QUATRIÈME EXPLICATION
Il serait possible de concevoir que l’ovule, parvenu dans la trompe utérine, ait trouvé ce canal oblitéré dans sa partie inférieure; qu’alors, en vertu de cette force qui tend à porter l’ovule dans la cavité utérine , il soit survenu dans la partie inférieure de la trompe engorgée, une inflammation éliminatoire par laquelle l’ovule s’est frayé une voie jusque dans l’épaisseur du tissu de l’utérus : et l’ovule se comporterait ici comme le font les projectiles lancés par l’explosion de la poudre à canon , lorsqu’ils ont pénétré l’épaisseur de nos parties, ou comme le font tous les corps étrangers qui sont introduits dans les tissus animaux. Ori les voit parvenir peu à peu au dehors ou dans une cavité splanchnique par un travail inflammatoire qui leur fraie une route , et qui ferme le passage derrière ces corps étrangers à mesure qu’ils vont en avant. L’oblitération et
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l’épaississement de la partie inférieure de la trompe utérine semblent venirà l’appui de cette explication, fondée sur un procédé bien connu en physiologie pathologique. J’aime mieux attribuer l’oblitération de la trompe à une inflammation de ce canal , qui aurait précédé la descente de l’ovule, que d’admettre que cette oblitération existait avant la fécondation , et que cette fécondation ne s’est pas opérée par le transport matériel du sperme, mais par la transmission d’un influx nerveux, ou d’un aura seminalis , qui n’exige pas , pour arriver jusqu’à l’ovaire , la liberté du canal de la trompe utérine.