Choix de figurines en argile, pi
2. J.-G. BuUiot et Félix ThioUier, La mUHon et le culte de talnt Martin, p. 146, 147, 148.
des ânes, des mulets et en général de toutes les bétes de somme Ijumenta)*,
Le meilleur commentaire des images éduennes nous est fourni par un texte d* Apulée, qui prouve que des représentations d'Epona étaient exposées dans les écuries à Tendroit le plus central et le plus apparent : « J'aperçois, dit Tinfor- « tuné Lucius, dans le pilier qui soutenait la toiture de c l'écurie, une niche placée presque au milieu et où était une a image de la déesse Epona^ parée avec soin de guirlandes de c roses encore toutes fraîches. — Respicio pilae mediae, c quae stabuli trabes sustinebat, in ipso fere medituUio c Eponae deae simulacrum residens aediculae quod accurate c corollis roseis et quidem recentibus fuerat omatum'. »
Les dévots d*Epona étaient nombreux dans les trois Gaules, où le culte de cette divinité est attesté par des inscriptions' et d'importants monuments en pierre, en terre cuite et en bronze. Parmi ces derniers, le plus célèbre est celui qui fut découvert en 1860, à Loisia, dans le Jura, et qui fut donné, la môme année, au Cabinet des Médailles de la Bibliothèque nationale, par M. Prosper Dupré'*. C'est un groupe en bronze de grandes dimensions et d'un intérêt particulier. En Narbonnaise, on n'a découvert jusqu'ici aucune inscription consacrée à cette déesse.
En Bretagne, en Helvétie, dans la vallée du Rhin et dans celle du Danube, en Germanie, dans le Norique, en Pannonie et en Dacie, on a trouvé des autels votifs portant le nom d'Epona. Ce nom est quelquefois associé sur les monuments épigraphiques à celui des divinités militaires, dU campestres, ce qui donne à cette déesse un caractère spécial. Les monuments qui nous font connaître cette association ont tous été
1. c Vos tamen non negabitis et jamenta omnia et totos cantherio8 cnm sna Epona coU a Tobis > (Tertuilien, ApologeUcus advertus genieSy 15). — « Sane vos totos asinos colitis et cum sua Epona, et omnia jamenta, et pecora, et bestias, quae perinde cum suis praesepibus consecratis t (Id., Ad nationies, I, il).