‹ Mémoire sur une nouvelle espèce de grossesse extra-utérineChapitre 9 sur 15 · PREMIÈRE EXPLICATION · texte numérisé non relu

PREMIÈRE EXPLICATION

On a pensé qu’il pouvait exister dans ces grossesses extra-utérines une pénétration des germes ; que les deux individus appartenaient à la même fécondation , et que l’un avait pénétré l’autre. On connaît aujourd’hui une vingtaine d’observations de fétus qui se sont développés dans d’autres fétus. Dernièrement, on a trouvé dans le scrotum et le testicule d’un enfant nouveau-né, les débris d’un fétus; plusieurs fois, j’ai moi-même rencontré des restes d’embryon dans l’abdomen de petites filles ou de petits garçons âgés de quelques mois.

Mais on ne peut établir aucune espèce de parité entre ces faits et ceux que nous venons de rapporter.

Dans les cas de pénétration , c’est moins un enfant que les débris d’un fétus qui ont été découverts dans l’épaisseur des tissus de l’individu qui leur servait de matrice , tandis que dans la grossesse extra-utérine dont nous parlons, l’embryon ou le fétus offrait tous les caractères d’un individu qui se développait, et dont la mort avait précédé ou suivi de très près celle de la mère.

Presque tous ces fétus ont été trouvés dans des personnes adultes et chez des femmes qui avaient déjà eu plusieurs enfans. Non-seulement le fétus , mais encore

ses enveloppes et le placenta offraient une conformation favorable à l’entretien de la vie et au développement du nouvel individu. Aucune de ces circonstances ne caractérise les pénétrations de germe.*

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