‹ Mémoires (1848-1870) (volume 2)Chapitre 51 sur 73 · RoTiiAïf, op, cit., vol. Il, p · texte numérisé non relu

RoTiiAïf, op, cit., vol. Il, p

et d'un Lebœuf et, plus que jamais, il tenait à pouvoir faire les préparatifs nécessaires pour permettre à Tltalie d'agir au moment opportun. Il n^avait d'ailleurs qu'à seconformer h Torientation acceptée ou choisie par le gouvernement.

Mais, soit qu'on se décidât à prendre une part directe à la guerre, soit qu'on voulûtsimplement intervenir commemédialeur, il avait reconnu que le parti, qu*il aurait éven^ tuellement à prendre, devrait être immédiat.

La mobilisation italienne était lente, les services auxiliaires, démontés et affaiblis depuis 1866, devaient être reconstitués presque entièrement. Les premières mesures partielles étaient h peine susceptibles de garantir la neutralité et il n'y avait plus un instant à perdre si 1 on voulait appeler d'autres classes à l'activité. Les achats de chevaux, qui constituaient le problème le plus difficile à résoudre lors des opérations de la mobilisation, ne marchaient que très lentement. Les réquisitions auraient permis, il est vrai, d'accélérer cette partie des opérations; mais on ne pouvait y recourir qu'après avoir lancé l'ordre de mobilisation et autorisé ainsi l'emploi des moyens extraordinaires. Les crédits demandés à la Chambre suffisaient à peine pour faire face aux premiers besoins, et cependant, puisqu'on voulait s'armer, il aurait fallu, sur Theuremême, faire tous les préparatifs nécessaires pour assurer le passage de l'armée sur le pied de guerre.

Chaque journée qu'on laissait passer diminuait (en supposantqu'on voulût la guerre) l'efficacité de l'effort, en tout casbien faible, qu'il aurait été possibled'exiger de l'Italie.

Aussi le ministre n'avait-il qu'une seule préoccupation, celle de connaître au plus tôt le sens de l'orientation politique afin de pouvoir régler en conséquence ses mesures et ses dispositions ; et ce fut dans ce sens qu'il ne cessa d'insister auprès du ministère ^ Mais si, en tant que cela

1. Le Mémoire présenté par le Ministre de la Guerre au Conseil des Ministres, le 26 juillet 1870, après avoir rendu compte de l'emploi des 15 millions qu'on avait mis à sa disposition, indiquait les dépenses noces-

LB GENERAL GOVONE

lOD pouvoir, le ministère avait adopté une ligne de basée sur la situation du moment, la solutioD e dépendait non pas de lui, mais de l'issue de la lutU vraient en dessus et en dehors de ce Ministère les s les plus opposées, lutte d'autant plus ard^nlc :un des partis y apportait un éf^al patriotisme, une aviction que seul il travaillait au bien de l'Italie, laquelle ne devaient mettre fin que le rejet par l'Empereur du traité qu'on lui proposi , rejet qui dissipa les dernières illusions, el la du premier échec de l'armée française (4 aoiit . gea le gouvernement et le pays à prendre enfin

nt pour un moment de côté la lutte polititpie. is attacherons à montrer de quel poids, sans parler es conditions politiques et financières de l'Italie, ion militaire avait pesé surla balance, j'on reçut le 15 juillet les nouvelles qui rendaient e inévitable, l'Italie tétait à vrai dire désarm»-e. de de l'armée était intacte : il existait encore. ■a 18C6, 30 divisions ; on n'avait supprimé aucune itique ; trois classes étaient sous les drapeaux et la

r mobiliser iOO.OOO hommes et le lemp» qu'il fandrait font

cette luobilisalion. (iovone concluait eo ces termes : !~igné croit devoir mettre ces faits soui les yeux du Coniieil des

impensable de prendre d'urgence une décision. imneur de prier le Conseil des Ministre* de discuter el de détir- ;ment I,t tijîne de conduile que le Gouvernement entend jir— ^lajeslé de prendre entre les deux éventualités [ueulralilé l'ii !ictiiin\ aUn i|ii'il soit possible de procéder aux mesure» miliipcDsnblcs, Le soussifiné, en nii^me lemps qu'il fait cunosiirc ■e l'état de fait, ne saurait assumer la responsabilité de \itesft • le pied aotuel. s'il existe la moindre possibilité, que le Mioiv e fut-ce que dans un avenir proctiain, sortir de i'état de aeu-

quatrième, licenciée lo l" avril, pouvait être rappelés possédait une instruction complète et encore toute fraie Il y avait un excédent d'offlciers qui tous, il est vi n'étaient pas à la hauteur de leurs fonctions; le matéi ■d'artiilerie était comme nombre et comme qualité l'égal ■celui employé en 1S66. 450.000 fusils avaient été transf mes es armes se chargeant parla culasse et on n'avait an la transformation que parce qu'on disposait d'ores et d d'armes en nombre plusque suffisant à la petite armée qu aurait pu faire entrer en ligne. Les magasins remplis 1866 n'avaient pas encore été vidés et, bien que dep quelques années l'armée eût vécu sur les approvision inents accumulés à ce moment, on calculait qu'ils pi vaient suffire aux besoins de deux années sans avoir bes ■d'attaquer les dotations indispensables aux premières o rations de la mobilisation. Mais, si les cadres de l'arii «listaient, la force vive de cette armée etsurtout lapo: bilité de l'utiliser rapidement avaient été réduites ô l minimum d'effet. Les hommes sous tes armes, déduct faite des officiers, des carabinieri, des non-combattai ne s'élevaient qu'au total de 120 .000 hommes, chilfre qu peuvait cependant arriver à augmenter dans un laps temps relativement court. Mais l'eiïectif chevaux é réduit à un chilTre par trop minime et les services ai liaires n'existaient plus qu'à l'état embryonnaire, en rai; même des économies qu'on leur avait fait presque ext sivement supporter pour ne pasavoir àtoucher àl'efTe des combattants.

Le passage de l'armée du pied de paix au pied guerre n'aurait donc pu s'elîectuer que fort lentemf mt^e si l'on avait eu, dès le principe, recours aux mest Mirâmes

Le \ 'ijuilleO, on appela sous les drapeaux les classes i ^l 1845 en fixant la mixe en roule des hommes an 'J3.

I- Eipusé r&it pat le ministre de la Guerre au Conseil des Ministres.

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deux classes qui s'élevaient à 06.000 hommes fournirent 63.500 hommes, résultat des plus satisfaisants, vu que parmi les 2.500 manquants se trouvaient quantité dhommu , inflisponibles parce qu'ils étaient incorporés dans les services des douanes et de sécurité publique, les malades et It^ décédés des derniers mois.

Le même jour, on prépara toutes les dispositions deslinffs à assîirer la formation à bref délai d'une armée d'opération composée de trois corps d'armée K La difficulté principale consistait à se procurer 12.000 chevaux de Irait qui manquaient.

Pour y porter remède, on décida:

i" Que les régiments d'artillerie de la Haute Italie et de l'Italie Centrale achèteraient dans les meilleures conditions possibles les chevaux nécessaires pour porter l'électif dr 40 à 50 chevaux par batterie. Ces achats devaient commencer le 23 Juillet. Pour le train, on donna à fentreprise la fourniture de 1.000 chevaux;

2* Le 25, on décida f achat de 4,000 autres chevaux à Faide de commissioTis réparties çà et là dans la Haute Italie et l'Italie Centrale. Quelques jours après, on procéda de même pour l'achat de 1 .000 chevaux dans le Napolitain. Le 9 août, on pressa les achats qu'on ralentit le 16 tl qu'on arrêta le 18, après s'être ainsi procuré environ S.OOO chevaux.

Entre temps, l'artillerie s'organisa à six pièces par batterie, compléta trente-stx batteries et prépara tout le matériel nécessaire à trois corps d'armée. A l'exception des 3.000 chevaux qui manquaient encore, le 15 août, tout était prêt pour la mobilisation telle quelle avait été décidée, tant pour les troupes que pour les services de l'artillerie ri du train.

Ces premières mesures, quoiqu'incomptètes et bien qu'elles n'aient été suivies qu'au bout d'un certain temps

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