SÉANCE DU 5 JUIN
La séance est ouverte à 8 heures 1/2 dans la salle de la Bibliothèque Communale, sous la présidence de M. E. Bouchet, vice- président.
Sont présents : MM. De hacker, vice-président ; H. Ter- Présences, quem, secrétaire-général ; Lanoire, bibliothécaire-archiviste-adjoint ; MI,e Crunel, MM. Beaufils, Bion, Bled, G. Bollaert, Bonnaire, A. Boone, M. Boone, Bufquin,Caroulle, Cazenave, de David des Etangs, Delaeter, Delon, Denquin, Desplanque, S. Dreyfus, Geysen, Dr Lancry, Lecocq, «
Ch. Lefebvre, H. Lefebvre, Lemaire-Bonpain, sous-intendant Lévy, Liénard, Poulain, Dr E. Reumaux, Rolland, Simon, Vormus, Wade ; Gory, secrétaire.
Excusé : M. le Dr Duriau.
Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté. Procès-verbal.
M. le Président annonce que tout récemment M. La- Condoléances. vergne a été cruellement éprouvé par le décès de sa mère, ainsi que M. le commandant Lévi qui vient d'avoir la douleur de perdre sa belle-mère ; des compliments de condoléances leur ont été adressés au nom de la Société Dunkerquoise.il annonce de même le décès de M.Lefrancq,de Valenciennes, qui s'intéressait fort à nos travaux ; des condoléances ont été adressées, au nom de la Société Dunkerquoisty à sa veuve ainsi qu'à son gendre, M. Jean Trystram.
Réception M. le Président souhaite la bienvenue à M. Delaeter qui
ii un nouveau *
membre. assiste pour la première fois aux séances de la Société Dunkerquoise ; il émet le vœu que M. Delaeter soit pour nous un collaborateur actif et dévoué.
correspondance. M. le Secrétaire-Général donne lecture de la correspondance qui comprend : une convocation pour la deuxième assemblée générale de la Fédération internationale des Sociétés théâtrales d'amateurs ; une convocation à rassemblée générale de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Gand ; le programme des concours organisés en 1908 par la Société industrielle du Nord de la France,et l'annonce de la publication d'une épigraphie médicale publiée par la Société Française d'Histoire et de Médecine.
Elections. M. E. Bonnet, juge suppléant au Tribunal de Commerce,
est élu membre titulaire résidant ; M. Sterckeman, agent général d'assurances, est élu membre titulaire non résidant.
Candidatures. Trois nouvelles candidatures, celle de M. Maeght, négociant, comme membre titulaire résidant,et celles de MM. Dorine, négociant, et Hubled, sont annoncées ; conformément au règlement, elles resteront affichées pendant un mois dans la salle des séances.
Lecture M. Lanoire donne lecture de son travail « Dans la
de M. Lanoire. . • i ^ ,*- vt u* • *
poussière du Greffe ». Notre collègue a extrait de curieux passages qui permettent de suivre l'évolution très intéressante de la loi pénale au moment de la grande époque révolutioniikire, du registre criminel de la seigneurie du château des Moëres en Flandre, ouvert le 22 juin 1771 et terminé ^'1789, du registre ouvert le 2 janvier 1791 pour enregistrer les jugements des procès criminels rendus dans le district de Bergues et enfin du registre ouvert le S
PROCÈS-VERBAUX DES SÉANCES XLI
janvier 1791 pour enregistrer les dénonciations en matière criminelle faites à l'accusateur public. On voit d'abord supprimer la procédure inquisitoriale qui ne donne aucune garantie à l'accusé qui n'a même pas de défenseur ; le législateur de 1789, avide de liberté, de vraie justice et d'égalité, renverse successivement tout cet odieux système. Il est facile de remarquer, dans les extraits des jugements recueillis par M. Lanoire, la mansuétude dont est animée la justice répressive ; les Droits de l'homme ont été lus ; les grands principes de la Révolution sont encore présents à toutes les mémoires et font craindre l'erreur judiciaire. Nombreux sont les acquittements, totalement inconnus auparavant, où l'accusé reconnu insuffisamment coupable pour être condamné, ou même innocent, était soigneusement conservé en prison jusqu'à ce que lui-même fût persuadé de sa culpabilité, à moins qu'il n'y fût oublié.
M. le Président remercie vivement M. Lanoire de son intéressante communication qui a été fréquemment interrompue par de nombreux applaudissements. M. le Président émet le vœu que M. Lanoire veuille bien continuer les recherches qu'il a commencées et donner encore à la Société Dunkerquoise quelques communications sur cet intéressant sujet.
M. Lecocq donne lecture de sa communication « Les Lecture Lanternes de la Saint-Martin ». Après avoir rappelé en quelques mots les origines de la curieuse coutume de la Saint-Martin que l'on retrouve d'ailleurs à Dijon, M. Lecocq étudie les moyens les plus pratiques pour construire à peu de frais une lanterne de papier pouvant présenter à la fois un caractère artistique et original ; le modèle le plus simple est un cube ; puis ce cube est placé de façon à reposer sur
un plan perpendiculaire à une de ses diagonales ; on peut ensuite le surmonter d'une pyramide à faces composées soit de triangles isocèles, soit de triangles équilatéraux; on arrive ainsi, par une suite de combinaisons, à fabriquer à peu de frais une lanterne assez originale. Mais, une fois la lanterne construite, il s'agit de la décorer ; là encore M. Lecocq donne de précieux conseils ; il y a d'abord le moyen le plus simple, qui consiste à dessiner au crayon ou à l'aquarelle des motifs quelconques sur les parois de la lanterne,ou bien le papier peut être remplacé par des verres de couleurs, ou même des verres présentant des dessins ; mais les plus beaux effets seront obtenus en ajourant les parois de la lanterne et en collant derrière des papiers transparents de diverses nuances; en combinant ces papiers, notre collègue fait défiler devant nos yeux une série d'études qu'il a bien voulu faire et qui ont montré tout le parti qui pourrait être tiré de ce genre de décoration.
M. le Président remercie et félicite M. Lecocq de sa très intéressante communication qui a été vivement applaudie par l'Assemblée.
L'heure avancée ns permettant pas la lecture de la communication de M. le Dr Duriau, il* est décidé de la renvoyer à la prochaine séance.
La séance est levée à 10 heures 1/4.
PROCES-VERBAUX DES SEANCES XL1II