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Au cours (le la conversation, le Président du Conseil m' la Saxe et le Wurtemberg prenaient dt^cidément parti { Prusse, mais que la Bavière hésitait encore. On peut croii que lorsqu'elle verra de quel cï^té se trouvent les plus chances de succès, lorsqu'elle pèsera les avances faites par 1 elle se décidera en fin de compte à se prononcer en sa faii c'est là mon opinion personnelle, et par conséquent elle n' de poids.
Le comte de Bismarck me fit remarquer avec un certa qu'il s'était opéré dans la presse prussienne une révolut plète en faveur de sa politique, et qu'il n'avait plus conti quelques journaux démocratiques n vendus À l'Autriche ».
Sur la question des concours pécuniaires * au sujet desq Excellence a télégraphié au comte Puliga, et dont j'ai parlé de Bismarck avant même d'avoir reçu le télégramme Excellence me chargeant de cette ouverture, j'ai cité dépêche chiffrée de la nuit du l«''au 2 mai la réponse tes comte de Bismarck qui équivaut & un refus et je crois c; guère de probabilité de le voir changer d'avis, si ce n'est un peu plus tard, lorsque les hostilités seront engagées ' le danger sera imminent. »
Berlin, 3 mai, sept heures d
« N'ayant pu, faute de temps, expédier hier la lettre ci-d< profite pour confirmer à Votre Excellence mon lélégrami nuit du 2 au 3 mai. J'ai rapporté dans cette dépêche l presque textuelles <lu Président du Conseil. J'ai répondu de Bismarck (jue Votre Excellonce recevrait avec satisf dt'claralions qu'il me faisait au nom du roi Guillaume. . que lui le comte do Bismarck), il avait dirigé jusqu'ici U politique avec une telle supérit)rité de vues que l'on trouva cilement dans les anuaUs séculaires du royaume de F conditions aussi favorables à une action que celles prés< les circonstances actuelles et <|ue,|)ar conséquent, on étal d'espérer (jue Sa Majesté ferait les derniers pas, comm< paraissait le croire. »
Trois heures ap
«' J'ai reçu le télégramme de Votre Excellence me charj le conile de Bismarck de communications rendues inutil explications (lue contenait mou télégramme de cette nuit.
1. 11 s'agit ici des subsides à fournir pour fomenter l'insui Hongrie.
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reçu postérieurement pour instruction de se mobiliser s( ordonnances et règlements qui concernent les cas urgent attendait à Berlin pour le 8 ou 9 la complète mobilisation des restants, qui étaient en train de se mettre sur le pied de ; tion à la guerre. Avant la fin du mois, toute Tarmée prussi 300.000 combattants sera sur pied de guerre et les concen sur la frontière seront terminées.
Ces mesures, ainsi que les déclarations de M. de Bismarc principaux officiers de Tétat-major prussien, ne laissentaucu qu'on est désormais fermement décidé à commencer les h (lans un court délai de temps, et peut-^tre espère-l-on TAutriche à prendre elle-même l'ofTensivo. Aussi, dans le ca cun grave événement n'intervienne, les premières bataille livrées dès le commencement de Juin.
Dans cet état de choses, avec un traité signé avec la Prus parti l'Italie doit-elle prendre selon ses propres intérêts, des dernières propositions autrichiennes de céder la vr?néti( elle, sans compromettre gravement son honneur, accepter < positions?
La question est, en même temps, d'intérêt matériel et d moral.
Mettons le casque la lutte s'engage entre l'Autriche, l'Ita Prusse et que nulle autre grande puissance n'intervienne.
L'Autriche a en ce moment, d'après les dernières ne moins de 200.000 hommes en Italie, en tout, y compris "ments de frontière.
Ces troupes sont dispersées. Une trentaine de mille \ sont retonus à Pola et à Trieste, et 15.000 au moins do renfermer à Venise par la seule menace de noire Hotte et ou trois divisions italiennes, (jue, sans doute, on aura concentrer à Ancône avec les moyens d'embarquement néce
Dix mille Autrichiens au moins sont aujourd'hui dans le! les volontaires italiens les retiendront bien dans cette c éloignés de l'armée principale de Vénétie. Peschiera -S. 000 hommes de garnison au moins, 12 ou 15.000 Man 25 à 30.000 Vérone et Legnago.
Le jour où l'armée italienne franchira le Mincio ou le garnisons de Peschiera et do Mantoue devront être au cora l'escadre et les volontaires agisstuit dès le début de la can les troupes du Tyrol, de Venise et du littoral seront aussi r à leur place; seule une bonne partie de la garnison de pourra être sur le champ de bataille. En tout cas, l'armée chienne en ligne ne pourra donc dépasser les 110, mett 120.000 hommes pour la bataille principale.
1/ltalie peut passer le Mincio avec 200.000 hommes au m elle aurait encore 30 à 40.000 hommes de ses troupes mobile nibles pour Ancône. Même en déduisant de son effectif !
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prussienne aurait été en mesure de prévenir les Autrichiens rait pu prendre TofTensive en entrant en Saxe par une marcb centrique, soit pour se porter delà avec les sept corps d'armée à la rencontre des Autrichiens en Lusace, soit pour péné Bohême. Chaque jour perdu donne aux Autrichiens le terapsi ver leur concentration et peut-être la possibilité de prendre sive, probablement sur Gorlitz et de contrarier de la sorte centration que Tarmée prussienne, adossée à la frontière de S pourra guère opérer qu'en cédant du terrain.
Cette appréciation que j'ai déjà communiquée à Votre Exe est celle que m'a exposée aujourd'hui le général Moltke.
Aussi la Prusse désire que ce congrès, à l'efficacité duqu sonne ne croit, dure le moins longtemps possible. Elle cb peut-être le moyen d'arriver à sa dissolution immédiate.
Les informations reçues aujourd'hui par Tétat-major p confirment la diminution sensible des forces autrichien Italie où, abstraction faite du corps de Liibach, il n'y aura que 60 à 70.000 hommes de troupes de campagne. »
Berlin, 2G mai M. le Ministre (Nigra),
« Le colonel Driquet vous portera les nouvelles d'ici. Le c< 'Barrai et moi, nous vous remercions des nouvelles et des coi cations que vous nous avez fait tenir par mon domestiqua ferme pas le rapport que j'adresse au général La Marmora atTairfs militaires afin que vous puissiez on prendre conna ^"e n'est du reste <}ue la répétition de nouvelles déjà donné' vraiment les Prussiens ont fait un sacrifice en accept^int le C Dans un moment tel que celui-ci où les questions militaires d< occuper le premier rang, tout retard peut avoir de graves quences pour eux. Du reste, les Prussiens sont tellement con qu'il n'y a plus d'autre issue possible que la guerre qu'il est sible d'admettre que nous soyons exposés au danger d'êtn donnés par eux. Bismarck et l'état-major sont décidés à i l'avant, et le roi les suivra désormais forcément, tout en nou ï>eul-êlre encore quelque secret espoir. S'il m'est permis, m le Ministre, de vous faire part de mon opinion, sur les prol des évenlualilés imminentes, Je vous dirai que je ne suis { gné (le croire que les Prussiens peuvent parfaitement gag bataille qui les mènera jusqu'à Vienne, àmoins toutefois que t;rès ne vienne paralyser leurs opérations. »
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*< ne donnerait un résultat favorable à la France. Ou n'y « notre gouvernement, ni la dynastie régnante ; mais tout le « y est et veut y rester allemand, de sorte qu'il n'y aura « moyen de donner une compensation à la France qu'en li « buant les parties françaises de la Belgique ou de la Suisse.
Je fis remarquer au comte que c'était là chose extrêmeme cate et difficile, mais que, dès que Ton ne pouvait pas faire y volonté populaire, on pourrait peut-être invoquer quelque aui cipe, comme par exemple, celui des frontières naturelles.
J'ajoutai aussitôt que je n'entendais pas par là faire allus rive gauche du llhin, mais qu'il pourrait y avoir quelque aul géographique qui pourrait convenir à la France.
Le comte de Bismarck me dit alors : «< Oui, caserait la Me » suis, pour ma part, bien moins Allemand que Prussien. « verrai aucune difficulté à consentir à la cession à la Fi « tout le pays entre le Rhin et la Moselle ; Palatinat, Oldei '< une portion de territoire prussien, etc. Mais le roi, sous l'i <« de la reine qui n'est pas née prussienne, aurait les plu « scrupules et ne s'y déciderait que dans un moment u suprême, lorsqu'il s'agirait pour lui de tout perdre ou de « gner. De toute façon, afin de préparer l'esprit du roi en « arrangement quelconque avec la France, il faudrait con « terme minimum de ses prétentions. S'il s'agissait de tout « gauche du Rhin, Mayence, Coblence et Cologne, mieux « s'entendre avec l'Autriche et renoncer aux Duchés et à t (« d'autres choses. »
«t Mais, lui dis-je, avec l'Autriche, il n'est d'autre arra « possible (ju'une capitulation, puisque les questions en lil « ressent ses intérêts les plus essentiels et son avenir. VAU « rait donc transiger. »
« C'est vrai, répliqua le comte de Bismarck, mais l'opii <' blique de l'Allemagne pardonnerait au roi cette capitul u qu'elle saurait (ju'il s'y est résigné pour ne pas c»^der à i « sance étrangère la moindre parcelle de territoire allemai
Il ajouta ensuite que le roi n'avait pas perdu l'espoir d'une pacifique, que dans ces derniers temps il avait entamé c cialions secrètes avec l'Autriche en vue d'un arrangement son iusu, à lui, coiiite de Bismarck. « Heureusement, i H néiïociations ont échoué et le roi se sera convaincu de 1 <( hilité (le s'entendre honorablement avec l'Autriche, i <^ laissant ma personne de coté. En ce moment encore, le§ « de Bade (je crois, mais je n'ai pas bien saisi le nom qui] M le {gendre du roi, est à Dresde pour y traiter di; la paix, '< fût question de la réunion d'un Congrès à Paris, le roi v< M seoir au départ de la garde de Berlin, afin de mieux mai '< sincérité de ses intentions pacifiques. Aujourd'hui, « généraux et moi, nous avons dû lutter sérieusement poi
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II ajouta que rAutriche continuait à se tenir sur une attitud lument défensive et expectante, et que rien ne faisait prévo minence d'une agression.
Tel est le résumé de ma conversation avec le comte de Bis et je crois pour ma part qu'il mettra tout en œuvre pour pn la marche des choses et en arriver le plus tôt possible au: lités.
Ce qui est surtout intéressant pour le cabinet de Florence, déclaration du comte de Bismarck relative aux ouvertures fa jours derniers par le roi Guillaume afin d'arriver à un arran pacifique avec TAutriche, à ces négociations qui se poui encore. Elles ont assurément peu de chances de réussir : possibilité, même lointaine, de pareils arrangements doit : de sérieuses réflexions à l'Italie et l'obliger à en peser, ta en est temps encore, les incalculables conséquences. »
Berlin, 3 juii
« EXCELLENCK,
u Le 3 juin, au matin, j'ai été prendre congé du généra appelé à remplir en cas de guerre les fonctions de cheJ major. Il m'a communiqué les derniers renseignements armements de l'Autriche.
Les transports efTectués dans la dernière décade de i perlé de 3 à 6 le nombre des corps d'armée stationnés en l Moravie et (ialicie. Mais ces transports n'étaient pas encore ment terminés le 1*"^ Juin. Ils ne le seront que dans quelque Chacun de ces corps se composera de 4 brigades et pn un elTectilT de 30.000 combattants. En y ajoutant la caval arrive à un eiîectif total de 200.000 hommes.
Mais les renseignements reçus par l'état-major prus confirmés par plusieurs dépèches de l'agent militaire de portent que le corps de Laibach, précédemment attribué à du Sud et de même force que les corps précédents (au* substitue un corps d'armée formé par des 4»^* bataillons), ser sur l'armée du Nord, dès que les voies ferrées cesseron encombrées par les transports ci-dessus indiqués et sera blement mis en route dans la première moitié de ce mois. ■ autrichienne, en y comprenant le corps saxon (24.000 homme se joindre à elle, présentera donc un eireclif sensiblem» aux forces prussiennes qui s'élèvent à 300.000 hommes am lii;ne sur la frontière.
Le général Moltké a pleine confiance dans le résultat d< mière rencontre. Le ministre de la Guerre m'a dit qu'on a ^erré la concentration des troupes.
J'ai demandé au général si le roi se déciderait à prendre
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« PÔ OU bien par le Mincio, raais je ne doute nullement qu'o « niera, avant de prendre TolTensive, une seule masse d'un o « de l'autre... »
Je vois aujourd'hui le général de Moltke ; il est très contrai les efforts de la France, qui insiste pour la conférence de Pj me dit : « Tout ceci est au préjudice de la Prusse; le 4 juin « aurons nos troupes sur la frontière et le dernier chariot « sa place ; nous pourrions envahir la Saxe et concentrer ah « Dresde nos corps d'armée destinés à l'armée de Saxe.
w La première conséquence de la conférence est que le r( <♦ pend le départ de la garde. En attendant, les Autrichiei « venir leurs troupes de Vienne et, d'après des télégramra « nous envoie notre attaché militaire à Vienne, ils font veni « leurs corps d'armée de Laibach et Gratz. Ils pourraien « faveur du délai qu'ils gagnent, avancer vers la Lusace, d « que nous ne pourrions nous concentrer devant eux que d « plaines de la Prusse méridionale. Vous comprenez quell u rence cela ferait pour nous de donner une bataille sur 1 o lines de la Lusace au-delà de Gorlitz plutôt que dans les « de notre propre territoire. Ces plaines, qui sont boisées, f « disparaître tout notre avantage qui est dans le feu et dan « fusil à aiguille... »
Le général de Moltke me dit que nous devrions attaquer 1 miers pour faire disparaître toutes les tergiversations de la d tie. Je lui réponds que pour nous c'est une nécessité de n l'opinion publique européenne et surtout l'opinion de la pour ne pas mettre l'Empereur, qui est notre ami, dans un< position ; (|uo rien ne nous serait plus facile que de laisser per (iaribaldi, mais que "cela donnerait à l'Italie l'apparen pays (h'sorganisé, tandis qu'il nous faut d'autant plus me l'Europe que le gouvernement a la haute main sur tout et s <[ue l'Europe nous connaît mal et nous juge pire. »
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nous mettre complètement d'accord avec la France et d'oblei cette puissance qu'elle consente à nous abandonner rAutriche.
Le général Govone tenait TEmpereur pour un gentlem accompli qu'il n'admettait pas la possibilité de le voir nous donn conseil déloyal. D'autre part, Taccord que ce souverain aurait c avec nous l'obligeait à se solidariser avec nous en même temps qu aurait permis d'arriver, de concert avec nous, plus facileni< plus tôt qu'en nous faisant violence aux résultats qu'il recher
Quant à l'attitude que le général Govone aurait eue, d'après le rai La Marmora, pendant ces entretiens avec lui, elle est en c< diction complète et manifeste avec le ton absolument calme di ses écrits, de tous ses rapports, même de ceux qu'il avait ex| dans les premiers jours de mai sous l'impression encore toute fl et immédiate des incertitudes et des chicanes prussiennes, a^ ton calme qui ne ressemble en aucune façon aux phrases nenr pleines de colère et d'amertume que quelques années plus le général La Marmora a laissé tomber de sa plume lorsqu'il de ces incidents dans son livre. D'ailleurs, par scrupule de cience, afin d'être bien sûr de ne rien avancer qui ne soit absol exact, nous avons interrogé le seul personnage, avec lequel, en< du général La Marmora, le général Govone s'entretint de cette tion, nous avons interrogé le comte Nigra, aujourd'hui encoi bassadeur à Vienne, qui nous a autorisé à publier la réponse bien voulu nous adresser.
San Remo, 5 novembre
« Ayant passé une grande partie de ma vie hors d'iti
« n'ai eu que de rares occasions de m'entretenir avec le f « Govone, votre père. Mais Je l'ai vu dans la circonstance qi « m'indiquez et encore plus tard^.. »
<« Comme je vous l'ai dit, je m'étais déjri entretenu précède avec le général (iovone, lorque le général La Marmora, infor
de se rappeler les étran>res déclarations faites à plusieurs reprise priuce de iUsmarck à propos des nr'«i:oi'iations qu'il entreprit (et i le roi, comme le cr«»yait le p:*^néral Govone) en mars 1866. à un i où le trait»'; avec rit.ilie le liait avec nous, afin d'arriver avec lAu un arrangement dont la France oi l'Italie auraient fait les frais.
L'historien allemand Kriedjun»? écrit à ce propos : « ... On repro( tard à La Marmora et à ses rollaborateurs d'cire entrés dans I avec (les arrière-pensées pleines de défiance, de ne pas s'i^tre ( idée exacte du génie de Bismarck et de n'avoir pas bien compris I tion de rEuro]je. M.iis peut-on, en vérité, leur adresser un pareil r après des révélations de la nature de celles que Bismarck luifaites? »
Cf. Ancor un po' piu cii Ince, par le sénateur L. Chiala, p. ri39 à 1. Le comte Nigra parle ici des relations qu'il eut avec le Govone lorsqu'il passa par Paris lors de sa deuxième mission.