‹ Mémoires. 4Chapitre 25 sur 133 · CRIMINELS LIVRES AUX BÊTES · texte numérisé non relu

CRIMINELS LIVRES AUX BÊTES

verts sur notre propre sol, présentent avec ceux de Westerndorf un rapport frappant. Le Musée de Tours ^ possède un fragment sur lequel est représentée de face une femme nue, les cheveux flottant sur les épaules, les mains liées derrière le dos. A droite, un lion, dont il ne subsiste que la tète et les deux pattes de devant, s'élance, la gueule ouverte, sur la condamnée. A gauche se dresse un grand trépied qui n'a aucun rapport avec les deux figures précédentes ; il était destiné seulement à séparer les uns des autres les compartiments remplis par la même scène, que le potier avait plusieurs fois répétée sur le pourtour du vase. Dans le champ, on aperçoit, semées çà et là en guise d'ornement, des branches de feuillage et une palme. Ce fragment a été trouvé à Tours, en 1862, dans les terrains du boulevard Béranger (v. ci-contre p. 103).

Un autre, plus important encore, est conservé actuellement à Paris au Musée Carnavalet. II provient des fouilles exécutées en 1 865 dans le jardin du Luxembourg, à l'endroit où s'élève l'École des Mines ^. Une femme nue, dans l'attitude décrite plus haut, est assaillie de chaque côté par un lion bondissant. Autour du groupe formé par les trois figures, courent divers animaux sauvages, parmi lesquels un cerf et un daim ; des semis de feuillage décorent le champ de la composition. Le

4. N* 167 dans le Catalogue de M. Léon Palustre. 2. Bulletin des Antiquaires de France, 1862, p. 95-97.

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