‹ Mémoires. 4Chapitre 119 sur 133 · Golmar, 1892, in-8o · texte numérisé non relu

Golmar, 1892, in-8o

^ de la Société historique et arehéologigue du Périgord, t. XIX, 4* livr. Périgueux, 1892, in-8«.

— de 2a Société industrieOe de Mulhaun, juillet i892. Mulhouse, in-8«.

— de la Société scientifique^ historique et archéologique de la Corrèxe, t. XIV, 2« Uvr. Brive, 1892, in-S».

BuUettino di archeologia cristiana del commendatore G.B. de Rossi. 5* série, II« année. Rome, 1891, in-8*.

Comité de conservation de Fart arabe y exercice de 1891, fasc. VII. Le Caire, 1892, in-8*.

Congrès archéologique de France^ LVI« session. Paris-Gaen,

Jahrhiicher des Vereins von Alterthumsfreunden im Rhem^

lande, t. XGI. Bonn, 1892, in-8^ Journal des Savants, juillet-août 1892. Paris, in-4». Kongl. Vitterhets historié och antiquitels akademiens MonadS'

hlad. Stockholm, 1890, in-8o.

Mémoires de T Académie de Stanislas, 1891, 5« série, t. XI.

Nancy, 1892, in-8'.

^ de la Société académique d* agriculture y des sciences, arts

et belles-lettres du département de VAtibe, t. LV. Troyes,

1891, in-8'.

— de la Société d^ agriculture, commerce, sciences et arts du département de la Marne, année 1891, fasc. I et U. Ghàlons-sur-Marne, 1892, in-8*.

Proceedings ofthe american phUosophical Society, avril 1892. ^ of the Society of Antiquaries o/Scotland, 1890-91, t. XXV.

Edimbourg, in-8*.

Rendiconti délia reàle Accademia dei Lincei, 5* série, t. I,

fasc. V et VI. Rome, 1892, in-8*.

Revue africaine, n» 205. Alger, 1892, in-8*.

— de l'Art chrétien, 5* série, 1892, t. HI, 4» livr. Lille, 1892, in-4-.

Société Jersiaise, XVII« Bulletin annuel. Jersey, 1892, in4*.

Transactions of the american phUosophical Society held at PhUadelphia, nouv. série, t. XVII, part. I et U. Philadelphie, 1892, in-4«.

ÂMT. BULLETIN. 14

Trmma de F Académie nationaie de Rems^ aimées 1890-91.

Reims, 1892, in-8».

WestdeÊUscke Zeitschrift fur Gtickiekte und Kmmtj 11* année,

livr. 2. Trêves, 4892, in-8«>.

Batb (baron J. de). Carreaux vemiués de SéMonne^ Marne. Briquet (G. -M.). Lettre à M. le chevalier Giorgi sur le» papier»

u»ité» eu Sicile à Voccaeion de deux manu»crit» en papier

dit de coton. Palerme, 1892, m-8*.

Gloqubt. Di»cour» au Congre» archéologique de Bruxdle».

Bruxelles, 1894, in-8*.

DiOE (le comte A. de). Mont/ort-VAmaiurp. Tours, 1892, in-8*. Fatre (Edouard). Henri-Léonard Bordier^ 1817-1888. GenèTe,

1892, in-8*.

HéaoN DE ViLLEFOSSB (Ant.). Statuette en brante de ZHomjrJot,

appartenant au Mueée du Louvre. Paris, 1892, in-8*. — Un nouoeau fragment de» Actafratrum AnMtlium, In-8*. Mentienne. Vanàen pay» du Pariai», Un dmetière gaUo-

romain et mérovingien à Bry*»ur-Marm»y Seine. Paris, 1892,

in-8*.

Correepondance,

La comtesse Ouwaroff, correspondant étranger, annonce l'envoi, à la Société, de plusieurs brochures.

M. le Ministre de l'instruction publique envoie à la Compagnie le programme du Congrès des Sociétés savantes.

M. l'abbé Morel écrit pour remercier la Compagnie de l'avoir élu associé correspondant national à Langres.

Travaux.

M. le Président annonce la mort de MM. Bougot, associé correspondant national à Dijon, Jousaet, associé correspondant national à Belléme, et Tailiebois, associé correspondant national à Dax, un des chercheurs les plus zélés de la province.

M. Héron de Villefosse, membre résidant, fait la communication suivante :

« Charles VIU se rendit à Rouen, avec la cour de France, au mois d'avril 1485. Notre confrère M. Charles de Beaurepaire a publié un intéressant mémoire % dans lequel il a donné, d*après un document contemporain, la description des fêtes qui eurent lieu à l'occasion de l'entrée du roi et de son séjour dans cette ville.

« Charles VIII arriva à Rouen par Saint -8ever le jeudi i4 avril. Cette première journée fut consacrée à des réjouissances de tout genre. Le lendemain, 45 avril, il entendit la messe à la cathédrale au milieu des chanoines et écouta leurs doléances. Les 18, 20 et 27 avril, il siégea en personne à l'Échiquier, au milieu de toutes les notabilités de la province.

c Un petit document, que j^ai copié au mois d'octobre 1879, dans la collection de M. Compagnon, architecte à Clermont- Ferrand, permettrait, s'il est authentique^ d'ajouter à ces différents renseignements quelques détails sur un tournoi qui aurait eu lieu à Rouen, dans la journée du dimanche 17 avril. Le duc Louis d'Orléans (le futur Louis XII), qui venait de se réconcilier avec le roi et qui faisait partie du cortège royal, s*y serait distingué par sa valeur et par son adresse.

c Voici le texte auquel je fais allusion :

L'an mil CCCG llim et cineq ou mois d'avril, le dimenche après que le roy Charles VIII* eut fait son entrée à Rouan, le dnc de Loraine et cincq gentilshommes de Normandie thidrent Joustes à tons venans à dix courses. Et jousta le premier de cenlx de dehors Très haulti très excellent et puissant prince Loys, duc d'Orléans, de Milan et de Valoys, conte de Bloys^ de Pavye et de Beanmont, sire d'Ast et de Concy, housse et tymbre comme la représentation est icy. Et ny eut nul de cenlx de dehors qui en dix courses rompit tant de lances comme ledit Sire. Et eut grand honneur iceloi jonr de bien jouster. Dieu, par sa grâce, Inl doint bonne vie et longue, et paradis en la fin, et à tons cenlx qui

1. Entrée et s^aur du roi Charles VIII à Rouen (dans les Mémoires de la Société des Antiquaires de Nortnandie^ t. XX, p. 279 et sniv.).

Fayment et servent de bon cuer. Amen. L'escriptean dessus mis estoit aax bonnetz de cenlx qui servoient ledit prince.

c Ge texte est écrit sur la partie droite d'un feuillet en parchemin, exactement divisé en deux parties égales. D'après M. Compagnon, ce parchemin proviendrait de la collection Revoil. Sur la partie gauche, on remarque une miniature qui représente le tournoi en question. Le fond de Ja miniature est occupé par deux tribunes : dans la première, se trouve une dame (sans doute Anne de Beaujeu) qui contemple attentivement la scène placée sous ses yeux; dans la seconde, on voit un jeune prince couronné qui ne peut être que Charles VUE. Un moulin à vent occupe le milieu de la composition ; la meunière regarde avec intérêt par la fenêtre de son moulin ; des archers et des hommes d'armes circulent autour. Louis d'Orléans apparaît au premier plan, à cheval, en costume, de tournoi, la lance au poing; il maintient son cheval agenouillé, devant les tribunes, des deux jambes de devant. La housse du cheval, la lance et le vêtement du duc sont semés de ^ gothiques ; l'encadrement de

cette première page est également formé de ^ gothiques, c Au-dessous de ce petit tableau, on lit les vers suivants :

Poar mouldre menu et souvent Et pour rendre bonne moyson, Ce monnier cy, sans bruit ne vent.

Est pour continuer foyson.

Et saulcun par nulle achoyson Vottloit toucher à la mounière, 11 est pour monstrer par rayson Qu'il a plus force que manière.

« Notre savant confrère M. Durrieu, auquel j'ai communiqué le texte en question avec la description de la miniature de M. Compagnon, sans se prononcer sur un monument qu'il n'a pas examiné et qu'il ne connaît pas matériellement, m'a exprimé des doutes sur son authenticité. Il existe en effet à sa connaissance une catégorie assez nombreuse de miniatures fausses accompagnées de textes explicatifs et se distinguant toujours par un trop grcand intérêt hûtorique^

Plusieurs spécimens de ces faux, exécutés avec une grande perfection, sont récemment passés sous ses yeux. Je tiens à faire part à la Société des observations de M. Durrieu. Je regrette de ne pouvoir présenter à mes confrères le document, dont je ne garantis pas l'authenticité. Bon ou mauvais, il m'a paru cependant utile de le signaler à leur attention. Les gens compétents sauront qu'il existe et pourront le juger, i

M. Jadart, associé correspondant national, conservateur adjoint des Musées de Reims, envoie une note sur la découverte, à Reims, d'une nouvelle mosaïque romaine.

« J'ai l'honneur de porter à la connaissance de la Société des Antiquaires la découverte, à Reims, d'une nouvelle mosaïque romaine, sur l'emplacement d'une maison de la rue de Vesle, n» 37.

a Ce quartier, situé en dehors de l'enceinte de la cité primitive, n'avait encore donné lieu à aucune trouvaille de ce genre. Le propriétaire a spontanément offert au Musée de la ville cette belle œuvre d'art et a accordé un délai pour son déblaiement et son transport. Ces opérations sont exécutées en ce moment par les soins de M. E. Brunette, architecte de la ville, et de M. Giudici, mosaïste rémois fort habile et qui a fait ses preuves dans la reconstitution des deux grandes mosaïques de notre Musée, en 1884 et en 1891.

c La mosaïque nouvelle offre au centre un médaillon rempli par les figures de deux lutteurs nus et d'un caractère différent de ceux trouvés jusqu'ici à Reims. Le médaillon est entouré d'une riche guirlande de feuillages et de fruits; des tètes se volent dans plusieurs parties de la décoration, qui a gardé toute la fraîcheur de son riche coloris. Malheureusement plusieurs lacunes existent, et l'entourage entier n'a pas encore été mis au jour. L'ensemble peut mesurer environ 4 mètres sur 5 de superficie. Aussitôt le premier travail opéré, une description plus complète et une reproduction pourront être adressées à la Société des Antiquaires de France. Mais il m'a paru utile de l'aviser aussitôt que possible de cette heureuse trouvaille, et du don qui en est

fait à la ville par MM. Couvreur et G^*, de Paris, architecte, et par M. Aucher, aussi de Paris. •

M. Héron de Villefosse, membre résidant, communique le texte d'un fragment d'inscription latine provenant de Tunisie (et probablement de Garthage), qui est conservé au musée archéologique organisé, par les soins de la Société Éduenne, dans l'ancien hôtel du chancelier Rolin, à Autun.

c Une salle entière du rez-de-chaussée de ce vieux logis a été meublée avec des antiquités provenant d'Afrique et offertes à la Société Ëduenne par M. le comte d'Hérisson.

c J'ai remarqué, au milieu de ces antiquités, un fragment d'inscription latine, sur marbre blanc, que je crois inédit, et qui, dans tous les cas, mérite par son importance d'être reproduit et mis sous les yeux de nos confrèies. U provient de la portion gauche du texte, de sorte qu'il fournit le commencement d'un certain nombre de lignes. Il est brisé en haut, à droite et en bas :

ijijij lP£NS^ (P£ sont Ués)

NVSPRO- PETVNT PROl 5 SAVNA- FOLLE*

TREGBNTATRIGtiito OCTAVIANVSPROc

TABVL PRO VING • TI (Tl sont liés)

T AT V E G TIG ALIL ATE 10 TIONE NVNDINAL

LATOPISGOAPROVINGîattftt»

0 G T 0 LIGNI PEN8 ASTRI A OGTOGINTA Q VATT VOR HdUia PONDOQVINDEGIMMILIA

c II semble que le document auquel appartient ce fragment comprenait deux parties distinctes : une première partie dont dépendent les six premières lignes, et une seconde partie qui commence, à la ligne 7, par ces mots : ùdamet^

Mw pro[e](uraior) tabul{ariis) pravmc(iae) , etc. Cette

seconde partie pourrait être la réponse du procurateur à une réclamation exposée dans les lignes précédentes.

a A la fin de la ligne 4, après les lettres PRO, on distingue nettement un commencement de trait incliné qui peut appartenir à un jambage de M.

« A la fin de la ligne 8, après le mot PROVING -, on distingue les lettres TI liées. La première pensée qui vient à l'esprit, c'est de Ure provinc{iae) Ti[ngUanae]. L'inscription parait venir de Garthage ; en tout cas, l'exploration de M. le comte d'Hérisson ne s'est pas étendue en dehors des limites de la Tunisie actuelle. S'il s'agit de la promncia Ttn^ttona, on peut s'étonner de trouver ce texte à Garthage, les Maurétanies ayant eu, pour la perception des impôts, une administration qui leur était propre. Il faut remarquer cependant que le texte est très incomplet et que nous ne savons pas quel était le titre exact du procurateur Ociavianus, Il s'agit peut-être ici de redevances payées par les fermiers des domaines impériaux.

« Quoi qu'il en soit de ces hypothèses, le texte fait penser à la célèbre inscription de 6ouk-el-Khmis, conservée aujourd'hui à la Bibliothèque nationale ^ Il doit être également rapproché du fragment de Garthage, conservé dans le même établissement, et qui parait contenir des indications analogues 3.

« Tous les T sont plus hauts que les autres lettres. La barre supérieure des F a une tendance très marquée à dépasser l'alignement. La forme du F, avec trois barres transversales, se rapproche beaucoup de celle du E; ce qui permet de distinguer ces deux lettres, c'est que le trait horizontal inférieur du F est court et que le trait supérieur est allongé et ondulé. Les L ont la forme de lambda. L'inscription ne parait pas antérieure au ni* siècle.

« Le mot savna (ligne 5) doit être l'équivalent de iolina^ comme «cmnaniM, dans le latin du moyen âge, est l'équiva-

t. Corp. huer, lat, t. VIII, n* 10570. 2. /M., ii~ 1127 et 1158 « 14280.

lent de sàlinariiu. La foUit (ligne 5, folles) était une monnaie de cuivre en usage sous le bas empire; on a aussi donné ce nom à un impôt.

c Oeto ligni pensas (ligne 12). La pensa est un poids fixé ou une quantité déterminée.

c On conserve au même musée une inscription funéraire qui provient du cimetière des officiâtes de Garthage^ C'est l'épitaphe de P. Aelims Victor .^ mesor agrorvm^ d'ailleurs déjà connue'. Le texte est maintenant légèrement brisé à droite; une lettre a disparu à l'extrémité de chacune des trois premières lignes.

i Je puis encore signaler dans la même salle une inscription chrétienne sur marbre blanc, dont l'origine doit être la même. Je ne doute pas de sa provenance carthaginoise :

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