dilopolis, et tu te manifestes avec lui dans la barque Nes'em;
1 Pap. ii° 3, p. Vin, 1. 9. Voir p. 35.
2 Id. p. vin , 1. 1 5, 16. Voir p. 36.
3 Id. p. x, 1. 6. Voir p. kq.
" Pap. n° 3, p. ix, 1. i5, 16. Voir p. 43.
5 Id.p.x,]. 1 3-1 5. Voir p. 4g-
6 Id. p. vin, 1. 22. Voir p. 38.
«il renverse tes adversaires, il donne sa pique pour aller sur «le Nû, et Hor-h'ud est avec lui eu qualité de prêtre Mesni, « excellent pour culbuter tes adversaires dans le Nû l. »
6° i J .-4. J Supti-Hor. Le premier des signes hiératiques dont se compose le nom de ce dieu est d'ordinaire, à cette époque, le déterminatif du groupe p ■ ; il se pourrait cependant que, dans le nom du dieu, il eût une autre valeur phonétique. — C'est aussi l'un des dieux vaillants parmi les dieux 2. « Il vient à toi, Supti, J, seigneur d'Orient, seigneur du mas- « sacre dans la ville du Sycomore. Il te donne un voyage heu- « reux dans les pays d'Orient comme à Xent-Ament, une bonne « fête au pays d'Occident comme à celui qui est véridique 3. »
7° ° J5k = J Ri'HoB-AyÛTl. Parmi les bandelettes dont on entourait la tête du défunt devait se trouver une bandelette d'Harmakhis dans ll'eb\
8° ^ J^, J IIor-H'ud, Horus d'Edfou. Certains amulettes devaient être tracés sur une bandelette d'Hor-h'ud , dieu grand seigneur du ciel3. « Il vient à toi, Hor-h'ud, dieu grand sei- « gueur du ciel, seigneur de Mesen, dieu grand bienfaisant dans « Tes-hor; il te donne une bandelette dans Edfou, un voyage «heureux vers H'ud, que tu entres dans Ilud a l'horizon'', h Hor-h'ud accompagnait, en qualité de prêtre \fesni, le dieu \^ J dans la barque Nes'em, et culbutait dans le Nû les adversaires du défunt''.
1 Pap. n° 3 , p. x , I. a , 3. Voir p. 46
1 Id. p. vin , I. aa. Voir p. 38.
1 Id. p.X,L8, !). Voir p. /,7, 48.
* Id. p. iv, 1. y. Voir p. a5.
' Pap. n' 3, p. vin. I. 31. Voir p. 38.
8 Id. p. ix. I. .'.a; p.x. I.i. Voir p. 45,
7 Id. p. x. I. 3. Voir p. 40.
9° fHP'Vi^i Les enfants d'Horns, les quatre génies funéraires, sont associés aux (f)P\i * 2^ J, enfants de Xent-Aat (?) , pour embaumer et ensevelir le défunt; ils se tenaient à sa droite et à sa gauche1. La liqueur des enfants d'Horus pénétrait les membres du défunt et les préservait de la corruption 2.
Hn^L-fj Hathor. Le défunt devait avoir sur la face une bandelette d'Hathor, dame de On 3. « Elle vient à toi, Hathor à «la belle face, dame de On, habitant dans . . .sat. Elle rend ta «face parfaite parmi les dieux, elle agrandit tes deux cuisses « parmi les déesses, elle ouvre ton œil pour que tu voies chaque «jour, elle agrandit ta place dans l'Ament, elle fait prévaloir « ta voix contre tes adversaires, elle déploie tes jambes dans la « Vallée funéraire, et c'est en son nom d'Hathor, régente d'Oc- «cident4. » — Sur l'identité d'Hathor et de \\ J% ^ij, voir à
Là doit se borner la Notice que j'ai cru pouvoir donner du texte contenu aux papyrus n° 3 de Boulaq et 5 1 58 du Louvre. J'ai essayé de relever, dans ces deux manuscrits, les faits qui m'ont paru assez intéressants pour attirer l'attention des savants et décider peut-être quelque égyptologue, plus au courant que moi des questions religieuses, à reprendre l'étude du Rituel de l'embaumement.
29 janvier 187 i .
1 Pap. n° 3, p. vin, J. 16, 17. 'Voir p. 37.
2 Id. p. 11, 1. 16. Voir p. 20
3 Pap. n° 3, p. iv, 1. 10. Voir p. 25. * Id. p. v, 1. 8-10. Voir p, 28.