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Passage du môme discours

164 LE GENERAL GOVONE

prévoir ni quelle voie elle allait suivre, ni où elle ail ressortir. J'ai dit que la Sicile suivait le même chemin passait par les mêmes phases que tous les autres peuf modernes au sortir de la barbarie, que toutes les autï provinces italiennes qui s'acheminent vers une civiliwi croissante à tout instant et indéfiniment perfectible, Taxi qu'un mauvais gotwemement avait volontairement, propos délibéré, essayé d'arrêter l'expansion de la Sià de ralentir sa marche et qu'il appartenait à un gowctn ment réparateur de la pousser résolument dans la voit progrès, grâce à des mesures sages et rationnelles, »

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MISSION A IIERUN 19»

avec Nigra et éventiielleracntavec l'Empereur. Bien se trouvât encore aoiis lit pénible impression que les er» inciilentii avaient laissée dans son esprit, bien

pvnsdt qu'à la rigueur l'attilude adoptée par la e à l'égard de l'Italie jusliriàl pleinement une dcnonn du traité d'alliance, bien qu'il fût intimement cona de la nécessité de marcber d'accord avec la France, [lifcsta hautement toute sa répugnance à se prêter intrigues contre la Prusse et. en somme, il partagea enient lus vues du chevalier Nigra'. — Quant à La rjra, tout en se rendant parfaitement compte de la e responsabilité qu'il assumait, prêt à en supporter

les conséquences et tous les dangers, il n'hésita pas T fidèle à ses engagements. Ce lut donc avec l'assent unanime que l'itulic se décida à suivre la voie aquelletdlc s'était entjagéeet?i rejeter l'oirre tardive, î et insidieuse que l'Autriche avait formulée afin ver il'échapper à ses destinées, alie par son relus venait de rendre un service si-

à la l'russe. qui, si le cabinet de Florence l'avuit onnée, n'aurait eu le choix ({n'entre une capitula- «ns condition et une fiuern- l'ugajîéc dans des con- !■ désastreuses [lour elle. Lli'sormais certaine de la é de l'Italie et rassurée par quelques paroles de i;reur Napoléon, qui peruH'ttaieiit dt^ penser que lu e resterait neutre, lu l'ru.-.sf jiouvail tout oser et le gant à r.Vulriclii-, et lu presse bi:^niankienne se

aussitôt à entonner ses ebaiils de guerre.

moment décisif iipi)roebait, Lorsque, qi ard, le général tiovone (luilla l'hurnee

r il rA|ipendice. au -^uji-l de r.ijiiiiinci quu le HviuTal La M.ii

I la

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Prusse a fait des propositions à rempereitr au sujet de rinferven/ion. L'empereur na pas répondu à la proposition autrichienne relatire à la cession de la Vénétie et il s'est rejeté i^ers le Congrès afin de gagner du temps. Mais il ne croit pas que le Congrès puisse avoir une issue pacifique^ et j'ajoute même qu'il le désire encore jnoins.

« Le journal \dL France, qtii a violemment attaqué Bi^ marck^ a été confidentiellement rappelé à Pordre. Ce sont là de bons symptômes. Telles sont les nouvelles que Nigrê m'a données^ et elles diffèrent sensiblement de celles qu^i' avait envoyées à Florence^ la veille.

« Metternich a demandé à Nigra s'il serait possible d'obte^ nir la neutralité de r Italie et de lui faire accepter tme compensation. Nigra a dit qtiil croyait à une réponse ni^ gative en raison de l'état des esprits en Italie. Metternick a dû voir dans cette réponse la confirmation de rexistence du traité dont^ à V heure qu'il est ^ ils ne doivent plus douter,

« A Paris comme à Florence, on est loin d'être convaincs que la Prusse puisse avoir le dessus dans la prochaint campagne et en sorte victorieuse^

« Le vote de la Diète et la grande majorité qui s'est pr(h noncée contre la Prusse ont produit une grande impressioii^^ à Florence. L'impression a peut-être été tout autre à Berlin, Je ni en assurerai dès mon arrivée et je m'occuperai aussi de la situation militaire. »

Telles étaient les nouvelles et les impressions contra-; dicloires qui circulaient partout, au moment où le général! Govone arrivait à nouveau à Berlin bien décidé à travaillcf^ avec toute son énergie à la conclusion d'une entente evXté

\. Cette opinion pessimiste qui prédomina presque partout en Europt et dura jusqu'aux victoires prussiennes, navaiL jamais été celle du gènërtl Govone qui. peu de temps a[»rès (26 mai 1866), écrivait au clievalierNîgrtS ' <^ .S/ voua )/ie jtermellez, M. le Minislve^ de l'ous donner mon opinUm sur la marcfie probable des événements, je vous dirai que je suis plutâi disposé à croire, en admettant toutefois que le Comjrès ne contrariera pÊi leurs opérations, que les Prussiens peuvent parfaitement remporter uiM victoire qui les mènera jusqu aux portes de Vienne. »

LE GENERAL aOVONE

plus d'une fois sur le point de se brûler la cervelle ^pres^m] vaincu par les difficultés, »

Après une longue heure de promenade et de contienoXvtsÀ Raccompagnai le comte de Bismarck jusqu'au pied Vescalier du Ministère d'État. Il me serra la main et dit : « Je vous recommande de demander au roi Yicti Emmanuel^ comme une faveur que je lui demande ftt\ sonnellement^ d'attaquer le premier F Autriche. » — Puh me dit : « i4w revoir à Vienne. »

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