‹ Mémoires (1848-1870) (volume 2)Chapitre 64 sur 73 · RAPPORT SUR LA JOURNÉE DU 24 JUIN · texte numérisé non relu

RAPPORT SUR LA JOURNÉE DU 24 JUIN

Quartier général de Mariana, 28 juin 1866,

A Son Excellence le commandant du III° corps d'armée,

« J*ai Phonneur d'adresser à Votre Excellence le rapport sur la part prise par la 9" division du III^ corps d'armée à la bataille du 24 juin.

Les ordres de mouvement pour les journées du 23 et du 2^ juin prescrivaient à ma division campée à La Motta de passer le 23 le Mincio à Goïto, de se porter sur Gorte Bertone et Casanova dans la direction des débouchés de Mantoue et de s'engager sur le pont du Mincio après la division du prince Humbert.

Mise en mouvement vers midi, la 9^ division arriva vers sept heures du soir sur ses positions et établit ses avant-postes dans la direction de Mantoue. En raison du temps qu'il fallut employer pour parquer les voitures, établir le camp des Iroupes, placer les avant-postes et distribuer les vivres pour la journée du 24, les troupes qui avaient eu à exécuter une marche des plus éprouvantes par une chaleur torride ne purent commencer à se reposer que vers les dix heures du soir.

Entre temps, la division avait reçu à neuf heures du soir Tordre d^ se remettre en mouvement à une heure et demie du matin, de se porter dans la direction de Quaderni et Rosega-Ferro et de venir prendre position à Pozzo Moretto sur les pentes du Monte Torre en réserve des 7«, 8* et 16« divisions établies entre Villafranca et. Somma Gampagna. La 9« division reprit donc sa marche à une heures «t demie du matin, sans avoir eu le temps, ni de prendre un vrai' repos, ni de faire la soupe. Elle chargea ses vivres et sa viande sur ses voitures.

La marche sur Quaderni et Rosega-Ferro fut, elle aussi, très fatigante. La division fut arrêtée à hauteur de Se! Vie par leséquipages^ de la 8* division et à Quaderni par ceux de la 7*, de sorte qu'à huit heures du matin sa tête de colonne était encore à Quaderni.

532 LE GENERAL OOVONE

A ce moment, on entendit le canon dans la direction de Villafranca.

Je fls en conséquence arrêter le mouvement des convois de la 7* division et je prescrivis à mes unités de combat de se porter vers Rosega-Ferro. J'ordonnai de laisser en arrière mes propres convois, et même s*il était impossible de faire autrement, une batterie qui marchait avec la brigade de queue et qui reçut Tordre de s'établir dans ce cas derrière mes équipages.

Le général Bottacco se porta en avant et réussit même à emmener sa batterie avec lui. Afin d'éviter d'autres encombrements par lesquels je craignais d'être arrêté à Rosega-Ferro, je jetai la tête de colonne un peu plus à gauche dans les chemins de terre des Prati de Prabiano.

Vers huit heures et demie, je reçus de Votre Excellence Tordre de modifier quelque peu la direction qui m'avait été primitivement donnée et d'aller m'établir à gauche de la division Bixio dans la plaine couverte de Villafranca, où la cavalerie autrichienne s'était engagée contre la division du prince postée à l'extrême droite.

Afin d'arriver plus rapidement sur la nouvelle position, j'ordonnais au général Bottacco, qui n'était pas encore entré dans ces chemins de terre, de se porter sur Rosega-Ferro, de défiler coûte que coûte parce village et de se diriger sur Villafranca sous la conduite d'un officier d'état-major de Votre Excellence. Pendant ce temps, je dirigeai par la grande route de Villafranca à Valeggio, entre Dossi et la Gherla, la brigade de tête, général Danzini. Cette brigade s'était déjà engagée dans cette direction avec deux batteries, lorsque je reçus de Votre Excellence et de Sa Majesté que je rencontrai en roule. Tordre de me porter définitivement sur Canova et Pozzo Moretto et d'a4)puyer la division Brignone fortement engagée avec Tennemi à Oustozza.

Bien que ne connaissant pas encore exactement la position du géoéral Brignone, je pensai que je ne pouvais mieux faire que de pousser ma division sur la hauteur du Monte Torre. Je formai sans perdre une minute la brigade Danzini en colonne de bataillons à distance entière en plaçant le 34* bataillon de bersagliers (major Pescetto) en avant du front, une batterie au centre de la brigade et en gairdant l'autre batterie en réserve. Les troupes étaient déjà fatiguées et fort éprouvées par la grande chaleur. Le terrain labouré et coupé augmentait les difficultés qu'il restait à surmonter pour gagner les positions du Monte Torre ; j'ignorais encore si elles continuaient à être au pouvoir delà division Brignone. Comme il s'agissait d'un mouvement d'une extrême urgence et comme je ne savais pas si les hauteurs étaient déjà occupées par Tennemi, je dus, quoique à contre cœur, me décider à faire mettre sac à terre aux deux régiments de la brigade Al pi. Mes troupes commencèrent à s'élever vers les hauteurs, Tartillerie fut traînée et poussée vivement le long des pentes escarpées et atteignit les crêtes encore tenues par quel-

ques fractions de bersagliers et de grenadiers de Lombardie qui avaient beaucoup souffert sous le feu de Tennemi.

Notre entrée en ligne vers les dix heures fut saluée par les acclamations de ces braves troupes. Je tis immédiatement prendre position aux 5' et 6^ batteries qui marchaient avec la brigade Alpi et je leur fîs ouvrir le feu afin de contre-battre la nombreuse artillerie ennemie qui, établie sur des positions situées dans la direction de Berettara, nous canonnait à grande distance. Mes officiers d*artillerie évaluaient la force de ces batteries à 40 ou 50 pièces.

Entre temps, je rappelai à moi la brigade Pistoïa qui était arrivée à Villafranca. — Celle-ci déposa ses sacs à Villafranca et arriva vers onze heures au pied des hauteurs avec le 27" bataillon de bersagliers (major Lavezzerl) et la 4" batterie. Je la laissai en 2*' ligne, bien abritée par le terrain, mais je ne tardai pas à faire venir la 4* batterie et je disposai ainsi de 18 pièces réunies surle même point.

 ce moment, vers dix heures et demie, la position était la suivante :

A ma droite, la S*" division (Cugia) avnit occupé les positions de Monte Croce. L'ennemi tenait Custozza, le mont Belvédère avec Téglise, le cimetière et les nombreuses fermes [Cascine] MaiTei, Pedrazzo, Baffi, il Gorgo, Cavalchina, en somme, toutes les positions qui s'étendent de Belvédère vers Somma Campagna. Quelques compagnies du l^*" grenadiers défendaient encore la partie orientale des collines de Custozza en dehors du village.

Après avoir examiné la situation, je reconnus qu'il fallait avant tout essayer de reprendre Custozza.

Sans m'occuper du feu des batteries ennemies, j'ordonnai à mon artillerie de concentrer son feu sur le village et j'ordonnai en même temps au 34* bataillon de bersagliers de s'élever jusque sur les crêtes et de venir soutenir la poignée de grenadiers qui défendaient le terrain pied à pied. Ce brave bataillon, oubliant sa fatigue, gravit les escarpements de la colline et vint au son de ses clairons se former à hauteur des grenadiers avec lesquels il s'élança au pas de charge sur Custozza dont nous nous emparûmes à onze heures.

Pendant cette attaque j'avais été rejoint par le régiment de lanciers de Foggia que Votre Excellence m'envoya de Villafranca avec la batterie à cheval du capitaine Perrone de S. Martine.

La tête de cette colonne arriva au débouché de Custozza, sur les derrières de l'ennemi et contribua au succès de l'attaque.

Afm de m'assurer la possession du village j'y envoyai le 51** d'inrfanterie avec le brave colonel Marchetti et j'ordonnai au général Danzini de prendre le commandement de toute la défense.

Avant même que ces renforts n'eussent pu arriver, l'ennemi fit exécuter un retour offensif aux troupes fraîches qu'il tenait en réserve sur le mont Belvédère, pendant que son artillerie concentrait en même temps contre mes batteries du Monte Torre ses feux dont l'intensité avait redoublé.

534 LE GENERAL GOVONE

L*assaut fut repoussé en quelques instants, et avec la plus grande bravoure, par le 34" bataillon de bersagliers et les grenadiers.

Certain désormais que Tennemi tenait sur et derrière le Belvédère des réserves qui menaçaient directement Gustozza, je tentai de les en déloger en faisant converger les feux de mes 48 pièces sur le Monte Belvédère ainsi que sur les fermes qui se trouvent le long de ses flancs et en recommandant à mon artillerie de battre les fermes les unes après les autres.

Grâce à cette concentration du tir de mon artillerie, grâce aux feux bien dirigés du 34' bataillon de bersagliers, du 51^ régiment d'infanterie et des grenadiers, on parvint à chasser Tennemi du sommet et des pentes du Monte Belvédère. On put voir les troupes autrichiennes s'enfuir en désordre à travers le tejrain couvert et boisé de la Cavalchina et de la Bagolina. Mais Tennerai se maintint en arrière des crêtes à Tabri de nos feux, qui pendant toute la durée de cet engagement avaient été dirigés avec une remarquable habileté digne de tous les éloges, surtout à la 4' batterie Laparelli.

Aussitôt ce succès obtenu, j'envoyai mon chef d'état-major, le brave major Ghiron, à Gustozza avec l'ordre de s'emparer du Belvédère, si toutefois la fatigue des troupes permettait encore de leur demander un pareil effort, mais en lui recommandant, dans le cas contraire, de ne pas tenter une entreprise qui, si elle échouait, pouvait entraîner la perte de Gustozza. L'énergie du major Chiron et des 3 compagnies du 34<' bersagliers suivis parle 51* régiment et par le 4* bataillon du 35* d'infanterie triompha de toutes les difficultés.

A deux heures trois quarts, le Belvédère était enlevé et on occupa en même temps le cimetière, l'église et les fermes qui s'élevaient sur la ligne suivie par la colonne d'attaque et dont les derniers défenseurs tombèrent entre nos mains.

l/ennemi chercha aussitôt à nous arracher les importantes positions que nous venions d'enlever. A trois heures, il tenta de reprendre le Belvédère.

Quatre grosses colonnes autrichiennes se portèrent en avant, se dirigeant : l'une vers le sommet de la hauteur, l'autre sur le pa^ lazzo MafTei, la 3* sur le palazzo Baffi, la 4* vers le fond de la vallée.

Cette attaque était pleine de dangers pour nous. J'ordonnai à mon artillerie de diriger son tir contre les colonnes qui, quoique décimées par nos projectiles, arrivèrent néanmoins jusqu'à portée de fusil de Gustozza, pendant qu'une lutte furieuse d'attaques et de contre-attaques à la baïonnette s'engageait sur les crêtes du Belvédère et que les cris de : Savoia arrivaient jusqu'à nous au Monte Torre.

L'issue de la lutte demeura incertaine pendant quelque temps. Hntin, grâce au tir rapide et bien dirigé des batteries, grâce aux efforts vigoureux des bersagliers et du 34* d'infanterie, renforcés entre temps par le reste du 3Î3* régiment, ou parvint une fois encore à rejeter l'ennemi qui se retira en désordre assez loin en arrière

Uans la direction du Monte Molimenti. Ce succès fut salué par les hurrah enthousiastes des troupes de la 9" division établie sur les hauteurs.

A trois heures et demie, toutes les positions étaient à nous. L'artillerie commençait à manquer de munitions.

Les canonniers, que j'avais fait soutenir par quelques braves grenadiers qui se trouvaient encore avec nos troupes et qui s'étaient •ofTerts spontanément pour ce service, étaient à bout de forces. Je dus pour cette raison d'abord ralentir, puis faire cesser le feu dès que les batteries ennemies, qui, après s'être approchées de nos positions, s'étaient elles aussi repliées, renoncèrent à nous canonner. La victoire était à nous et sur les crêtes du Belvédère les bersagliers s*étaient avancés de 1.000 mètres dans la direction du Monte Molimenti.

Tout semblait indiquer que la bataille était définitivement gagnée. J'envoyai aux voitures chargées de vivres l'ordre de se rapprocher afin de pouvoir faire préparer le repas de mes troupes en arrière de la position. J'envoyai également chercher les colonnes de munitions afin de ravitailler mes batteries et mes bataillons. Une section d'ambulance était déjà établie sous la direction du médecin de régiment Buonalumi à la ferme Goronini. Elle y resta jusqu'au soir, même sous le feu.

Mais vers les quatre heures, je vis se préparer une nouvelle et formidable attaque qui, partant de Slaiïalo et de Gavalchina, allait avoir pour objectif le Monte Belvédère. Les colonnes succédaient aux colonnes. Je jugeai que l'ennemi devait disposer à cet effet de plu- -sieurs brigades, peut-être même de 4 brigades. J'envoyai aussitôt le 27« bersagliers (major Lavezzeri), et le 36* d'infanterie, conduit parle brave général Bottacco, renforcer Custozza et le Belvédère, et ce fut à ce moment que je priai à nouveau Votre Excellence de m'envoyer des troupes fraîches afin de pouvoir non pas opposer à i'ennemi des forces égales aux siennes, mais au moins soutenir la lutte dans des conditions moins défavorables et moins inégales.

Mes troupes étaient trop épuisées et trop peu nombreuses pour pouvoir repousser une si forte attaque. Je demandai en attendant au général Gugia des munitions d'artillerie dont quelqu'une de nos batteries manquait absolument, et il m'envoya un caisson.

L'artillerie put ainsi rouvrir le feu qu'elle entretint autant que le lui permettait la rareté de ses munitions qu'il s'agissait de ménager.

On disputa à l'ennemi la position du Belvédère autant qu'il fut possible de le faire grâce au tir à mitraille d'une section de la bat- Herie à cheval du capitaine Perrone de S. Martino qui, venu de Custozza, s'était établi sur la position du Belvédère. — Mais tous les efforts se brisèrent contre la supériorité écrasante du nombre et le Belvédère fut perdu.

L'ennemi y fit aussitôt prendre position à une grosse batterie et poussa ses troupes en arrière de la lisière gauche de Gustozza qu'il

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écrasa sous des feux convergeuts. — Au même moment, mes batteries^ sur lesquelles il fît pleuvoir une grêle d*obus et de mitraille, brûlaient leurs dernières gargousses.

Si Votre Excellence avait pu disposer de troupes fraîches, il m*aarait été possible de tenir Gustozza et le Monte Torre jusqa*i leur arrivée et la journée aurait été à nous. — Mais lorsque vous m*eûtes fait savoir qu'il vous était impossible de m'envoyer du renfort, je me vis contraint à abandonner une position que Tennemi pressait outre mesure et qu'il était déjà sur le point de cerner. Je déployai le 52^ régiment par bataillons en masse couverts par une chaîne de tirailleurs afin de protéger la retraite de mon artillerie dont il me fallait dérober les chevaux, les caissons et les servants aux volées de mitraille qui n'auraient pas tardé à rendre mon départ impossible.

En moins d'une demi-heure, le 52* que j'avais tenu jusque-là sur le Monte Torre et qui constituait ma seule réserve éprouva des pertes considérables.

Parmi les officiers de mon état-major ou parmi ceux qui s'étaient volontairement offerts pour marcher avec ce régiment, le capitaine Cotti était tué, le capitaine Nasi grièvement blessé : moi-même, ainsi que presque tous les autres officiers et leurs chevaux, nous éUons^ blessés ou contusionnés.

Les capitaines d'état-major Rugiu et Biraghi qui servaient de guides à nos troupes furent, eux aussi, blessés à Gustozza.

A cinq heures trois quarts, je donnai l'ordre de battre en retraite et je me repliai sur Villafranca. Quatre de mes canons qui avaient perdu soit leurs attelages, soit leurs avant-trains, soit leurs conducteurs, et qu'il aurait fallu sans cela abandonner, furent traînés à bras jusqu'à cet endroit par quelques braves officiers, caporaux et soldats du 51«, qui tous faisaient partie des échelons les plus avancés de ma chaîne de tirailleurs. Â ce moment, le général Bottacco fit entrer en ligne au débouché du chemin entre Gustozza et le Monte Torre à la cascina Goronini un escadron des chevau-légers de Lucca et deux des lanciers de Foggia, sous les ordres des colonels Gravetta et Salasco, afin d'empêcher la cavalerie ennemie de se jeter sur nos troupes.

Gonformément aux ordres que je reçus, je repliai mes troupes de Villafranca par Rosega-Ferro et Quaderni sur Valeggio où elles arrivèrent vers minuit.

En se retirant sur Valeggio, mes troupes rencontrèrent en chemin» les convois que les 1^ et S* divisions avaient abandonnés à peu de distance de Quaderni, puis des corps appartenant aux 7" et 8* divisions en retraite sur Goïto ; mais, la nuit étant survenue, une partie d'enti^ elles se trompa de route et se dirigea sur GoUo au lieu de suivre le chemin qui mène droit à Valeggio.

Je fis occuper Valeggio par le 52*' et passer le Mincio au reste de la division afin de pouvoir faire distribuer des vivres à mes troupes, sans encombrer Valeggio de mes voitures.

Le lendemain, après avoir fait venir pendant la nuit les dernières voitures qui se trouvaient encore à Borghetto, comme J'avais reçu Tordre de couper le pont de Valeggio, je retirai de cet endroit le 52' régiment, et je m'établis sur la rive droite, sur le haut plateau à mi-chemin entre Valeggio et Volta, à Montalto. J'y Os prendre position à mes troupes de façon à permettre aux parcs et aux convois de filer sur Voila. Les troupes étaient extrêmement fatiguées, mais grâce à Tactivité déployée par mon commissaire de guerre, Gazzagne, elles purent toucher leur ration de vivres et compléter ce qui leur avait été distribué pendant la nuit précédente à Borghetto *.

Les pertes de la division tant en morts qu'en blessés s'élèvent à 50 officiers et un peu plus de 1.000 hommes. Les troupes ont fait preuve des qualités que l'Italie leur reconnaît.

Les deux bataillons de bersagUers méritent une mention spéciale et en particulier le brave major Lavezzeri du 29' bataillon, qui a été grièvement blessé. Les bataillons ont perdu le cinquième de leurs cadres d'officiers. La batterie S. Martino a consommé toutes ses munitions, et la batterie Laparelli a perdu i2 chevaux et 12 des conducteurs de ses 6 pièces. Le capitaine Perrone a déployé une admirable énergie tant h Custozza qu'au Belvédère.

Parmi les régiments d'infanterie, je dois signaler tout particulièrement le ^i* qui a perdu 21 officiers, y compris le médecin du régiment Esdra qui a été tué et un médecin de bataillon qui est au nombre des blessés. 4 des capitaines du 4® bataillon de ce régiment (major Cilavegna) ont été tués. Le capitaine Serra est tombé mort de fatigue.

J'aurai encore à signaler à Votre Excellence de nombreux traits de courage. Le temps me manquant pour les mentionner avec la consciencieuse exactitude qu'ils méritent, je me réserve d'en faire l'objet d'un rapport spécial et d'appeler sur leurs auteurs la bienveillance du roi.

Les troupes ont fait plusieurs centaines de prisonniers appartenant aux régiments autrichiens n^* 6, 19, 48, 76, 7i, 29 et 50^. Il

1. On lit dans le Journal de marche de la division qu'on fit la soupe, lorsque la division se fut déployée sur les hauteurs de Montalto et seulement lorsqu'on n'eut plus rien à craindre des quelques alertes tentées par Tennemi. Gr&re à l'activité du commissaire, on avait pu procéder à une distribution partielle de vivres pendant la nuit à Borghetto.

2. Parmi ces régiments, les i9* et 48* formaient la brigade Scudier, le 29* faisait partie de la brigade Kirchsberg, et le 76* de la brigade Welsersheimb. Il est certain que ces régiments laissèrent des prisonniers aux mains des Italiens.

Pour ce qui est des autres, il doit y avoir des erreurs de numéros^ puisque le 50* appartenait à la brigade Piret qui combattit contre Cerale, et que les 6* et 71* n'étaient pas à l'armée. Au lieu et place de ces régiments, il y avait en face de la 9* division, en dehors des 4 régiments désignés ci-dessus, les 31*, 43*, 65*, 66*, 53*, 45* et des portions du 70* et du 5*.

Les 4 bataillons de chasseurs dont parle le général Govone à propos de

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semble donc qu*on a engagé contre la 9* division trois brigades -complètes du VII* corps et une demi-brigade du IX'' corps. Les prisonniers affirment que les Autrichiens ont mis en ligne 4 bataillons -de chasseurs.

Le Lieutenant Général commandant la division^

Général Govone. »

la dernière attaque étaient le 3* chasseurs Empereur de la brigade WeK sersheimb, le 7" chasseurs de campagne de la brigade Tôpiy, le 21* de la brigade Môring, et peut-être le 4" ou le 15% qu'on avait ramenés en ligue après Téchec qu'ils avaient essuyé le matin.

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