ETUDE SUR LES GABBELA6ES AU MOYEN AGE
mur du cloître, » par conséquent sur un sol fort en contrebas du niveau du pavé de l'église dédiée en lâOS. Selon le rapport de D. Guitton, religieux cistercien, qui visita Tabbaye de Lisle en 1744, on montait du cloître à l'église par un escalier de onze marches ^ . Si donc le cloître fut élevé sur remplacement d'un édifice antérieur au milieu du xn® siècle, rien ne s'oppose à faire remonter la fabrication de ces débris de mosaïque en terre cuite à la période du xi^ siècle, surtout quand on sait qu'en ce lieu même, avant le transfert de l'abbaye construite primitivement aux Ânglecourts (commune de Gourcelles-sur^Aire), il avait existé une paroisse du nom de MelchCy que, du consentement de Vaultier, archidiacre de Toul, et de Drogon, curé de Condé-en-Barroîs, l'évéque de Toul, Henri de Lorraine (1127-1168), céda aux religieux de l'ordre de Gîteaux, avec la cure, la dîme et les revenus qui en dépendaient*.
i. Voir les notes de D. Guitton, religieux de Glairvaux (Bibl. nat., fonds français n<> 2374, p. 14), dont nous avons publié un extrait dans un article intitulé : Emprunts faits aux récits des voyageurs anciens qui ont traversé le Barrois (Annuaire de la Meuse, 1892).
2. « Quod ut solidum et firmum esset, Henricus episcopus TuUensis, Valterus archidiaconus et Drogo de Gondeis monachis de Insula concessere locum de Melchia cum alteri, decimis, cseterisque appendicibus » {Gallia christiana, Ecclesia Tullensis, Insula Barrensis).
On ne saurait donc accorder aucun crédit au passage suivant de la déclaration du cartuiaire de Lisle datée du 19 octobre 1353, fol. 252 : « In primis in verbo veritatis confiteor ecclesiam de Melchia mater esse capellae Gondatensence. »