DÉPARTEMENT DU NORD
District de Bergues
Renseignemens demandés sur les maisons ou atteliers de
charité.
Municipalités où sont situés ces établissemens et leur nombre. Dénomination de ces atteliers.
Art. 1er
Origine de leur fondation, leur objet, leur accroissement et les divers changemens qu'ils ont éprouvés.
Dans les années 80 et 81 durant le gouvernement de pauvres de M. Vernimmen, présentement administrateur du département, l'administration de pauvres, avoit à ses fraix, et dans une maison qui lui appartenoit, érigée une école de filature de laine ; on y recevoit des pauvres filles de six à sept ans jusqu'à quinze ou seize, un marchand de cette ville fournissoit la laine et en payoit la fourniture au profit de l'Administration ; cette école pouvoit contenir vingt huit à trente filles ; elle étoit surveillée par une maitresse qui les enseignoit et
Art. 2
Par qui sont-ils administrés et sous quelles surveillances ?
Art. 3
Revenus et ressources.
Biens, fonds, et leurs produits. Rentes, leurs capitaux et cours annuels.
Octrois, autorisé en faveur de ces établissemens, dequel genre.
Leur montant, leur durée.
Et enfin quelles ressources particulières telles que pensions, secours, produits de quêtes, aumônes, &a.
travailloit avec son mari au profit de l'école ; cette maitresse outre sa nourriture et celle de son mari jouissoit annuellement d'une pension de trois cents livres tournois que l'administration payoit de six mois en six mois ; cette école, outre celui de la maitresse, contenoit quatre a cinq autres lits pour y coucher des fillettes ; tous les jours à sept heures du matin en esté et à huit en hiver les enfants déjeunoient, dinoient à midi, et a six ou sept heures du soir on servoit à chaque enfant deux fortes tartines, que ceux qui ne logoient pas à l'école emportoient chez eux.
L'abaie de St-Winnoc fournissoit par aumône presque toute la viande nécessaire, la Ville faisoit tous les ans un petit sacrifice en faveur de cette école, le chauffage, la lumière et le surplus du nécessaire étoit fourni par l'Administration des pauvres qui au bout des premières années voioit avec satisfaction quelle venoit rie a rie avec ses avances, et
DOCTEUR G. DURIAU
Art. 4
Rentes passives et autres charges affectées sur les revenus.
Frais de régie. Traitement des personnes employées, dépenses ordinaires des maisons, dépenses extraordinaires.
Art. 5
Derniers ComptesRendus, quel en est le résultat.
Etat de chaque Caisse, a l'époque du 10 août 1790.
que ces enfans avoient pendant ses premières années été nourris et habillés sans fraix.
Cette école est insensiblement diminuée tant a cause que bien des parens pretendoient pour raison du travail de leurs enfans, recevoir des aumônes considérables, d'autres pour la moindre correction *les retiroient , d'autres enfin n'entendoient point que leurs enfans fussent emploies a un travail qu'ils ne pouvoient pas continuer par la suite et dont ils ne tiroient aucun profit ; ces difficultés se sont toujours acrues au point même que du moment que l'administration refusoit la moindre chose aux parens, ils alloient faire du bruit a l'école et en harachoient leurs enfans ; l'administration a, pendant quelques années, persisté fermement a refuser tout secours à ces sortes de parens, mais ces deux dernières années, elle a été forcée de se relâcher de sa fermeté pour les circonstances ; et le peu d'enfans
Art. 6
Emplacemens et édifices a ce destinés, leur distribution, frais d'entretien année commune.
Etat actuel des batimens.
Réparations etameliorations a y faire.
Art. 7
Quel nombre de personnes y peuvent contenir.
qui fréquentent présentement cette école ne produisant presque plus rien au profit de l'école, l'abaïe d'ailleurs ne continuant plus ses secours ordinaires,reduisent cette école au point que l'administration ne sera sous peu plus en état de la soutenir.
On ne connoit point d'autres maisons ou atteliers de charité en cette ville, on y voit beaucoup de possibilité d'en établir, et la municipalité doit s'occuper incessamment à s'éclaircir sur ceux que la situation de la ville pourroit rendre les plus avantageux ; elle aura l'honneur de communiquer à Messieurs les administrateurs du département et du district les projets qu'elle aura pu former.
MirmHret de la Société Dunkerquoue — 1908
DOCTEUR G. DURIAU
Par rapport à la capacité de ces bâtimens.
Par rapport aux facultés de ces maisons.
Nombre des personnes y existantes.
A quelle âge et a quelles conditions on y est admis.
A quelle âge et en quelles circonstances on en sort.
Art. 8
Genre de métier auxquels
on les occupe.
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Préposés aux ateliers.
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CQ O
Gains de travailleurs.