‹ Mémoires (1848-1870) (volume 2)Chapitre 65 sur 73 · AU COMMANDANT DU III* CORPS · texte numérisé non relu

AU COMMANDANT DU III* CORPS

Quartier général de Mariana, 30 juin 1866.

« De retour à l'instant même, cinq heures trois quarts, de Redon- <iesco, je reçois les instructions de Votre Excellence et me félicite <d'avoir pu les interpréter dans les dispositions que j'ai données.

Le premier avis qui me signala ce malin le mouvement de la cavalerie autrichienne sortie de Goïto me fut transmis de vive voix par un lancier de Foggia qui arriva à la ferme et m'annonça que les Autrichiens étaient tout près sans pouvoir mindiquer Tendroit où ils se trouvaient, ni la direction. Maispensantqu'ilnedevait s'agir là que d'une pointe faite par des escadrons qui étaient en exploration, ignorant que notre chaîne de découvertes avait ét^ repliée, je crus prudent de faire filer tous les bagages sur Asola afin de prévenir toute cause de confusion et de désordre, et je fis prendre les armes à mes troupes. J'avais choisi la direction sur Asola afin de laisser libres les routes de Redondesco où je résolus d'envoyer la brigade Bottacco avec un bataillon de bersagiiers et une batterie après lui avoir ordonné d'y prendre position en arrière d'un des grands canaux qui s'y trouvent et de protéger soit la retraite de la cavalerie, soit le mouvement d'autres escadrons qu'on pourrait vouloir pousser en avant pour reprendre le terrain perdu. Je dirigeai la brigade Bottacco par le chemin di Valli e Mosio, d'où elle devait prendre à gauche pour se porter sur Redondesco et s'avancer le plus possible dans le cas où l'ennemi aurait déjàoccupé Hedondesco. J'envoyai en même temps mes chevau-légers de Lucca en reconnaissance et je sus bientôt que la cavalerie du colonel Firraose repliait tout simplement surGazzoldo tandis que le général Pralormo m'annonrait qu'il montait à cheval et s'avançait sur Redondesco. — Mon mouvement était désormais simple et clair, et il s'exécuta en bon ordre. Après avoir mis la brigade Bottacco en marche et lui avoir ordonné d'occuper Mariana, je me rendis en personne par le chemin le plus court

J*r LE GENERAL OOVOSR

i l^'i.'DJesco. Je trouvai cel endroit occupé par notre cavalerie. Je Tir: ^.'.'i^ai alors sur Gazzoldo et J'y reucoutrai k général Pralonou X'i': *a cavalerie qui venait de rempoiler un brillant succès.

Li? t'olonel Firrao avec 2 escadrons avait, de cinq à dix heures du in<i.:.n. tenu en respect la cavalerie ennemie, 1 régiment et demi !i.t>sarJs de Wurtemberg et de Bavière) et s'était ensuite replié sur !nait d'arriver la tête de colonne du général Pralormo. I (Mussi) des lanciers de Foggia chargea aussitàl sur ita la colonne ennemie qui s'enfuit en désordre, lai»elle des prisonniers, des chevaux, des armes, des lessés. Le capitaine Uussi et le sous-lientenant Santi ;ués en prenant la (âte de la charge. Ils sont tous deux essés. Santi a tiré cinq coups de revolver à bout porllcier autrichien.

nt de Gaxzoldo à Redondesco avec le général Pralormc. nconlré la cavalerie du général Barrai qui débouchait 1 allant sur Gazioldo. Mats l'afTaiie était finie. une brigade ici et une à Itedonijesco et il n'est p3'« a monde qui réussisse à me déloger de ces deux posianterie seule est capable d'attaquer. C'est seulement Li j'y serais attaqué par une infanterie supérieure en • prie Votre Excellence de me dire si je dois me relie Excellence me Tera soutenir afin de me mettre à .erver la position.

ijouiJ'hui pouvant se renouveler, je crois qu'il serait iccuper la ligne du Mincio qui est plus tranquille et les positions occupées actuellement par l'armée. C'est opinion que je me permets d'exprimer.

:rie avait belle apparence ce matin et était pleine d'ension est tout k fait remise en ordre. Les isolés et les t presque tous rentrés. Les soldats ont réparé leur* yé leurs armes et leur équipement. Depuis avaol-hier qu'on remette l'habillement eu état et j'ai fait arrirei d'infanterie. Une de mes brigades n'a encore qu'à i de ses cartouches... »

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