‹ MémoiresChapitre 7 sur 21 · CUSTOZZA · texte numérisé non relu

CUSTOZZA

Le 24 juin au matin, la principale armée italienne s'était remise en marche par groupes isolés et fort éloignés les uns des autres^ Non content d'avoir commis la faute de laisser ces colonnes traîner avec elles leurs trains de voitures de réquisition, on avait été plus loin encore en plaçant

1. Le premier f^roupe se composait du !•" corps (Durando) qui, ayant laissé sur la droite du Mincio la division Pianell chargée d'observer Peschiera, s'avançait par des routes diver^'ontes à travers un pays couvert et accidenté avec les divisions Cerale, Sirtori et Brignone entre lesquelles n'existaient que des communications insuffisantes.

En arrière et assez loin de ce premier groupe venait le III* corps (Délia Rocra^ marchant en ordre plus compact, mais très éprouvé par de longues marches, et qui s'engagea dans la plaine avec ses trois divisions, Cu;:i;i, Kxio, prince Uumbert, se tenant presque à la même hauteur. Derrière ces trois divisions venait la cavalerie de ligne (de Sonnaz) précédant la division Govone, qui formait la réserve du corps.

Le 11' corps, moins deux de ses divisions, Cosenz et Nunziante, charuces d'observer Mantoue et Bogoforte, f«>rmait un troisième groupe fort «les deux divisions Longoni et Angioletti qui se suivaient de fort loin et qui» avant quitté le matin assez tard des cantonnements fort éloignés de ceux. <iu Ilh corps, marchaient h une grande distance en arrière de ce corps.

Toutes ces divisions avaient emmené leurs bagages. Mais, en raison de leoconibremeut causé par ces énormes convois, Durando avait arrêté éValeggio une partie du train du I" corps. \\\ IIP corps, les onlres donnés par le commandant de corps avaient au contraire aggravé la situation. Les équipages des divisions de tête vinrent à plusieurs reprises contrarier la marche des troupes de la division (jovone et empêchèrent même la division Longoni de continuer son mouvement.

Les «livisions du II!' corps qui se portaient sur Villafranca, précédaient non seulement toute la cavalerie de ligne, mais encore la brigade légère 'hargée du service d'exploration et de découverte, à laquelle personne ne (ongea à envoyer des ordres en temps utile.

CISTOZZA

S plier. Le duc d'Aoste et lo ^^l'iicral Gozzani qui s'ûiaicut couverts de gloire étaient blessés ; la ligne trop mince et trop étendue des grenadiers de Lombardic était enfoncée; les grenadiers de Sarduîgne étaient épuisés tant par les elToils qu'ils avaient faits pour défendre leurs positions que par les retours offensifs qu'ils avaient exécutés sur un terrain aussi diflicilc que les pentes du Monte Croce; Cavalcbina, Belvédère, Custozza étaient au pouvoir des Autrichiens qui, pendant un moment, avaient môme été maîtres de Monte Croce, lorsqu'à 10 heures Brigtione, hors d'état de se maintenir, donna l'ordre de se mettre en r^lraiie, au moment mânit- où en face de lui la brigade Weckbecker et une partie de la brigade Biick, croyant, elles aussi, que leurs attaques avaient été infructueuses, se retiraient dans le plus grand désordre.

Scudier et Bock restaient donc maîtres de Custozza et de presque toutes les positions dont on s'était disputé la possession. Lucùté des Italiens, les deux bataillons du fii*, ■livision Cu^ia, envoyés par le général l,a Mmmoru sur le Monte Croee et que le colonel Ferniri uvait brillamment ''I vaillamment conduits, avaient pris pied sur les hauteurs. Holin quelques petits paquets do braves greniidiers, élec- Irisés par li'S exliotlutiuns et l'exemple de chefs tels que Boni, Fez/i, Torlori et quelques autres vaillants ofliciL'rs,

♦l-]j|u« rsrti. [>ianell cl la vi-sprvi> du I" lorjis n t^ïaii«< Uvnk'i et Wi'imnr {ilivision di< rc>i'rv<-; t

U •livision Slrtori coiiibaUit riintri' la liri^Milc liai lihri^iide M<^rinK Ju V- nirpi^.

la •liTi>>lnn Hri|.'ii..ne enitilmllil rualn: i>-<i hnu tvckdu IX'i'iirpsetSru-liL'nlii VII .

Jiirtillme. ilplog'.-a Icniiilinilft Miinli' Cmtc lu ri<[i iKiliduc-Hodoliihu (liriguiie SciidiiT. et i'u[iLli,ittll 1 H'Dl Maniicii' ;liri|.'n(l« Kin-lishiTi; . La dîTisiiin r.ovune eut ■ucrcsslvpini'iit Hlliiitv ni- Iler^Kiiuonf lirand-Duu de Tumritiii- brii-Mile ll<>r] tôt Thiiii lirignile Kin'bsIiL-r({.:. fl iivui' li-:> rniutiu ;.'imenl lloi de llnvi^rv :bri{riMl<- Wi'i'lilip.-kcr . rn-ii ■ply et Wolser^lieimli du VM- nir(H. Muriii;; du \ ciment Nagy iliri|.'ade baut'r. ryuli'LiK'iit du V".

260 LE GÉNÉRAL OOVONB

forcées d'abandonner les hauteurs. Pendant qu*e reformaient dans la plaine, pendant que le 52' couvr les yeux du général Govone la retraite de Farmée,] que pour assurer le salut de leurs frères d*armes nières fractions de la 9"" division brûlaient leurs d cartouches dans les maisons et sur les pentes des col Custozza, les colonnes autrichiennes s'élevaient hé vers ces crêtes que, pendant le cours de cette mëmej elles avaient à plusieurs reprises jonchées des ( de leurs soldats. Ces hauteurs que les Italiens leur disputées pendant tant d'heures, ces hauteurs q naient seulement d'évacuer, les Autrichiens allaie: tenant les occuper sans perdre un seul homme. Qi Italiens, ils avaient une fois de plus à déplorer d'une bataille.

AI»Ri:S LA 15 AT VILLE 269

ACustozzn h*s 1'' vt UY tlirisions^ quil fauf fibsolunirni à In [m (Ptine hataille engiuffr srs drrnieres rr serres^ etc.

La Marmara s^ rvmel n cliscutrr arf*c )nnL Je continue il mister sur la nécessité de reprendre la marche en avant ^ ttcela au plus vile,

La Mannorame dit que Cialdini persiste n vouloir mettre sfinplan à exécution. Je vois que La Marmora na pas encore retrouvé son calme et sa décision ordinaire, lime parle de Ricawlî qui ne remet rien en ordre et laisse les choses ^embrouiller bien plus qu'elles ne Pont jamais été. Mais je dois déclarer que quant à ntoi je suis de plus en plus conmincu qu'on commet une abotninahle injustice et quon cherche seulement à rejeter sur un autre les erreurs qui ont fié commises en prétendant que le roi est seul cause de tout ce qui est arrivé.

« Cadogan vient avec moi à Mariana,

8 juillet... [If après une lettre au r/énéral Petitti). Je vous télégraphie^ mais à titre essentiellement privé et amiral^ pour vous prier de faire rectifier la note humiliante^ publiée par les journaux qui ont imprimé qxui nous n'avions eu qu'un millier de blessés. Quand on combat en terrain coupé y et surtout quand on abandonne ses positions, on laisse sur le terrain la plus grande partie de ses blessés... Pour Famour de Dieu, quon nous rende au moins justice.

Ne croyez pas que l'armée soit indisciplinée ou (jurlle murmure. Nous avons une armée excellente, solide, bnue, bien supérieure à f armée autrirhle/ine^ jdei/ie de confiance, fjui ne demande qu'à marrher et qui s^ impatiente,,.

Voilà la vérité vraie. Nous, nous mettons toutes nos espérances dans le commandement en chef. Pourvu que la politique ne nous oblige pas à rester sous le coup de Fèchec du 2il

Mariana ^ 10 juillet... Un de mes officiers reçoit à r instant du député Sanguinetti^ son frère, la nouvelle que la Prusse

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