SÉANCE DU 8 MARS
La séance est ouverte à 1 1 heures 1/2, dans la salle de li Bibliothèque Communale, sous la présidence de M. le DT G. Duriau, président.
Présences. Sont présents : MM. Bouchet, vice-président ; DrLancn\ bibliothécaire-archiviste ; M11" Decourtray, Dubois, Cninel ; MM. Baras, Beaufils, Bion, Bled, A. Boone, M. Boone. Bufquin, Cazenave, E. Collet, P. Collet, M. Coolen. Deconninck, S. Dreyfus, Dubuisson, Dutoict, Dr Duval. Fesquet, Geysen, Jokelson, Ladureau, Lecocq, Ch. Lefebbre, H. Lefebvre, C Lévi, sous-intendant Lévy, Marix, 1. Morel, Oury, Picard, Poulain, Rolland, Ruyssen, Simon. Verlomme, Gory, secrétaire.
Excusés : MM. E. Debacker et H. Terquem.
Procès-verbal. Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté
Condoléances. M. le Président fait part à l'assemblée du deuil qui vient de frapper MM. Dewailly et Vancauwenberghe ; au nor? de la Société Dunkerquoise il a envoyé à nos collègue éprouvés les sincères compliments de condoléances de -i Société.
Félicitations. M. le Président adresse au nom de la Société des félicitations à M. V. Dutoict qui vient d'être promu officier Réception d'Académie, puis il souhaite la bienvenue à M. Picard, c-
d'un nouveau . . .*/•• ± * j i e •* * * -•
membre, assiste pour la première fois aux séances de la Société ; :. exprime le vœu qu'il sera pour notre Compagnie un collaborateur précieux et dévoué.
PROCÈS-VERBAUX DES SÉANCES XXIII
M. le Président donne lecture de la correspondance qui Correspondance comprend, outre la correspondance administrative, des lettres de MM. G. Bollaert et Husson remerciant des condoléances qui leur ont été adressées ; l'annonce de la mise au concours pour le prix Raymond par la Société des Etudes historiques d'une Etude critique de la valeur documentaire d'un ouvrage de mémoires historiques, choisis parmi les plus importants, déjà publiés, et relatifs au xvinc ou au xixe siècle ; le programme du Centenaire de la Reconstitution de l'Académie des Sciences, Agriculture, Arts et Belles Lettres d'Aix. M. le Président invite les membres qui désireraient assister à cette solennité à bien vouloir se faire inscrire, puis dépose sur le bureau trois brochures de M. le M Don
* * • d ouvrages.
baron de Maered'Aertrycke ayant pour sujets: Emplacements et itinéraires de la Chevalerie française lors des mouvements offensifs du u juillet 1302 ; Bibliographie des batailles de Courtrai et de Roosebeke, et Recherches et fouilles dans la Flandre Occidentale en 1906. M. le Président rappelle la part active qu'a prise M. le baron de Maere d'Aertrycke au Congrès des Sciences historiques de 1907 ; des remerciements lui ont été envoyés par les soins de M. Gory, secrétaire général du Congrès, pour ces trois intéressantes brochures.
» M. le Président rend compte que le Bureau de la Société Legs Terquem. cDunkerquoise s'est réuni le 26 février 1908 pour arrêter un projet de règlement concernant le prix fondé par les héritiers de M. P. Terquem, et donne lecture du projet de règlement arrêté dans cette séance :
Séance du Bureau du 26 Février 1908 '
« La Société Dunkerquoise institue, avec les fonds donnés par les héritiers de M. Paul Terquem, membre fondateur
XXIT SOCIÉTÉ DUNKERQUOISE
. et président honoraire de la Société, un prix auquel sera affectée une somme annuelle de 75 fr. et qui prendra le nom de « Prix Paul Terquem ».
» Il aura pour but de récompenser un travail, soit de recherches personnelles, soit de vulgarisation dans Tordre des sciences pures ou appliquées (mathématiques, physiques, chimie, sciences naturelles).
» La Société entend récompenser sous le titre « vulgarisation » soit un ouvrage de vulgarisation présenté imprimé ou manuscrit, soit des cours et des conférences de vulgarisation faits à Dunkerque.
» Dans le cas où le prix n'aura pas été décerné à son échéance la Société se réserve de l'attribuer à une question de science mise au programme général des concours.
» Ce prix sera attribué pour la première fois en 1909 et ultérieurement tous les deux ans. Il pourra, en cas d'insuf- 6sance de candidats, être reporté à l'échéance suivante. Dans tous les cas, il est indivisible. Il ne pourra, en aucun cas, dépasser une valeur totale de éoo francs. S'il n'était pas distribué au moment où il atteint.ee chiffre, l'excédent annuel, soit 75 francs, serait distribué en prix aux meilleurs élèves des cours professionnels ayant pour objet l'enseignement des sciences appliquées, jusqu'à son attribution.
» La valeur annuelle du prix sera toujours déterminée par le montant total de la rente produite par les fonds donnés à la Société par les héritiers de M. Paul Terquem.
» Sous les restrictions précédentes, ce prix est soumis au règlement général des concours de la Société. »
conférences. M. le Président rappelle le succès obtenu par la conférence
PROCÈS-VERBAUX DES SÉANCES X XV
de M. Clément sur Stendhal et remercie notre collègue M. E. Bollaert qui a bien voulu prêter son concours pour l'audition musicale qui a suivi la conférence ; il adresse également des remerciements à M. Dasson ville qui avait gracieusement accepté de faire partie de notre orchestre, puis il annonce que dans peu de temps M. Demangeon, profes seur à la Faculté des Sciences de Lille, viendra faire une conférence sur Christophe Colomb.
MM. Vormus, conservateur des hypothèques, de David Elections. des Etangs, receveur principal des douanes, et Fuchs, chirurgien-dentiste, officier d'Académie, sont nommés membres titulaires résidants.
Sur la proposition de M. le Président, M. Dasson ville est nommé membre honoraire et M. Demangeon, membre correspondant.
Les candidatures de MM. Demolière, administrateur de Candidatures. la marine, Desticker, juge d'instruction et Delaeter, agent général d'assurances sont annoncées ; conformément au règlement, elles resteront affichées pendant un mois dans la salle des séances.
M. Lecocq donne lecture d'une nouvelle « Le Chapeau Lecture du Docteur » qu'il a dédiée à M. le Président. Ce récit plein de bonne humeur mêlée à une pointe d'émotion toute naturelle, décrit avec beaucoup d'attrait les mésaventures arrivées au chapeau d'un Docteur (le père du conteur) pendant la naissance d'un jeune rejeton qui regimbait à venir au monde.
M. le Président remercie M. Lecocq de l'humoristique et délicate lecture qu'il vient de faire, lecture qui a d'ailleurs été fréquemment interrompue par les applaudissements de l'Assemblée.»
ComdeUMCati°n ^' 'e ® ^Wl ^onne lecture de la 5 6 partie de la bataille u o Lévî. d'Hondschoote, qui traite spécialement du siège de Dunkerque.
Après avoir examiné le commandement et la composition de la garnison de Dùnkerque et celle du camp de Ghyvelde, M. le O Lévi montre la part prise par la marine dans l'organisation de la défense, tant sur les remparts que sur mer, et décrit l'esprit de la population ; il est heureux de constater que les Conseillers Municipaux de 1793, sans aucune exception, se montrèrent les dignes fils de Jean Bart. Aussi l'approvisionnement de la place en fourrages, grains, bétail, est-il relativement facile, de généreux citoyens faisant des dons volontaires de farine et de sucre, d'autres se prêtant de bonne grâce aux réquisitions de l'autorité militaire, d'autres enfin, prenant les provisions diverses restées dans les fermes de la zone investie, jusque sous le feu de l'ennemi.
Enfin appel est fait aux villes d' Ardres, Gravelines, Calais, Bourbourg qui envoient de fortes quantités de fourrages et autres denrées. Diverses mesures de sécurité intérieure sont prises et des dispositions pour la défense sont arrêtées ; peu après il est décidé de prende l'offensive et de nombreuses sorties sont faites du côté de Rosendaël. M. le C Lévi note de nombreux et fort intéressants épisodes du siège, la plupart fort curieux. Enfin le siège est levé, et profitant de l'expérience qu'il vient de faire, le commandant de place prend des mesures défensives dans le as d'un retour offensif des ennemis.
Après un échange d'observations entre MM. Boucher, Dr Lancry et le O Lévi, M. le Président félicite vivement
PROCES-VERBAUX DES SEANCES XXVII
M- le G Lévi du travail dont il a bien voulu donner lecture et qui a très souvent été applaudi ; il fait remarquer que l'ouvrage de notre collègue est la mise au point d'un travail publié en 1893 par la Société Dunktrquoise.
L'heure avancée ne permettant pas la lecture de la communication de M. le Dr Duriau, il est décidé de la renvoyer à la prochaine séance.
La séance est levée à une heure.
SOCIETE BUNKERQUOISE