‹ Mémoires. 4Chapitre 32 sur 133 · De Rossi, BuU, di arch. crisUana, t. III, p · texte numérisé non relu

De Rossi, BuU, di arch. crisUana, t. III, p

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suffire à les repaître? D'autres monuments noua montrent que ce rapprochement n'a rien d'insolite. Ainsi on peut voir sur le tombeau de Scaurus, à Pompéi, des bestiaires attaquant une panthère et un taureau attachés l'un à l'autre par une corde ^, et sur la mosaïque Borghèse une véritable mêlée, où un élan, un sanglier, un taureau, une antilope et une autruche sont exposés aux coups d'une troupe armée, à côté d'une hyène et d'un lion^. Nous avons ici une nouvelle preuve que, dans le ludus fer arum ^ le supplice du condamné, à moins qu'il n'eût acquis par ses crimes une célébrité exceptionnelle, n'avait aux yeux de la foule qu'un intérêt secondaire ; il n'était qu'un épisode dans les péripéties du spectacle.

Les vases dont je viens de décrire les fragments ont été certainement fabriqués dans les pays où on les a retrouvés : les moules recueillis à diverses époques dans les mêmes terrains sont là pour l'attester. On peut donc fort bien supposer que les sujets qui nous occupent ont été imaginés et dessinés sur place dans les ateliers locaux d'où les vases sont sortis. Les potiers n'avaient pas besoin d'aller à Rome pour voir exécuter des condanuiés au milieu des venationes; c'était un spectacle que les amphithéâtres des provinces

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