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PRÉFACE

Des milliers de provinciaux et de provinciales s'en vont chaque année, depuis plus de soixante ans, chercher fortune à Paris. La plupart n'y trouvent, après une vie misérable, qu'une mort prématurée. Nous établissons ce fait par des statistiques officielles qui, toutes, parlent dans le même sens.

Le but de ce travail n'est pas seulement de dissuader l'homme des champs de quitter son pays et d'émigrer à Paris ; nous visons plus haut. L'Assistance publique se contente aujourd'hui de recueillir ou de secourir dans ses hôpitaux les malheureuses épaves de la vie parisienne. Il serait plus rationnel, plus sage, plus humain et surtout incomparablement moins onéreux, de prévenir le naufrage en créant dans les campagnes des dots agraires.

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Celles-ci permettraient aux ouvriers des champs de se marier, de s'établir, de se créer un foyer dans leur pays. Us pourraient vivre en s'employant sur place, soit dans les grandes exploitations agricoles, soit dans les industries rurales. Ils resteraient chez eux et ne viendraient plus grossir dans les grandes villes l'armée du paupérisme et de la tuberculose.

M. le Docteur Bertillon, Directeur de la statistique à Paris, qui a bien voulu s'intéresser à nos travaux sur Fort-Mardick et vulgariser nos recherches sur les populations physiologiques du littoral nous a mis en garde contre certaines statistiques administratives auxquelles nous aurions probablement ajouté foi. Nous prions cet éminent Maître d'agréer l'expression de notre vive reconnaissance.

M. André Guérillou, étudiant en médecine, nous a aidé dans nos recherches. Il s'y est intéressé au point de vouloir les poursuivre pour en faire l'objet de sa thèse de doctorat. Nous le remercions de l'assistance si aimable qu'il nous a donnée.

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