bagatelle d^un scbelling
L*amputé le pajra ; mais. Tort de sa misère.
Il alla, de mauvaise hiimeiir»
Quand il se releva, porter plainte au pasteur. Le pasteur répondit : • A cette doléance
« Je ne saurais en ce moment « Faire droit ; toulefois j*en aurai souvenance, « Et si je suis chargé de votre enterrement , • Je vous tiendrai, Pami, compte de celte avance.
Vu juge interrogeait un témoin d'Orléans :
— Quel est voire Jigc?—EI:iit et soixante ans... dnquant De plus que mes dix-huit... dix-buil l ù le bon temps I
— Eh 1 que ne dites-vous : Tai soiiantc-huit ans ? -Parbleu I c*est que les huit précédaient les yoixanle.
Les huissiers chez un antiquaire Épris des objets dVt , ses amours ses trésors, Arrivent avec leurs records.
Et réclament en numéraire Le prix de la vente dernière Où œ grand amateur disputa corps à corps Les débris d*un vieux reliquaire.
« Prenei tout , disait-il ; mais laissez-moi jouir « Des merveilles de Part qui causent mon ivresse.
45/i Rf5T(miCTTe&
• Prenei jusqu*à mon Ut, sMI le ftat; sans tristesse
• A terre je pourrai dormir.
• Je saurai bravement supporter ma détresse ;
• Barbares^ de mes goûts je serai le martjr ;
• Mais, non , tous n*afa pas k droit de les saisir
• Ces liéros, ce» dieui de la Grèce»
• Qiefs-d'œurre de ^antiquité 1 »
Et, de ses bromes idolâtre.
Ce fou d*art, ce père éhonté Abandonne sa fille à la mendicité Pour conserfer Bvatus , Antoine et Cléopàtre*
Un sculptesr quelque peu bobémc ,
Réputé long-lemps esprit-fort.
Était gisant au lU de morL Un confesseur, mandé dans ce moment suprême. Lui dit: c Frère, voyei Timage du Sauveur ( 11 Biettait sous ses yeux un crudfix d'iroire )•
• Ce Dieu de vérité, c*cst le Dieu qu'il fliut croire ;
• De sa mort vous êtes Tauteur « Par vos nombreux péchés : comme ils Font rendu triste I « Frère, il vous tend les bras, par ma voix il insiste : m Le recoonaissei-vous ? êtes-vous satisfait ? • — • Oui, mon père, c'est moi, c'est moi, reprit l'artiste ,
• Oui , je le reconnais, c'est bien moi qui l'ai faiL t
Un Anglais racontait, un jour, que d'un Français Il avait reçu deux soufflets.
• Deux soufflets ! dit quelqu'un ; ab I vous êtes un brave,
• L'aflhire ?.. • — • L'affaire eut son cours. • — «La suite ?.. • — « La suite en fut grave ,
• Et j'eus la joue enflée au moins pendant huit jours. »
UISTORIEITES. 655
Nodier, pour pnyer son tribut.
Lisait un jour à Tlnstitut Des fragments inédits de son Dictionnaire»
A ce mot Révolution,
11 fiiisait Tobsenration Que le f sonnait c» • Parbleu I dit un confrère,
• La remarque est par trop vulgaire ;
• Cest, aux yeui d*un homme sensé,
• Du La Palisse renforcé.
' Comme inutile, il est blâmable;
• Qu*il soit de Tarticle effacé.
« T'a le son du c, partout, dans tout vocable,
« Entre deux voyelles placé. »
— • Ab 1 dit Nodier, quelle assurance I « Je me trompe peut-éire... Ah 1 de mon ignorance
« Monsieur, de grâce, ayez picié !
« De ce que vous venez de dire,
« Monsieur, Ibiles-moi Tamicié
« De me répéter la moicié. »
L'assemblée éclala de rire.