‹ MémoiresChapitre 5 sur 21 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

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a Dans les conférences que fai eues avec le comte de Bismarck et le général de Moltke au sujet des opérations militaires, je me suis toujours prononcé contre le projet d'avoir deux armées, celle de Saxe et celle de Silésie. fai soutenu la concentration en une seule masse marthani COUDE a coude par Gorlitz sur la Bohême. J'ai dit que Benedeck marchera coude a col de de la Bohême vers Gôrlitz. Bismarck m'a dit quHl soutiendrait cette opinion devant Moltke. — Moltke m'a donné les raisons m faveur de la constitution des deux armées. Puis il in a dit : ^^ Mais vous qui recommandez la concentration à la Prusse, vous n* appliquez pas ce principe en Italie. Je rois chez vous deux armées: Cialdini sur Ir PÔPt le resfr sur le ifincio. » — Je réponds : « Mais nous ne pouvons pas réréhr aujourd'hui nos projets; on réunit partout, de ci et de là, des divisions ; mais je suis sur qur, lorsque 7ious commencerons les hostilités, nous n'aurons qu'if ne seule armée, soit sur le Pô, soit sur le Mincio. »

Lors de la course rapide que je fis à Florence, au moment de me rendre à Paris pour // traiter la question de la 'ession proposée de la Vénétie, j exposai au général La larmora les raisons pour lesquelles je condamnais la épartition des forces en deux armées.

214 LE GÉNÉRAL GOVONE

// nia dit que Cialdini avait étudié la question et qu'il était sf}r du succès.

Lorsque, ma mission terminée^ je rentrai en Italie^ on reprit à Florence^ le 9 juin au soir, la question de la concentration, de la marche coude à coude. Le miimtre Jacini était présent. La Marmora me dit : « Allons vous êtes, vous aussi, de ceux qui voudraient les troupes jure Dsoi R A d'le autre ^ (jetcr les troupes les unes sftr les autres). •

Lorsque je passai par Plaisance, je m'élevai également en causant avec le général Petitti contre la répartition de% forces en deux groupes. Il me dit que Cialdini était sûr du résultat, quon était obligé (tavoir des ménagements avec lui, qu'une opération aussi brillante que le passage du Pâ et de PAdige donnerait immédiatement un grand prestige à larmee italienne aux yeux de rEurope. »

r/ost en CCS termes que le génc^ral Govone résumait somraairemenf, dans cette partie de ses Mémoires^ une bonne partie des observations et des remarques quil avait consignées par écrit et qui avaient trait tant aux conversations qu'il avait eues qu'aux conseils qu'il avail été appelé à donner. I/unité de commandement et la cocconlration des forces, surtout après Texpérience qu'il avait acquise au prix de tant de souffrances, en 18i8, sur le Danube, en Crimée et en 1859, lui semblaient chose tellement capitale ([ue dans toutes ses lettres, dans toutes ses notes, il ne fit que revenir sur ces idées qu'il avait constamment défondues tant en Prusse qu'en Italie. Il ressort clairement de toutes ces pièces que le général conserva jusqu'au dernier moment l'illusion, l'espérance, que la concentration serait achevée au moment où la guerre éclaterait.

Pour ce qui est du plan de guerre, il ne cessa d'insister sur la nécessité d'entrer en opération avec une seule armée formant une seule masse et prête par suite àagii

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