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36 DOCTEUR G. DURIAU

Pièce III

Bergues. — N° Ier.

A joindre au tableau de maisons ou ateliers de charité.

Messieurs,

Nous avons l'honneur de vous envoyer ci-joint les observations que les sieurs Olyve et Van Graefschepe, fabriquans de fil de notre ville, nous ont donné surles atteliers de charité qu'on pourroit y établir.

Et celui d'être avec une parfaite vénération, Messieurs, Vos très humbles et très obéissans serviteurs.

Les Maire et Officiers Municipaux de la Ville de Bergues, De Baecque, Secrétaire-Greffier.

De notre assemblée du 5 novembre 1790.

Pièce IV

Bergues. — N° Ie

Observations sur un atelier de Charité.

A joindre au tableau de cet objet.

Sur la demande faite aux sieurs Olyve et Van Graefschepe, marchands fabriquans de fil de lin et de laine, par MM. les Maire et Officiers Municipaux de cette ville, concernant l'utilité d'établir des atteliers de charité et des objets qui en sont susceptibles ; ils ont l'honneur d'observer :

Qu'il est notoire que la Flandre maritime abbonde en matière première de toute espèce, dont on peut occuper des ouvriers et des personnes de tout âge ; le lin et la laine de mouton en sont les principales.

Tout le monde doit convenir que dans ce pais d'abbondance, la moitié des pauvres tant en ville qu'à la campagne ne savent et n'apprennent aucun métier, ne font que courir les rues et les champs et vivent de la mandicité.

Il y a quelques années, qu'en cette ville de Bergues on a établi une école de filature de laine, le sieur Van Graefschepe y fournit la laine et les enfans y filent pour son compte ; cette école est composée de quinze à vingt enfans, et elle auroit pu considérablement augmenter si on y avoit tenu la main ; au bout d'une année ou deux il y en avoit et il y en a encore qui gagnent 8 a 10 sols par jour, au point que le sieur Van Graefschepe a paie à cette école pour leur ouvrage jusqu'à quinze cent livres de francs.

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Il est vrai que cette somme n'étoit pas suffisante pour entretenir cette école, si le secours de cette ville n'y avoit suppléé, et Ton pourra donc objecter que ces établissemens dans les circonstances présentes entraînent de la dépense ; nous en conviendrons mais jamais Ton en fera de plus utiles dans le District de Bergues, on ose même dire que dans un pareil établissement plus vous ferez de la dépense plus vous y gagnerez, pourvu que les choses soient bien administrées et Ton ne s'en sentira particulièrement qu'au bout d'une vingtaine d'années, en ce qu'avec la dépense que vous ferez, vous élèverez des ouvriers, des fabriquans, que vous nourrissez maintenant par la mandicité dans l'oisiveté.

Apprenez un métier aux Pauvres a tel prix que ce soit, vous y gagnerez, vous élèverez des ouvriers qui en élèverons des autres à leur tour, au lieu de fenéans capables de rien et la mandicité tombera d'elle-même ; nous abbondons en matière première dans notre District, nous avons des bras et nous restons a rien faire, de là vient que nos matières premières au lieu d'être fabriquées sont envoiées toutes nues a l'étranger.

Il en est tout autrement chez nos voisins, parce qu'on y travaille d'avantage. Parcourons la plus grande partie du District d'Hazebrouck, on y trouvera des marchés considérables de fils, de laine, de toille de toute espèce qui s'y fabriquent avec tes matières du pays.Ce commerce y fleuri, et pourquoi plus qu'ici, parce que les journaliers, laboureurs et autres de ce District d'Hazebrouck sont filtiers, tisserans, etc. L'hiver, lorsque les ouvrages de campagne chôment, chacun se met a son métier et travaille avec sa femme et ses enfans, a filer, à fabriquer de la toille, de tartin,de serges, et autres espèces d'étofFes, ils la portent au marché, vivent, élèvent leurs enfans en les apprenant à travailler.

La ville et le District de Bergues nous offre les mêmes avantages. La matière première abbonde, le pays est peuplé, et tout le monde est cependant a rien faire, et notamment pendant les trois ou quatre mois d'hiver.

Les emplacements son communs en cette ville, on pourroit aisément y établir un attelier de charité,y placer tous les enfants des Pauvres qui ne font que mandier, et leur apprendre un métier, la filature de fil de lin et de laine est très conséquente, on pourroit en même tems y établir des métiers de tisserau, on emploiroit les matières premières. Les enfants sortant de cet%attelier sachant un métier Tapprendroient a leur postérité, on élèvera des fabriques notamment celles des toilles qui est très importante, et on extirpera la mandicité. S'il en coutte dans le principe, la suitte du tems nous rendra les intérêts avec usure.

N. L. Olyve. T. Van Graefschepe.

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Pièce V.

A Messieurs Messieurs les Maire Et Officiers Municipaux de la Ville de Bergues.

Les Corps de métier des charpentiers menuisiers, maçons, serruriers &a, vous représentent très humblement, et il est de votre parfaite connoissance que pendant le cours de Thy ver entier tous les ouvriers ont été sans travail en cette ville, ce qui' les a réduit à la plus affreuse mandicité.

Arrivés a la mimars, saison a la quelle les attelier de travail de toute espèce devroient revivre, aucun préparatif d'ouvrage ne parroit avancer, et loing de pouvoir soulager leurs ouvriers, dont ils sont molestés, ils voient avec peine, que le plus grand nombre d'entre eux sera également réduit a la misère.

Il est cependant certain qu'il y a des portions d'ouvrage tant en la ville que dehors, dont les reconstructions et réparations sont urgentes ; et avec d'autant plus de vérité que les projets et les entreprises même en etoient déjà faites depuis les saisons dernières.

De ce nombre sont la reconstruction de l'écluse du Marché au Fromage qui menace tellement ruine, que les remontrants ne vous repondront pas qu'a la première chute d'eaux, elle ne tombe #en défaillance, des réparations urgentes aux batimens publicqs, dont les entreprises sont également faites; vous savez que les entrepreneurs qui sont du nombre des remontrans, en avoient déjà travaillé et préparé les matériaux ils ont fait des avances considérables et pas moins le changement d'administration les a fait arrêter.

On nous fait entendre que cette stagnation provient de la révolution qui sera heureuse, mais cette révolution doit-elle devenir heureuse helas ? aux dépens de la plus grande portion des citoyens indigens, qui déjà réduite a la plus affreuse misère, devra succomber à la famine ou devenir celerats.

Vous s'avez, Messieurs, qu'il y a des ouvrages très urgens, que l'intérêt commun ne permet pas de négliger.

Peut être les administrateurs supérieurs n'en sont pas instruits avec assé de célérité dans ces circonstances.

Messieurs,

Les soussignés vous suplient instamment de prendre en considération les besoins urgens des remontrans et de tous les ouvriers habitans de cette ville que la calamité et la famine apparente pourroient mener a des excès, et des desordres, si avec tout le désir de travailler il leur manque du nécessaire a la vie, d'emploier votre bienveillance, et de joindre vos représentations aux humbles suplications des soussignés prez des administrateurs du District et du Département pour qu'ils prennent en considération la pénurie du travail, et qu'ils ordonnent a ce que sans délai, les ouvrages projettes depuis longtemps et dont les constructions et reconstructions sont déjà arrettés soient mis en exécution et les ouvriers puissent se procurer le nécessaire a la vie par le travail qu'ils ne cessent de reclamer pour sustenter leurs familles, ils vous en auront des éternelles reconnoissances.

Implorant &a.

A. Croisot, Helge, Dabbel père, Antonius Joos, J. Decousser, Ch. Vansteene fils, C. Vansteene, L. F. Kesteman, P. Baelde, J. Menneboo, Antonius Clapsteen, Francis

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Dequeker, Jacobins, De Queker fils aîné, Boulinois , La Croix perre, N. J. Kesteman, N. Queker, Benoit De Queker fils, B. De Baecker fils, La Croix fils, Carolus Victoire, Nicolaes Clapsteen, P. Deny, France Vandorme, Pladys, Franciscus Dewulf, Pteveu Bidaer, Cosmastison, P. Vanhoorde, Jacobus Colooa, J. Pierens inatser, Jacobin Beyaert, Alebortur Bourey, P. Vandenberge, C. De Baecker, Nicolos Boguerte, Carel Bogaert, Petrus Boy, J. Dewulf, Carolus Duboujon, Francisius Sapelier, Gif. Dissaux, Pieter Strobbe, Joseph Paliaert, Jacques Bourey, P. Goddaen, Pieter Dynandt, Jean Dedry, Salomon Bac, Manuel Buret, Winnofus de Smyrtere, Pieter Van Berten, Herbiez père et fils, Charles Lienard, J. B. Pette, J. Dehelle, Pieter Steyt, Herrein, Charles Vanden Berghe père, Disfaux Martinus, Narrey, Endricut Pladis, Louis Plisfenien.

Pièce VI

A Messieurs Messieurs les Maire et Officiers Municipaux de la Ville de Bergues,

Messieurs,

La stagnation du travail, qui a eu lieu pendant l'hiver pour toutes les classes d'ouvriers quelconques, nonobstant la température de la saison qui semblait en favoriser de toute espèce, est la cause que cette portion de la société, habitant cette ville, épuisée dans ce moment de toutes les ressources pour se procurer la vie,attend avec impatience le retour de la saison printemnière, et le moment de l'ouverture des travaux qui doivent s'exécuter pendant la belle partie de l'année.

L'instant est arrivé, Messieurs, et cependant aucun préparatif de travail ne paraît à leurs yeux.

Ils languissent après les atteliers qui doivent soulager leurs peines ; ils soupirent après l'exercice qui doit leur procurer du pain ; ils attendent patiemment l'heureux moment de l'ouverture de la campagne pour occuper leurs bras.

Parmi les ouvriers soussignés, il y en a de toute espèce ; les uns ont une femme, les autres une femme et enfants ; d'autres, enfin, ont une famille, et certains une famille nombreuse : tous doivent y pourvoir par leur travail, et c'est l'instant, auquel il peut leur en être procuré, qu'il réclament, pour revenir à la vie.

Ils se sont déjà plusieurs fois adressés à vous, Messieurs, pour obtenir ces moiens de secours; mais infructueusement, puisque malgré vos plus ardents désirs,

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vous n'avez pu parvenir à les soulager : vous les avez soutenus d'une espérance flatteuse, et vous vous eties promis vous mêmes de pouvoir repondre à leurs attentes par les différentes pétitions que vous avez adressées aux corps administratifs ; mais des circonstances malheureuses n'ont jusqu'à présent point permis de faire agréer vos sollicitations.

Enfin, Messieurs, pressés par le besoin, autant que forcés par la nécessité, les ouvriers soussignés, pleins de confiance en vôtre bienveillance pour subvenir à leur sustentation, et convaincus de vôtre bonté paternelle à employer tous les efforts pour leur procurer du soulagement, s'adressent iterativement à vous, et vous présentent leurs très humbles suplications, à fin qu'il vous plaize ,

Messieurs,

D'intercéder pour eux auprès des administrateurs du Directoire de ce District, et en désignant les travaux qui peuvent être exécutés dans son étendue, les solliciter à avoir égard à la situation affligeante dans laquelle les soussignés se trouvent ; vous observant, Messieurs, qu'ils y ont déjà fait des démarches eux mêmes à cet effet et qu'au moien de vôtre désignation, vos représentations et vos sollicitations à cette fin, leurs réclamations pourront très vraisemblablement favorablement y être accueillies.

Les soussignés s'adressent à vous, Messieurs, comme leur Pères, et comme leurs protecteurs, ils attendent de vôtre sollicitude toute intercession et assistance.

Implorant &a.

Andries Porreyl, Joannes Vanneuwe, Joseph Vermeesch, François Darcy, Benoit Troffé, Joanne Hennebelle, Jacobus Deursteen, Jodocus De Lalleau, François

Claeys, Antonius Van Lerberghe, Joseph Patny, Carolus Van de Pitterie, Pieter Bastiaen, Iranstau, Pierre Van Zynghel, Franciscus Haeyaert, Thomas Decho, P. Berteyn, Namis Ramvellie, Goée, Reys, Pieler Maes, Leenaert Sulidyn, P. Blamdart, Joannes De Lallean, Pieter Deurqteen, J. Jtaecke, J. Staecke, Allebertus Staecke, P. J. Vandebrugghe, Vansteene, Phi de Bart, Igenaes Montée, Pieter Hostyn, Cwinnœu Vansteene, Jacobus Beré, Pieter Camain, Charles Coutmy, Waeuepal, Canis de Vulder, Joanne Verhaege, Winnolus de fin, Storentinus Boislaert, Jacobur Cattoir, Carolus Prinsier, J. B. Rochet, Louis de Clerck, J. J. Lefebvre. Pieter Cornil, J. Vanmullevecke, Jacoby Demey, Jean Willaert, Pieter Chardnieze, Judicius Roussez, Vantoene Ramnnare, P. Van den Stuger, A. Kokenpoo, F. Brunet, P. Vanderhaghen, H. Vanderhaghen, Jacobus Monborne, J. Renti F. Bollaert, Docvessaleyen, Jhemsen, Pieter Decroy, Benoherchhove, Ch. Sanen, Franciscus Bakaert, P. Banderaet, Pieter Sihotte, J. Derudder, Lowishellez, P. Derudder. My. Bekaert, Joannes Annbicque, Coolaert, Iluvi, Houbert, Flahori, Joan : de pupir, Anteruesus, Jacobus Boulenois, Pieter Hoof, Pieter Van Caydeele, Joseph Tonnoie, C. Bacto, Jacobus Pynee, Milliéan, W. Pape, P. Corte, Joseph Brocgner, P. Duras, Jacobus Cornette, P. Covsin, B. Le Gran, J. Goutre, S. Wallart, J. Basthart, Pieter Fontaine, Jafounnydan, Pieter Branehu, P. Rivellie, I. Fernenez, J. Fesarbe, Jan Dumon, Joannes Milantoo, Benedictus, Liny, P. Winter, Salomon Oubriou, Louis Maillière, J. Rey, Cornelis Hensen, Louis Johan, Jacques Saroux, P. Piné fils, Joseph Fasheur, Ounou Bertran, Pieter Andus Porreye, Winnocus Cornelis Schotte, A. David, D. F. Vander Vorre, Pieter Verhille, J. Goeype, Jacobus, Beyaert, J. Vautiée, C. Van Steene, C. Catsy, François

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Gex, Lowes Jsenbrat, De bree, Antoine, Louis,Heumée, Joseph Houvenaghel, Marcel Vandestalle, Valcke.

Noms de ceux qui ont déclaré ne savoir écrire :

J. Vanlerberge fils, A. Vanlèrberge fils, A. Vanlerberge père, P. Dhondl, E. Catery, J. Catery, B. Darcy, P. Wînten, J. Verlière, D. Tôt, J. Tôt, P. Tôt père, L. Garnier, J. de Coeker, J. Menu, P. Coecker, P. Binné, J. Denis, L. Labroye, J. Maes, M. Schaleboot, P. Wallaert,

A. Verschure, E. Bydaer, F. de Flerck, J. Muaert, P. de Boy, P. Winten, J. de Buytter, E. Wullaert, J. Hoofl, C. Hooft, W. Hooft, J. Peene, L. Winten, J. Winten, M. Duparel, L. Cronier, J. Bossey, J. Bey, W.Vandeviever, J. Vincent père, C. Vincent fils, L. Legran, W. Jeagher,

B. Spetebrot, J. Coolaere, F. Coolaere, N. Lerberge, J.de Van de Barche, A. Cnut, J. Pavé, J. Sanspur, P. Pin, P. Holanté, P. Goetgluek, C. Holju, F. Dueder, J. Cober, P. Facur,, J. Vylé, J. Smit, J. Zephy, J. Bollaert, P. Mol,

C. Hooftman, A. Le François, W. Hagaert, J. Houcke, J. Levere père, C. Levere, A. Pape, J. Hannebeque, C. Hannebeque, F. Maris, J. Facur, A.Bogou, J. Angenesse, P. Bateman, P. Asaert, P. Brische, P. Harticen, P. Winter, L. Winten, D. Lancet, F.Lancet, F. Lancet, C. Peron, W. Vandenberge, J. Boushau, C. Vyon, L. Bollaert. F. Boye, A. Boueran, M. Bydou, W. Poreyt, B. Spanut J. Pieters, F. Beyhy, J. Démon fils, A. Delvoye, P. Spriliaert, C. Bose, J. Wulf, J. Bekeer, A. David, J. Panut, J. Panut, J. Druck, A. Lagerre, J. de Cuper, C. Bruck, W.Hemsen, A. Feyhy, P. Verhiepe, J. Markan, C. Geerart, B. Grave, P. Mul, E,Buret, J. Mallet, B. Andrien, P. Best, P. de Bois, J. Quenewe, Prettre, P. Lilo, J. Liesche, F. Verlomme, M. lenbrat, A. Vanpeene, L. Baquerot, M. François, J. Leu, P. Morfie, F. Makerel, J. Keyser, P.Tavernier, J.Tavernier, A.Ardy, F. Baschier,

P. Keyne, B. Latom fils, St. Aostyn, P. Saciole, A. Vergelle, J. Dischou, J. Lurck.

Maire et Officiers municipaux de la ville de Bergues, vue la présente requête, et reconnoissant la vérité des raisons et motifs, sur lesquels sont fondés les demandes et supplications comportées par elle, avons résolu de nous joindre, comme nous nous joignons aux suplians, pour suplier Messieurs les administrateurs composant le Directoire du district de Bergues, a vouloir intercéder pour eux, près Messieurs les administrateurs composant le Directoire du Département du Nord, afin de les déterminer a accueillir favorablement la présente requête, et pourvoir a ce que les suplians seroient emploies a des travaux au moyen desquels ils pourroient se sustenter.

Les travaux auxquels on pourroit les emploier très utilement, seroient l'élargissement, aprofondissement et reconstruction de l'écluse au marché au fromage en cette ville, qui ne peuvent souffrir de remise, et qui dans leur état actuel menace une très prochaine interruption delà navigation, et empêchement à la décharge des eaux du pays, ces deux événements occasionneroient les plus considérables pertes,qui ne peuvent avec trop de célérité être prévenus ; il conviendroit avant de se livrer a ce travail, d'ouvrir un passage sous le tablier de la porte deDunkerque,ces deux travaux ont déjà été examinés et approuvés par le ministère ; au moyen de cette ouverture, le transport d'engrais pour les terres et toute autre navigation dans le pays pourroit être continuée par le canal de Dunkerque, et tous les habitans de ce district qui en éprouveroient le consolant avantage béniroient ceux qui le lui auroient procuré.

2° L'élargissement, dévasement et approfondissement du canal qui conduit de cette ville à Lyncke, en delà à

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S'-Omer, qui ne permet plus qu'avec la plus grande difficulté aux batteaux tant soit peu chargés, d'y naviguer.

3° La démolition d'une partie dû mur d'enceinte du cotté du port de cette ville,

4° La continuation de la construction du pavé qui conduit de Sox à Zegherscappel ; ce pavé qui passe au milieu du district, est indispensable aux riverains a cause du mauvais fond dans lequel leur passage ou chemin actuel est établi, et les empêche de pouvoir sortir de chez eux et se rendre aux marchés de cette ville, est infiniment plus utile et nécessaire que celui qui doit se continuer de Dunkerque à Calais, qui s'établit au bout du district, le long de la cotte, et dans un fond sablé, en tout tenu praticable pour le peu d'administrés qui ont besoin d'y passer, et qui n'a été commencé que de l'ordre d'un ministre destructeur et renvoyé.

5° Ceux des wateringues auxquels le cy-dèvant magistrat employoit infiniment d'ouvriers tous les ans, qui les entrep renoient par parties, et se soutenoient par iceux.

6° La municipalité de Bergues, réduite à la seule administration de ses biens communaux, que, n'étant pas encore séparée de sa cy-devante chatelenie avec laquelle elle les possédoit en commun.elle ne peut jusqu'à présent connoitre, se voit dans la plus absolue impossibilité de procurer le moindre travail aux suplians, qui par ce défaut se trouvent réduits a la plus affreuse calamité.

C'est afin de les voir soulager que nous nous joignons a eux, pour vous supplier de les emploier aux susdits travaux et autres que vous jugerez, Messieurs, également utiles et indispensables.

Fait à notre assemblée du 14 mars 1791.

Olyve, Sec. Grefl.

Pièce VII.

Atteliers de Charité

Encouragement

A Messieurs Messieurs les Administrateurs du Directoire du District de Bergues.

La municipalité de Bergues, assaillie par une multitude d'ouvriers désœuvrés, attirés par l'employ que l'ancien magistrat de cette Ville pouvoit leur donner pour la grande étendue de son administration, employ que la moderne municipalité desireroit pouvoir leur continuer tant pour leur procurer des moyens de sustentation, que pour prévenir des fâcheux événements qui a défaut d'iceux pourroient arriver, mais réduite a la seule administration des biens communaux de cette ville ; qu'elle ne pourra même connaître que du moment que le partage de sa communauté avec la cydevant chatellenie sera effectué, pour le présent dépourvu pour ainsi dire entièrement d'autorité pour ordonner le moindre travail, autant que des fonds pour son exécution, elle a l'honneur de recourir à vous, Messieurs, et de vous supléér de vouloir aussi promptement que possible, ouvrir des travaux et des atteliers de charité, en faveur des ouvriers de cette ville, qui après avoir enduré tranquillement pendant un espace de tems considérable, toutes les rigueurs de la misère, que l'absolue cessation de travaux doit leur avoir fait éprouver, pourroient par une souffrance plus continuée, se livrer a des impétuosités dangereuses, que l'indigence réduite a l'extrémité, doit toujours faire redouter.

Mémoires éU la Société DunkerquoUe. — 1908

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Les travaux les plus pressans et les plus indispensables, aux quels on pourroit utilement occuper ces ouvriers, seraient le devasement et curement des fossés souterrains de cette ville, demandés depuis longtemps par les officiers du génie, pour les obstructions qu'elles renferment, qui gênent, et sous peu empêcheroient entièrement l'évacuation des eaux des canaux de cette ville, qui communiquent avec celle des dits fossés.

Ceux de la continuation du curement et enlèvement des obstructions du canal de Dunkerque.

Les travaux de waeteringues, qui semblent d'autant plus être indispensables que, depuis deux ans, ils ont presqu'absolument été chaumes.

Ceux enfin de l'écluse du marché au fromage en cette ville, ordonnés par l'ancien magistrat, et suspendus par les circonstances de la révolution, qui présente le péril imminent de quelque malheur, et même de l'interruption de la navigation, a défaut de laquelle le commerce souffriroit infiniment et toule la partie orientale de votre administration ne pourroit se procurer les engrais dont elle a annuellement besoin pour la culture de ses terres.

Parmi une infinité d'autres travaux également indispensables, la municipalité a compris ceux cy dessus énoncés dans la pétition qu'elle a eu l'honneur d'adresser au directoire du département lors de la séance électorale en la Ville de Lille, et elle réitère ses pressantes instances afin que vous voudriez, Messieurs, en accélérer l'exécution, pour sa plus urgente nécessité que vous ne pouvez ignorer.

Ce faisant, etc..

Fervoix.

Pièce VII!.

Extrait des registres des résolutions et délibérations du ConseiJ général de la Commune de la Ville de Bergues. Du 21 février 1791.

Le Conseil général de la Commune assemblée.

Il a été fait rapport que depuis plusieurs années on avait projette d'établir en cette ville une fabrique de fillets, que cet établissement paroissant très avantageux pour les entans et pauvres des ouvriés de tout genre, que quelques particuliers notamment le sr Charles Chocquel et Louis Amelot, bourgeois de cette ville s'étarit présentés pour surveiller et conduire le dit établissement, tout considéré oui le procureur de la commune, il a été résolu d'essaier le dit établissement et d'y emploier autant d'élèves, que les circonstances et la municipalité . trouvera convenable, sous la surveillance et direction du dit sr Chocquel et Amelot, ou tous autres que la municipalité trouvera a propos en y emploiant par forme d'avance seulement et par provision jusqu'à la somme . de douze cent livres.

Deliberans MM. Le Maire, Moutton, Banraet, Beck, Bollonque, Stettamans,Carpentier, officiers municipaux, Dejumné, Cousin, Lefere, Legier, Vernaelde, Marhem, Cuvelier et Galle, et étoient signée Claeys, Vanderhuist Maire, Moutton, Defaireu, Th. Banraet, Beck, Bollonque, C. Q. Stellamans, J. B. Carpentier, P. Dejumné, P. A. Cousin, P. J. Lefere, M. Marhem, J. E. Cuvelier, J. W. Legier, L. Vernaelde, Pierre Galle et Olyve, Sec. GrefP*.

Collationné au susdit registre a été trouvé conforme.

Olyve, Sec. Greffe

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