‹ MémoiresChapitre 12 sur 21 · LE GENERAL GO VON E · texte numérisé non relu

LE GENERAL GO VON E

L'Italie a donc rempli fidèlement ses engagements envers laPn et malgré les difficultés politiques et militaires d'une situation plus délicates elle a fait son devoir. La continuation des moi ments des troupes et des opérations militaires après l'olTre médiation faite par l'empereur Napoléon, la réponse de l'Italie proposition d'armistice, sa volonté hautement déclarée de n'acce une suspension des hostilités qu'autant qu'elle serait acceptée la Prusse, la mission même dont le général Govone est chargé ! autant de preuves que l'Italie a rempli et entend exécuter iulé. lementles obligations résultant du traité du 8 avril.

Forte de ses succès, dégagée de tout lien de parenté et des co quences d'une alliance antérieure, la Prusse aurait pu bien plus : lement que l'Italie repousser nettement la médiation de 1' pereur Napoléon et toute demande de suspension des hostil M. de Bismarck a préféré ne pas le faii^ et nous ne pouvons d leurs qu'approuver sa conduite. Il a déclaré que la Prusse ai accepté l'armistice si l'Italie y consentait. Cette réponse fait en séquence peser sur TUalie la responsabilité d'un refus.

Cette responsabilité a, dans les circonstances actuelles, de gr inconvénients pour l'Italie. Un refus de notre part nous mettrait des embarras que la Prusse elle-même tient avec raison àévit il ne couvrirait pas, nous en avons la certitude, la responsal de la Prusse. M. de Bismarck est trop habile pour ne pas • prendre qu'on est jaloux, non pas de l'accroissement de lapuiss de l'Italie, mais de celui de la Prusse. Aussi le rôle naturel dai situation actuelle est plutôt d'éviter que d'amener une brouille recle «uitre la Prusse et la France; c'est un rôle de conciliatio nnii pas celui tic fournir le |)rétexte à des dissentiments regretta

Le général (iovone s'efîorcera donc de trouver, d'accord M. (le Bismarck, une réponse qui, tout en sauvegardant les int récipru«iues des deux alliés et le maintien de cette alliance, d en quehjue manière satisfaction à l'empereur des Français Prusse doit avoir à cœur de garder dans la paix les avantages qi a obtenus |)ar la guerre : un accord avec la France en est le sur moyen. L'Italie a par ses relations extra-otlicielles des mo de parvenir à cet a(*cord. Le roi Victor-Emmanuel serait heuret rendre service à son allié.

La réponse à adresser à la France par Tltaiie et par la Pi pourrait donc, à noire avis, être conçue de manière à amener ciiaiiienHîMl des négociations sérieuses pour la paix. Le roi ai espérer que dans celle éventualité les deux gouvernements se tiendront réciproquement en prêtant un appui mutuel auxderaîi légitimes de chacun d'eux. Tout accroissement de ))uissance i part de la Prusse étant un amoindrissement d'influence et de pour l'Aulrithe auia nalurellem«.*nt hi consentement de l'Italie contre, la Prusse devrait atlhérer, dans son inlérêt même, à a PAulriche soit aussi amoindrie que possible du côté de l'Italie.

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