‹ Mémoires. 4Chapitre 99 sur 133 · Apolog · texte numérisé non relu

Apolog

« Je rappellerai la célèbre peinture des catacombes de Rome qui représente une femme amenée par Alceste et Mercure devant des juges qui sont DispcUer et Aéra cura*,

« Les personnages figurés sur les bas-reliefs de Dé va sont certainement des divinités infernales, dont on n'avait pas encore trouvé de représentations aussi éloignées du côté de l'Orient. Ge sont des formes données par les populations celtiques à des divinités romaines 3. »

M. le baron de GeymûUer, associé correspondant étranger, soumet à la Compagnie les plans de Téglise paroissiale Saint- Severus de Boppard, près de Goblentz, relevés par l'architecte chargé de sa restauration, M. Henri Wiethase de Cologne.

D'après les formes actuelles du monument, romanes et de transition, la nef a dû être commencée entre 1180 et 1195 et voûtée vers 1200; le chœur, construit vers 1225, est complètement gothique.

Les voûtes des trois travées de la grande nef, et d'une quatrième travée comprise entre les tours qui précèdent le chœur, méritent surtout d'attirer l'attention au double point de vue de leur forme et du nom qu'elles portent.

Ces voûtes appartiennent au type nommé sis^rtUê. Seu* lement chacun des six triangles est encore subdivisé en deux nouveaux triangles, portés ainsi au nombre de douze, par des nervures médianes greffées, quatre sur les murs latéraux et quatre sur les arcs doubleaux.

La seconde particularité de ces voûtes est que, dans la localité, elles sont qualifiées de voûtes lombardes^ et cette désignation a été reproduite dans les livres d'histoire qui parlent de ce monument, ainsi que par M. Mothes dans son dictionnaire.

M. Wiethase s'était adressé à M. de GeymûUer pour lui

1. Perret, Catacombes de Rome^ I, pi. 72 et 73; C. i. £., t. VI, 142 ; Saglio, Dict. Aniiq.y fig. 2468 (art. de G. JuUian).

2. Ed. Floaest a écrit : c On ne s'est pas mépris en attribuant an dien au maillet une place à part dans l'ancienne Gaule, en niant pour lui toute parenté directe avec les dieux de Rome, i (Bull, de la Soc, des Antiq, de France^ 1891, p. 93 à 96.) Je ne partage pas entièrement cette opinion.

demander s'il connaiflsait en France quelque disposition de voûte semblable. Il n'en connaît aucune, pas plus que M. Boeswillwald également consulté. M. de Dartein ne connaît en Lombardie aucune voûte qui puisse justifier la désignation singulière que portent celles que M. de GreymûUer vient de signaler.

L'aspect de ces nombreuses nervures ayant éveillé chez plusieurs membres de la Ciompagnie l'idée que ces voûtes pourraient être de l'époque du gothique avancé, M. de Geymûller fait observer que cette pensée ne peut pas être admise un seul instant, par suite de la compétence exceptionnelle de M. Wiethase, dont on peut dire, sans exagération, qu'il est né architecte du moyen &ge.

M. de Geymûlier ajoute que la logique qui règne dans le développement d'un style répugne également à cette opinion. La voûte sixpartite est le produit naturel d'une certaine timidité, conséquence de l'innovation du partage des voûtes en nervures portantes et en triangles de remplissages plus légers, portés. Ici l'architecte avait un tempérament d'un degré plus timide encore, motivé peut-être par la mobilité du sol sur lequel l'église est construite, et la logique ou can$éque»cê du procédé employé par lui ici n'a rien à faire avec les principes de subdivisions multiples des voûtes du gothique avancé.

M. Héron de Villefosse, membre résidant, Mt la communication suivante :

c M. Charles Baron, libraire à Narbonne, me signale une découverte, faite en 1891, sur sa propriété située près de la voie d'Aquitaine, à 500 mètres environ de la jonction de cette route avec la voie Domitienne. C'est celle d'un cercueil d'enfant, en plomb, long de i°>35 et large de 0°>30.

« Indépendamment des ossements de l'enfant, il y avait dans ce cercueil (c'est M. Baron qui parle) le crâne d'un adulte auquel manquait la m&choire inférieure, deux vases en terre cuite à couverte rouge et une monnaie de Faustine jeune. La fosse dans laquelle le cercueil se trouvait placé était remplie d'une quantité innombrable de débris de pote-

ries, surtout de lampes. Il est très probable que cet empla« cernent était voisin d'une fabrique de poteries, car^ à 20 mètres du cercueil, on a rencontré Taire d'un four et, à 30 mètres, à l'ouest, les substructions d'une habitation.

c Près du four, M. Baron a recueilli une hache polie en pierre verdâtre et une petite cuiller en métal. Il envoie les dessins de tous ces objets. §

Séance du 11 Mai.

Présidence de M. le comte de Lastbybib, président.

Ouvrages offerts :

Atti ddla R. Aecademia deUe scienxe di TorinOy t. XXVII,

5" et 6« fasc.

BvUeHn critique^ 13* année, n» 9. Paris, 1892, in-8^

— de la Société historique et archéologique de Langres^ t. m, no 48. Langres, 1892, in-8o.

— delà Société phUomcUhique vosgienne^ XYU' année. Saint- Dié, 1892, in-8-.

Bidlettino di archeologia e storia dtdmata^ 15' année, n^ 3.

Spalatro, 1892, in-8<».

De Vrije Pries, Hengelingen actgegenen door het Froesch (?e-

nootschap van Geschied^ ondheid en Talkundej t. XYIII.

Leuwarden, 1892, in-8o.

Dricenxestigste Versleg der HandeUngen van het Friesch

Genooischap, etc. Leuwarden, 1890-1891, in-8o. Journal des Savants, mars-avril 1892, in-4o. Mémoires de la Société des Antiquaires de FOuestj t. XIY,

2« série, année 1891. Poitiers, 1892, in-8o. Précis analytique des travaux de V Académie des sciences j lettres

et arts de Rouen, 1890-1891. Rouen, 1892, in-8*. Rendi conti délia reaU Aecademia dei Lincei; classe di scienxe

moraliy storiche et filologiche, 5* série, t. I, fasc. 1 et 2. ScHLUMBBRGER (G.). AmuUttes bffxantins anciens destinés à

combattre les maléfices et les maladies. Paris, 1892, in-8o. Van Vebn (D' S.-D.). AanvuUingen en verbeteringen van

Romein's naamlijst der predikanten in Hervorm degemeenten

van Friesland. Leuwarden, 1892, in-8o.

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