‹ Mémoires. 4Chapitre 118 sur 133 · I., VIII · texte numérisé non relu

I., VIII

rement inclinée en avant. La tête et l'enfant ne formaient pas corps avec le reste du monument : ils étaient peut-être en métal on en une matière plus précieuse que l'ensemble. Cette image se trouvait placée au fond d'une cella, faisant partie d'un sanctuaire dont l'importance est attestée tant par l'épaisseur et la solidité des murailles qui sont encore en place autour et au-dessous de la statue que par les très nombreuses plaques de marbre de couleurs variées qui ont été trouvées dans les fouilles faites pour dégager la statue et qui ornaient les parois du temple. Cette hypothèse nous paraît confirmée par les inscriptions de Milah et des environs, que nous avons signalées plus haut et qui sont dédiées à la Déesse Mère, sous les noms de Mater Deum Magna Idaea, de Nutriz, et aussi de Goelestis^ »

M. l'aJbbé Thédenat, membre résidant, dit que la tête de la statue devait, comme le pense M. Toutain, être en métal ou en matière précieuse. La description donnée par M. Toutain de ce qui reste de la tête, ou plutôt de l'attache de la tète, autorise pleinement cette supposition.

Souvent l'absence de tête dans les statues antiques tient à une autre cause. L'artiste exécutait la tête dans une matière plus tendre, par conséquent plas facile à travailler, plus propre à recevoir l'expression de vie qu'il désirait donner à son œuvre, mais aussi plus fragile, plus prompte à disparaître. Il existe à Rome, au Palais des Conservateurs et au Masée des Thermes de Dioclétien, des statues en marbre dont les têtes, les bras même et les mains sont en stuc; un buste en marbre du Musée des Thermes de Dioclétien a une tête en terre cuite.

C'est une des raisons pour lesquelles on trouve souvent des statues antiques en marbre sans tête, mais qui ont, entre les épaules, une cavité soigneusement creusée. On a souvent émis l'opinion que ces cavités étaient destinées à recevoir des têtes de rechange; cela est quelquefois vrai, surtout quand ce sont des statues d'empereurs et d'impéra-

i.C.L L., VIII, 8239, 8241.

trices; mais, dans bien des cas, elles avaient reçu une tête en matière plus fragile que la statue, stuc ou terre cuite, et qui a disparu. Ces cavités, en forme de cuvette, sont souvent piquées avec soin, comme les surfaces destinées à recevoir du stuc ou une matière analogue.

Séance du 7 Septembre.

Présidence de M. H. GAmoz, ancien vice-président.

Ouvrages offerts :

Annales de F Académie 6^ archéologie de Belgique j t. XL VI;

4e série, t. VI. Anvers, 1890, in-8<».

Anmtaire de la Société française de numismatiq%e et d^archéo-

logie^ mai-juin. Paris, 1892, in-8o.

Atti deUa r. AccadenUa dei Lincei. Notvie degU scavi^ mars

et avril 1892. — Rendiconto deW adummuta solenne del

5 giugno 1892. In-4«.

Bulletin critique^ publié sous la direction de MM. Beurlier,

Duchesne, Lescœur, Thédenat, XIU« année, n«* 15, 16,

17, Paris, 1892, in-8*.

^ de r Académie d'archéologie de Belgique. BruzeUes, 1891,

fasc. IV à Vn.

^ delà ZXana, avril-juin. Montbrison, 1892, in-8».

— delà Société archéologique de Nantes^ t. XXX. Nantes,

1891, in-8*.

— delà Société archéologique d^Eure-et'Loir^ n* 200. Chartres,

^ de la Société archéologique et historique de VOrléamais^ t. IX et X, no* 132 à 143 et 147. Orléans, 1892, in-8-.

— de la Société des Antiquaires de POuesty 2* trimestre de Tannée 1892. Poitiers, in.8v

'^ delà Société des Antiquaires de Picardie j année 1892, n* 1.

Amiens, 1892, in-8*.

^ delà Société is études des Hautes^ Alpes ^ XI« année, 2* série,

n» 3. Gap, 1892, in-8«.

'^de la Société d^histoire naturelle de Colmar^ nouv. série,

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