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Séance du 20 août

54 LE GOHGRis INTERHATIONAL DE MOSCOU EN '1892.

Nous ne saurions assez répéter quel profit les archéologues français trouveront dans l'étude des antiquités de l'Europe orientale. L'accueil qui leur est toujours fait par leurs confrères de Russie les engagera à s'intéresser et à suivre attentivement le grand mouvement scientifique qui s'opère dans ce vaste empire. Votre délégué a bénéficié de la sympathie que votre Compagnie a conquise auprès des savants russes et il en exprime ici sa vive reconnaissance.

NOTE

SUR

QUELQUES LÉCYTHES BLANCS

D'ÉRÉTME.

Par M. le vicomte de Gâix de Saint-Atmoub, associé

correspondant national.

Lu dans la séance du 21 décembre 1892.

Les fouilles entreprises depuis peu de temps à Érétrie, une des principales villes de TEubée, ont modifié les classifications admises, il y a quelques années encore, en ce qui concerne les vases funéraires grecs.

On croyait alors que le type le plus parfait de ces vases, les lécythes blancs attiques^, occupait

1 . Ces yases sont assez rares dans nos Musées d'Europe, en dehors de celui d'Athènes qui en possède plus de quatre cents, à peu près les deux tiers de la série aujourd'hui connue. (VoirEdm. Pot lier, Élude sur les lécythes blancs attiques à représentations funéraires. Paris, 1883, in-8<».) — Je saisis cette occasion pour remercier ici M. Pottier et notre confrère M. A. Blanchet de l'empressement gracieux qu'ils ont bien \ouiu mettre à me communiquer les vases du Louvre et ceux du Cabinet de France qui pouvaient m'intéresser.

56 NOTE SUR QUELQUES LiCTTHES BLANCS D^^RIÎTRIE.

une place tout à fait distincte dans Tart industriel des Hellènes. Les produits de la céramique ancienne qui s'en rapprochaient le plus étaient les vases appelés très improprement < vases de Locres, > puisqu'on les trouve répandus dans tout le monde grec; mais ces vases à figures noires sur fond jaunâtre étaient absolument différents des lécythes blancs, tant par leur technique que par leur dessin beaucoup plus archaïque^. A peine quelquesuns montraient-ils, à côté de personnages peints à l'ancienne manière, c'est-à-dire à la silhouette couverte d'une teinte noire opaque relevée de lignes plus claires, quelques figures dessinées seulement au trait, et voyait-on dans ces vases la transition entre les lécythes d'ancien style et les lécythes blancs attiques^. Il n'en existait pas moins, pour ainsi dire, un véritable hiatus sur ce point dans l'art industriel des Hellènes, et c'est cet hiatus que les fouilles d'Érétrie semblent devoir supprimer.

i. Pour les vases de Locres, voir notamment Rayet et Gollignon, Histoire de la céramique grecque.., (Paris, 1888), p. 216.

2. Je citerai seulement ici un vase du Louvre (Céramique grecque trouvée en Grèce, E, n* 31) représentant Hercule étouffant le lion de Némée, dans lequel Hercule est seulement dessiné au trait, sauf les cheveux et la barbe, tandis que le lion, la massue du héros, placée derrière lui, ses vêtements et son glaive, suspendus à un arbre au-dessus des combattants, sont recouverts, à la mode archaïque, d'une peinture noire opaque, relevée de traits à la pointe. M. E. Pottier cite également (Gazette archéologique, 1885, p. 284

NOTE SUR QUELQUES LÉCTTHES BUNGS D'iaiiTBIE. 57

On trouve en effet, dans les nécropoles de cette ville, à la fois de vrais lécythes blancs attiques et d'autres vases de la même forme qui nous présentent des caractères particuliers, intermédiaires entre ceux des < vases de Locres > et ceux des magnifiques échantillons que nous ont laissés les céramistes athéniens du commencement du v® et de la fin du rv^ siècle avant Jésus-Christ.

La série de vases que j'ai l'honneur de décrire dans cette note justifiera, je l'espère, cette manière de voir.

Voici d'abord trois lécythes blancs ordinaires trouvés à Érétrie :

N^ I. Lécythe fond blanc à dessin jaune brun. Goulot, anse, base et pied noirs, un peu roussis^. Ornements et palmettes sur l'épaule de la panse. Sujet : une offrande funéraire (fig. I).

Au milieu, une stèle étroite surmontée d'une corniche et posée sur un piédestal à deux degrés. A cette stèle sont nouées cinq bandelettes rouges,

et 285) le Duméro 16 du Cabinet de France, ainsi que le numéro 13, qui a montre comment s'est fait le passage de la peinture à silhouette noire opaque à la peinture au simple trait. »

i. Je donne, autant que possible, Tindicatiou des couleurs telles qu'elles se voient aujourd'hui sur nos vases, sans m'occuper des transformations qu'elles ont pu subir depuis leur application. M. E. Durand-Gréville a publié récemment sur cette question spéciale une très intéressante étude {De la couleur du décor des vases grecs, dans la Revue archéologique, juillet-aoùt 1891, février 1892).

58 VOTE SDK QDBIQDES L^CITflES lUNCS D'âufllIE.

dont l'uDe fait deux fois et l'autre (celle du bas) trois fois le tour de la stèle.

A gauche, une jeune femme, la tète nue, sans bijoux, les cheveux relevés en chignon, lient dans chacune de ses mains, repliée à hauteur de la ceinture, une bandelette violette qu'elle tend vers la stèle. On ne voit plus de cette figure que la silhouette à mi-corps, les bras et tes mains, ainsi que les pieds, qui sont nus; mais la disposition

NOTE SUR QUELQUES LÉCTTHES BLIUGS D'<a<TEIE. 59

générale de nombreux traits rouges, paraissant çà et là sur la figure et autour d'elle, permet d'affirmer qu'elle était vêtue d'une tunique longue, sans manches, serrée à la taille, sur laquelle était passé un ^iT(6vtov s'arrètant à mi-cuisses.

Le personnage placé à droite de la stèle est un éphèbe dont le buste, nu, est seul conservé. Il présente, à deux mains tendues, une corbeille (xavouv) ornée de bandelettes rouges^.

Hauteur du sujet, au-dessous des grecques qui le surmontent : 13 centimètres.

Hauteur totale du vase : 31 centimètres.

rr II. Lécythe fond blanc à dessin jaune brun. Goulot, anse, base et pied noirs. Ornements et palmettes sur l'épaiile. Sujet : une offrande funéraire.

Ce sujet est très fruste. Le centre, où se trouvait la stèle, ainsi que la partie gauche en sont presque complètement effacés; on n'y voit plus que quelques traits rouges qui paraissent appartenir à la tète du personnage qui faisait face, à gauche, à celui placé à droite et qui est bien conservé.

Gelui^i est un homme jeune, barbu, nu-tète, vêtu d'une tunique courte à ceinture sans manches,

i. D'après M. Pottier {op, laud., p. 65), c la corbeille qui sert à transporter les offrandes à la stèle se trouve toujours dans les mains d'une femme, et la forme en est toujours la même. Elle est longue, ouverte, peu profonde ; c'est la corbeille appelée xavoOv, xésriç, xavCffxiov. » On voit donc que l'éphèbe constitue sur notre vase une intéressante exception.

60 NOTE sua QUELQUES LÉCTTHES BLANCS D'^RélRIE.

et dégageant le cou (^ixcovfcnco;) . Cette tunique descend à mi-cuisses et laisse tout le bas du corps nu, ainsi que les bras. Le personnage porte une longue lance de la main gauche et sa droite est abaissée dans le geste de l'adoration vers la stèle qui existait probablement au milieu du sujet figuré et dont quelques traits sont encore visibles. Entre cette stèle et le personnage de droite, un grand bouclier rond, posé à terre et qui semble appuyé sur la cuisse de ce personnage. La tunique est coloriée intérieurement d'une teinte plate de rouge vif relevé de traits noirs ; les cheveux et la barbe sont peints en jaune brun.

Hauteur du sujet sous la grecque : 14 centimètres.

Hauteur totale du vase : 35 centimètres et demi.

Un petit trou rond, trou d'évent ou de suspension (?), dans la partie noire du bas de la panse, sous le personnage conservé.

K" IIL Petit lécythe fond blanc à dessin brun. Goulot, anse, base et pied noirs. Ornements et palmettes sur l'épaule. Sujet : une offrande funéraire.

Au milieu, une stèle large, sans corniche ni fronton, dont le sommet se confond avec la ligne de grecques, posées sur trois degrés et portant deux bandelettes rouges.

A gauche, une femme dont on ne distingue plus que le contour de la tète, coiffée en chignon, et quelques traits rouges permettant de constater

ffOTB SÙÈ QUELQUES LlfCTTHES BLANCS d'^BiStRIE. 64

qu'elle portait une longue tunique de dessous à ceinture, laissant les pieds nus, et un grand raan* teau finissant au milieu du mollet.

A droite, un jeune homme drapé dans un himation jaune laissant seulement découverts les pieds et la tête. Les cheveux sont d'un noir violacé.

Hauteur du sujet sous la grecque : 8Si millimètres.

Hauteur totale : 205 millimètres.

Gomme on le voit, ces trois premiers vases, malgré les taches jaunâtres qui ont fait perdre en partie à notre numéro II sa couverte primitive S appartiennent certainement à la catégorie des lécythes blancs attiques. Trouvés dans des tombeaux, leurs sujets indiquent bien une destination funéraire. La nature dé leur enduit, les couleurs employées, la technique de leur dessin, la facture de ce dessin qui, sans être parfaite, est large et hardie, surtout dans notre numéro I (fig. I), tout leur ensemble, enfin, doit les faire classer sans hésitation parmi les lécythes blancs attiques d'un travail négligé.

Les antiquaires qui se sont spécialement occupés de ces questions distinguent, en général, plusieurs époques dans la fabrication des lécythes

i . Beaucoup de lécythes classés comme attiques dans nos musées sont d'ailleurs d'une blancheur plus que douteuse. Je citerai notamment le vase numéroté 4907 au Cabinet de France, deux petits lécythes du Louvre (arm. E), etc., etc.

62 NOTE SUR ^UELaVBS LJCTTHES BLANCS D^JEélRIE.

blancs^. Ces classifications sont nécessairement un peu arbitraires, puisque les fouilles ont souvent mis au jour, à côté de vases d'un travail exquis, des poteries d'un style beaucoup plus grossier. Si néanmoins Ton adopte cette opinion, nos lécythes numéros I, II et III pourraient appartenir à la dernière période, celle de la décadence.

Mais, ne seraib-il pas plus simple de reconnaître dans nos vases des produits d'un art provincial, négligé, et de tous points inférieur à celui de la métropole ?

Les vrais lécythes blancs, personne ne l'ignore, se trouvent presque exclusivement en Attique. Il y a cependant des exceptions et on en connaît qui proviennent d'Italie et de Sicile, de Rhodes, de Grimée, et, pour la Grèce, d'Égine, de Salamine, de Gorinthe et aussi de Tanagre en Béotie. Il est aussi naturel, — sans avoir besoin de recourir à l'hypothèse d'une exportation, — de supposer que les colonies athéniennes, et surtout celles qui, comme Êrélrie, ne s'éloignaient pas trop de la mère-patrie, ont eu des potiers capables de modeler et de peindre des lécythes blancs.

Ge n'est pas le moindre intérêt des fouilles

i . « Les plus anciens sont ceux où l'on constate l'application des procédés usités dans la peinture au trait noir sur fond blanc. Les figures sont tracées à la couleur noire, à l'aide d'un pinceau large donnant des contours très gras, et la décoration est exclusivement monochrome... » (Rayet et GoUignon, Histoire de la céramique grecque, p. 227.)

NOTE SUR QVXLaVBS LJCTTABS BLANCS D*âlfl1UE. 63

d'Érétrie de nous fournir un nouveau gisement de ces lécythes blancs attiques et de nous permettre d'y reconnaître avec assez de vraisemblance un art colonial, provincial. Mais cet intérêt n'est pas le seul, car, à côté de ces lécythes blancs, nous en trouvons d'autres qui appartiennent à une technique nouvelle et qui nous montrent des diJSerenoes de fabrication très notables.

C'est à cette technique nouvelle qu'appartiennent les cinq derniers vases, dont voici la description :

N^ ly. Lécythe fond blanc à dessin jaune brun. Goulot, anse, base et pied noirs. Ornements et palmettes sur l'épaule de la panse. Sujet : une offrande funéraire.

Deux femmes affrontées, debout, de chaque côté d'une stèle.

Cette stèle, assez large, est couronnée d'une corniche et posée sur un piédestal à deux degrés. Elle est ceinte de deux bandelettes nouées, celle du haut rouge, celle du bas violette. Sur le premier degré est posée une couronne, de chaque côté de laquelle tombent les extrémités d'une troisième bandelette qui contourne le pied de la stèle.

La fenmie placée à gauche est revêtue d'une longue tunique talaire {jyiài^f icoS'/ipiQç) sur laquelle est jeté un himation fixé sur l'épaule gauche et laissant visible le bras et le côté droit de la tunique (è}fi>iUc,). Ce manteau est colorié d'une teinte plate en brun rouge, sur laquelle des traits plus clairs

64 ROTE SUE QUELQUES licTTHES BLANCS D^IÎR^TRIB.

ont figuré les plis et les contours. La femme, sans bijoux, porte, des deux mains en avant, à la hauteur de la ceinture, un grand vase à pied, surmonté d'un couvercle à bouton {Ttk'i\iioy(6ri) .

La figure de droite est vêtue de la tunique longue sans manches sur laquelle flotte un second vêtement semblable à un ^ticoviov. Les formes nues sont indiquées au trait et apparaissent sous Tétoffe qui n'est couverte d'aucune couleur. Cette femme, sans bijoux, étend vers la stèle ses deux mains chargées d'une bandelette dont on distingue encore la nuance rouge. Les cheveux seuls, relevés en chignon, comme ceux de sa compagne, sont peints en brun.

Hauteur du sujet sous la grecque : 14 centimètres.

Hauteur totale du vase : 33 centimètres.

Un trou rond, à la base, dans la partie noire, sous la figure de droite.

Au premier aspect, on est tenté de classer ce vase parmi les lécythes blancs ordinaires. Il en a, en effet, le fond blanc laiteux et deux bandelettes peintes en teintes plates de couleur ocreuse. Mais, si on l'examine de plus près, et en le comparant avec les trois vases dont il nous reste à parler, on voit que notre numéro IV se différencie beaucoup des vrais lécythes attiques.

Si sa couverte très blanche a rendu impossible l'application partielle de teintes plates laiteuses comme nous en retrouverons sur nos numéros V,

NOTE^ SUÉ QUELOÛKS UfCTTHBS BUNCS DliluflEIB. 65

Vi, Vn et YIII, il a, comme eux, les traits tracés au brun vernissé, tout différent du trait mat des beaux lécythes blancs^ ; et, détail plus caractéristique encore, la chevelure des deux fenunes est peinte tout entière de cette manière et par ce procédé^, que nous allons constater sur le vase suivant, le plus typique de notre série.

N^ V. Lécythe à fond jaune blanc clair; traits du dessin jaune brun. Goulot, anse, base et pieds noirs. Ornements ejt palmettes noirs, avec traces de rouge sur l'épaule de la panse. Sujet funéraire

(fig. n).

Deux fenunes affrontées, debout, semblant procéder aux préparatifs des funérailles.

Celle de gauche, derrière laquelle est suspendue une bandelette, est nu-tète et revêtue d'une longue tunique talaire d'un rouge clair, avec ceinture, sans manches et laissant voir les pieds nus ; sur cette tunique de dessous est passé un autre vêtement court (£ica)[x{(;) s'arrêtant à mi-cuisses. Cette femme tend les bras en avant dans une

1. Nous ne retrouvons cette teinte lustrée sur nos vases I, n et m que dans les traits horizontaux qui encadrent les grecques et les sujets ; ces traits devaient être exécutés en faisant tourner le vase sur lequel on appuyait la pointe d'un pinceau, ce qui expliquerait peut-être la couleur particulière employée à cet usage.

2. Il faut remarquer aussi la bandelette et la couronne qui se trouvent au pied de la stèle. Ce dernier détail, — la couronne, — est assez rare.

M KOTE 8U1 OOBtgUES liCTTHES lURCS D'ia^TUE.

attitude qui semble indiquer qu'elle va recevoir le vase que tient sa compagne.

Figure II.

Getle-ci, derrière laquelle se trouve suspendue une petite bydrie noire vernissée, est vêtue d'une robe de dessous collante et de la même couleur que le fond du vase ; sur cette robe est jeté un grand manteau flottant (è^u^f;) peint en rouge foncé, qui passe sur l'épaule gauche de la figure

KOTE 8t& QUELQUES LJGTTHES BLAffCS o'iÎRâriIS. 67

et retombe en longs plis. Les avant^bras et les pieds sont nus. Elle tient de la main droite une grande coupe à pied, surmontée d'un couvercle à bouton (icXY)[jLo^dy)) et porte sur la main gauche, vue en raccourci, un alabastron.

Les parties nues des deux figures, ainsi que les deux vases portés par celle de droite, sont peints en blanc mat et ressortent d'une façon éclatante sur la couleur jaunâtre du fond.

Les plis de Thimation de la figure de droite sont tracés sur la teinte plate du fond rouge en traits plus clairs, qui se confondent presque avec la nuance du fond. Sous les vêtements de la femme de gauche, on voit un trait brun jaunâtre donnant la silhouette du corps nu. Cette femme a les cheveux relevés en crobyle, ainsi que sa compagne; les deux chevelures sont peintes en brun noir lustré.

Entre les deux femmes, on lit sur deux lignes l'inscription suivante, peinte en brun noir :

AIXAS KAAOS

Hauteur du sujet sous la grecque : 135 millim. Hauteur totale du vase : 31 0 millim.

Un trou rond, dans la partie noire, sous la figure de gauche.

L'inscription At)^du; tlolKôc, (le beau Lichas) n'est pas nouvelle. On sait combien cette épithète xaXd(;

68 IfOTK SUE QUBLQVES L^CTTHIS BLANCS D*]i&lhlllE.

est fréquente sur les vases peints^ . Quant au nom propre Ai^àc;, que Ton retrouve plusieurs fois dans le Corpus inscriptionum grœcarum^, il se rencontre déjà dans la céramique grecque.

Dans le catalogue dressé par M. W. Klein^, il indique, p. 82, trois vases portant ce nom inscrit.

Le premier est une amphore de Nola conservée à l'Âshmolean-Museum d'Oxford et provenant de Gela, sur laquelle on Ut, conune sur notre lécythe :

Le second est un vase de la collection Hamilton (IV, pi. 47), sur la reproduction gravée duquel on voit l'inscription tronquée ixoçxaXoç.

Le troisième enfin est un lécythe de l'ancienne

1. Voir à ce sujet un mémoire spécial de Panofka, Die griechische Eigenamen mit xaX6c, et, dans Gh. Lenormant et J. de Witte, Élite des monuments céramographiques (Paris, 1857), la note bibliographique, t. IV, p. 178; voir encore : Duc de Luynes, Description de qtielques vases peints, Paris, Didot, 1840, in-fol.; — Heydemann, Griechische Vasenbilder, Berlin, 1870, in-foL; pi. I, fig. 2, note 13 ; pi. IV; — Max. Gollignon, Catalogite des vases peints de la Société archéologique d'Athènes, Paris, 1883, in-8« ; — A. Dumont, Céramiques de la Grèce propre, Paris, 1890, 2 vol. in-4«; — W. Klein, Die Griechischen vasen mit lieblingsinschriften, dans les Denk' schriften der K. Àkademie der Wissenschaften, Wien, 1890, in4«. — L'interversion du nom propre, placé avant xaX6c, se justifie par de nombreux exemples.

2. Sur un monument sépulcral de Gyrène {n? 5163), dans un texte épigraphique relevé par Fourmont près du théâtre de Sparte (n^ 1260), et enfin, sous sa forme renforcée par le guna Mmàçy sur une inscription de Ptolemaïs (Gyrénaïque), appartenant au règne d'Auguste ou à celui de Tibère (n^' 5189).

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