II. — Concours de Diction. Jeunes gens
Enseignement secondaire, ire section : un prix ; 2e section : 4 prix, 4 mentions ; 3e section : 2 prix, 3 mentions.
Enseignement primaire, 2e section : 2 prix ; 3e section: 2 prix, une mention.
III. — Concours de Lecture expressive.Jeunes filles : ire section : 8 prix, 9 mentions ; 2e section : 7 prix, 10 mentions.
IV. — Concours de Diction: 2e section: 5 prix, 4 mentions. 3e section : 9 prix, 9 mentions.
V. — Concours de dialogue : Groupes: 6 prix, 4 mentions. Prix individuels : 14 prix, 9 mentions.
M. le Président remercie M. Geysen de l'intéressant rapport qu'il vient de lire, il est heureux de constater que des membres de l'enseignement primaire ont pris part aux travaux du jury et félicite M. Rolland qui a bien voulu faire la critique des concours de lecture et de diction ; au nom de la Société, il remercie et félicite de leur dévouement les membres du jury puis met aux voix les conclusions du rapporteur qui sont adoptées à l'unanimité.
M. le S$-Intl Lévy donne lecture d'un article paru dans Lecture de M. le un journal anglais et traduit par notre collègue M. Hutter. Uvy. Ce travail,écrit très probablement par un officier de l'armée anglaise, a trait à la guerre du Maroc.Après avoir décrit la composition des troupes françaises formant le corps expéditionnaire, l'auteur examine en détail chaque arme et rend hommage à la bonne tenue, à l'endurance et à la discipline
de la cavalerie et de l'infanterie tant française qu'indigcn. (spahis, goumiers, artilleurs, zouaves, légion étrangcrc. tirailleurs, etc.) Le service dé santé est également exceller::, son matériel, simple et ingénieux ; enfin, le rédacteur de l'article s'élève contre les critiques assez vives formulée* contre la discipline de l'armée du général Drude ; il reconnaît, cependant, que des actes individuels de pillage or: pu avoir lieu mais la répression a suivi de près l'offense. et bien rares ont été les cas où les officiers ont été oblige de sévir. Les commerçants anglais ont ren^u le plus grand hommage à la conduite de l'armée française à Casablanca : l'état-major du général Drude savait agir avec une fermer très douce et sa courtoisie était incomparable. En termiran:. l'auteur prévoit le développement du Maroc et l'exploitation de ses richesses naturelles erespère que grâce à la cpjix française » les Marocains jouiront de la même tranquîllirc et de la même prospérité que leurs cousins d'Algérie.
M. le Président remercie M. le sous-intendant Lévy Je cette lecture toute pleine d'actualité et qui a permis xù\ membres de la Société Dunkcrquoise de voir comment no:rc armée était jugée à l'étranger ; il prie M. le sous-intenJa: : Lévy d'être son interprète auprès de M. Hutter qui a bi.r. voulu traduire cet intéressant article pour les membres vie notre Société.
Lecture de M. M. E. Debacker donne lecture de son travail sur « La lecture en bas » faisant suite à sa communication insérée da;> le 46e volume des Mémoires. Notre collègue a eu la bon:::: de trouver dans une ferme des Moëres un livre lire en bas » les maladies et autres fléaux, mais écri: ou plutôt traduit en français. Ce n'est pas, cependant, une
le 46e vo fortif é ( « pofr lir
PROCES-VERBAUX DES SEANCES XXXVII
copie exacte du livre de « Guérit tout »> de bourbourg ; les formules sont en plus grand nombre dans le formulaire du guérissseur des Moëres ; son auteur a eu très certainement le premier entre les mains, il ne Ta pas copié servilement, mais a retenu les principales formules applicables aux cas les plus fréquents et a compilé un peu partout : certaines formules semblent d'ailleurs révéler, chez leur auteur, une certaine imagination. M. E. Debacker donne lecture de quelques formules curieuses et cite, en terminant, quelques exemples où le guérisseur a été appelé, par des parents trop crédules, à aider l'art du médecin.
M. le Président remercie vivement M. E. Debacker Remerciements, de son intéressante communication qui a été souvent interrompue par les applaudissements et cite, à l'appui des faits rapportés par M. E. Debacker, un curieux procédé de guérison des rhumatismes articulaires employé dans l'arrondissement d'Hazebrouck.
M. le Président donne lecture du procès-verbal de la ^ctJ?rc^de. M*
' le Dr Dunau.
séance extraordinaire du 8 octobre 1869, du Conseil Municipal de Dunkerque. Quelques années auparavant, M. A. Bruay avait fait à la Ville de Dunkerque un legs assez important, à condition d'établir, rue de Nieuport, dans la maison Morel, un hôpital destiné aux vieux marins,surveillé et contrôlé par la Marine. Après avoir écouté le rapport de M. G. Malo, rapporteur de la Commission chargée d'étudier cette question, le Conseil Municipal décida de repousser l'offre faite par M. A. Bruay, à cause des charges qui en seraient la conséquence.
M. le Président est vivement félicité par l'Assemblée d'avoir ajouté ce nouveau et précieux document à la
collection déjà importante qu'il a réunie sous le titre « Annales Dunkerquoises »> et qui donne à chaque instant des détails très précis et souvent curieux sur l'histoire de notre Ville.
L'ordre du jour étant épuisé, la séance est levée à 10 heures.
PROCÈS-VERBAUX DES SÉANCES XXXIX